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 Les hadiths ou en un terme plus approprié : La grande corruption de l'Islam

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Gold Kalam
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Gold Kalam


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Les hadiths ou en un terme plus approprié : La grande corruption de l'Islam Empty
07062021
MessageLes hadiths ou en un terme plus approprié : La grande corruption de l'Islam

Par Islam-Soumission

L'Islam (Soumission en français) est une religion ancienne, plus ancienne que le Prophète Mohammed. L'Islam (Soumission) a été fondé par Abraham. Voir le Coran : 22:78, 3:67-68 et 16:123. C'est à travers Abraham que toutes les pratiques de l'Islam ont été révélées, 2:127-128.

Le Prophète Mohammed fut un messager de Dieu et le dernier Prophète qui amena le dernier message, le Coran, au monde, 33:40.

Dieu a dit aux croyants que Son livre, le Coran, est complet, parfait et pleinement détaillé, voir 6:19, 6:38, 6:114 et 12:111. Dieu leur a rappelé que les mots ne Lui manquent pas et que s'Il le voulait Il aurait pu leur donner plus qu'un Coran, s'Il avait estimé ceci nécessaire, voir 18:109 et 31:27.

Dieu, le Connaisseur de toutes choses, le Conscient, sait qu'après la mort du Prophète Mohammed les gens inventeront des mensonges sur le prophète et appelleront ceci les Hadiths et la Sounna. Dieu, avant eux a utilisé le mot Hadith dans le Coran. Dieu a donné à Ses vrais croyants un bon départ avec le mot Hadith et leur a dit quel Hadith ils devaient accepter, UNIQUEMENT LE HADITH DE DIEU. Le mot Hadith a été utilisé plusieurs fois dans le Coran (environ 31 fois dans différentes formes, 18 d'entre eux avec le mot exact HADITH). Pas un seul des bons hadiths dans le Coran ne fait référence à ce que les Musulmans d'aujourd'hui croient être les Hadiths de Mohammed.
LE MOT HADITH DANS LE CORAN

Une analyse de l'utilisation du mot Hadith dans le Coran peut montrer à n'importe quel croyant que Dieu veut que nous ne suivions que Son Hadith, le Coran.

Voici un peu de ce que le Coran dit à propos des Hadiths. Les mots sont clairs mais ceux qui insistent à défier Dieu ne peuvent ni les voir ni les ressentir.

[Coran 7] N’ont-ils pas considéré le domaine des cieux et de la terre et toutes les choses que Dieu a créées ? Ne leur vient-il jamais à l’esprit que la fin de leur vie pourrait être proche ? En quel Hadith, à côté de ceci, croient-ils ?

[Coran 31] Parmi les gens, il y a ceux qui soutiennent des Hadiths sans fondement, et ainsi détournent d’autres du chemin de Dieu sans savoir, et le prennent à la légère. Ceux-ci ont encouru un châtiment humiliant.

[Coran 39] Dieu a révélé en ceci le meilleur Hadith ; un livre qui est cohérent, et montre les deux voies (vers le Paradis et l’Enfer). Les peaux de ceux qui révèrent leur Seigneur en frémissent, puis leurs peaux et leurs cœurs s’apaisent au message de Dieu. Telle est la guidance de Dieu ; Il en comble quiconque veut (être guidé). Quant à ceux qui sont égarés par Dieu, rien ne peut les guider.

[Coran 45]] Ce sont les révélations de Dieu que nous te récitons en vérité. En quel Hadith autre que Dieu et Ses révélations croient-ils ?

[Coran 52] Qu’ils produisent un HADITH comme ceci (Coran), s’ils sont véridiques.

[Coran 68] Donc, laisse-Moi m’occuper de ceux qui rejettent ce Hadith ; nous les bernerons d’où ils ne s’apercevront jamais.

[Coran 77] À quel HADITH, autre que celui-ci, se conforment-ils ?

Pourquoi Dieu a-t-Il permis ces soi-disant Hadiths ? La réponse est dans le verset suivant.

[Coran 6-113] Nous avons permis aux ennemis de chaque prophète – diables parmi les humains et les djinns – de s’inspirer des paroles FANTAISISTES, afin de tromper. Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Vous les ignorerez, eux et leurs FABRICATIONS. Ceci est pour laisser les esprits de ceux qui ne croient pas en l’Au-delà écouter de telles fabrications et les accepter, et ainsi exposer leurs réelles convictions.

Devons-nous croire ces paroles de Dieu concernant les hadiths ?!!

Si vous ne voulez pas, peut-être devriez-vous écouter ces deux versets :

[Coran 32] Qui est plus mauvais que celui à qui ces révélations de son Seigneur sont rappelées, puis persiste à les ignorer ? Nous punirons certainement les coupables.

[Coran 31] Et quand nos révélations sont récitées à l’un d’eux, il se détourne avec arrogance comme s’il ne les avait jamais entendues, comme si ses oreilles étaient sourdes. Promets-lui un châtiment douloureux.
LES HADITHS SONT-ILS DIVINS ??

Certaines personnes prétendent que "les Hadiths et la Sounna" sont des révélations divines. Evidemment, ils ne sont pas conscients que le critère pour les révélations divines est LA PARFAITE PRESERVATION. Parce que les soi-disant Hadiths et Sounna du Prophète ont été largement corrompus, ils ne peuvent jamais satisfaire au critère de la révélation divine. C'est un fait connu que la vaste majorité des Hadiths sont de fausses fabrications. Veuillez consulter la section sur "Le nombre de Hadiths". Après votre analyse de "Le nombre d'Hadiths" vous découvrirez que pas moins de 99% des hadiths allégués au Prophète étaient des mensonges et des fabrications. Ce n'est pas un chiffre que l'on doit ignorer concernant la préservation par Dieu de Ses révélations divines comme c'est déclaré en 15:9. "Absolument, nous avons révélé le rappel (Azekrra) (Coran), et absolument, nous le préserverons."

Encore en 41:41-42 " Ceux qui ont rejeté la preuve du Qoran lorsqu’elle leur est parvenue, ont aussi rejeté un Honorable livre. Le faux ne peut y entrer, dans le passé ou dans le futur ; une révélation du Plus Sage, le Digne de louanges". Voir combien de mensonges sont entrés dans les soi-disant livres de Hadiths (99%) ferait comprendre à n'importe quel Musulman sincère la raison pour laquelle ces livres ont été tant corrompus.

Un critère de plus pour la parole de Dieu est précisé en 4:82.

[Coran 4] ... S’il venait d’un autre que Dieu, ils y auraient trouvé de nombreuses contradictions.

N'importe quel lecteur des livres de Hadiths y trouvera tellement de contradictions pour faire de la conclusion ci-dessus une évidence, ils ne viennent pas de Dieu.

Le blasphème est évident lorsqu'ils prétendent que les Hadiths et la Sounna sont des révélations divines. Ne réalisent-ils pas que Dieu Tout-Puissant est capable de préserver Ses révélations ?

OUI, NOUS DEVONS OBEIR AU PROPHETE MOHAMMED. Dieu dans le Coran déclare clairement que d'obéir au Prophète c'est Lui obéir. Personne ne doit se considérer comme un vrai Musulman (Soumis en français) sans obéir et suivre le Prophète Mohammed. Lui obéir revient à suivre les paroles qui sont venues de sa bouche inspirées par Dieu, le Coran. Sans plus de détails, consultez par vous-mêmes les versets : 6:19, 50:45, 16:44, 16:64, 14:1, 6:155, 4:105, 18:27 etc. pour constater que le Coran est le seul message de Mohammed.

[Coran 6] Dis : « Le témoignage de qui est le plus grand ? » Dis : « De Dieu. Il est le témoin entre moi et vous que ce Qoran (et non avec ce Coran, les Hadiths et la Sounna) m’a été inspiré pour le prêcher à vous, et quiconque il atteint. En vérité, vous témoignez qu’il y a d’autres dieux à côté de Dieu. » Dis : « Je ne témoigne pas comme vous ; il n’y a qu’un seul dieu, et je désavoue votre idolâtrie. »

[Coran 50] ... rappelle avec ce Qoran (et non avec ce Coran, les Hadiths et la Sounna), ceux qui révèrent Mes avertissements.

Veuillez lire les autres versets mentionnés de vous-mêmes.

Quand le prophète Mohammed est mort, il n'a laissé qu'UN seul livre, le Coran.

Ceux qui suivent le Coran, suivent le Prophète Mohammed. Ceux qui suivent les Hadiths et la Sounna allégués ne suivent pas le Prophète mais suivent ceux qui ont écrit ces livres. Suivre quelqu'un d'autre que les commandements de Dieu dans le Coran, équivaut à de l'idolâtrie. L'idolâtrie est le seul péché impardonnable, si elle est maintenue jusqu'à la mort. Les bonnes intentions ne sont d'aucune aide, beaucoup d'idolâtres feront face à Dieu au Jour du Jugement sans réaliser ce qu'ils ont fait, leurs intentions ne les aideront pas à ce moment là, lisez de vous-mêmes 6:22-24.

Suivons le Prophète en suivant son message que Dieu appelle complet, parfait et qui contient les explications détaillées sur tout (12:111), le Glorieux Coran.
L'HISTOIRE SE REPETE-T-ELLE ??

Les Juifs, des centaines d'années après la mort de Moïse ont créé la Michna (Hadiths, dires) et la Gémara (Sounna, actes) et s'y conforment ainsi qu'aux lois qui s'y trouvent plutôt qu'a la TORAH (parole révélée par Dieu).

Dans la ville de Nicée 300 ans après la mort de Jésus, le concept de Trinité a été CREE et est maintenant la première source de la croyance chrétienne au mépris de la Bible qui préconise l'adoration de Dieu seul.

Les Musulmans 150-200 ans après la mort de Mohammed ONT CREE une autre source pour leur religion avec le Coran, "les Hadiths et la Sounna", faussement attribués au prophète Mohammed et au mépris du Coran. Aujourd'hui, la plupart des Musulmans ont rejeté le Coran en faveur des Hadiths et de la Sounna.

[Coran 5-66] Si seulement les gens de l’Écriture croyaient et menaient une vie droite, nous remettrions alors leurs péchés et les admettrions dans les jardins de la félicité. Si seulement ils se conformaient à la Torah, et à L’Évangile, et à ce qui leur est descendu en ceci de la part de leur Seigneur, ils seraient couverts de bénédictions d’au-dessus d’eux et de dessous leurs pieds. Certains d’entre eux sont droits, mais beaucoup d’entre eux sont des malfaisants.

(Pas de Michna, Gémara, Hadith, Sounna ou trinité dans ces versets.)
MOHAMMED INTERDIT L'ECRITURE DE HADITHS

Parce que Dieu sait que des croyants sincères seront perdus et se dirigeront vers les livres de Hadiths pour la guidance, Dieu a tenu a mettre suffisamment de signes pour ceux qui sont sincères afin qu'ils voient d'eux-mêmes que ces fabrications ne viennent pas de Dieu et sont au contraire une pratique idolâtre condamnée par Dieu et Son messager.

Les livres de Hadiths ont assez de textes pour conduire le croyant sincère à s'en tenir au Coran comme Dieu nous l'a ordonné. Nous n'avons pas besoin que la preuve vienne des livres de Hadiths, mais nous l'incluons ici pour montrer la façon dont Dieu a prévu d'exposer les mécréants et les hypocrites.

Ibn Saïd Al-Khoudry a rapporté que le messager de Dieu a dit :

"N'écrivez rien venant de moi EXCEPTE LE CORAN. Quiconque écrit quelque chose d'autre que le Coran doit l'effacer."

L'incident historique suivant s'est produit environ 30 ans après la mort du Prophète Mohammed et montre que le Prophète n'a jamais annulé son ordre de ne rien écrire d'autre que le Coran. Les livres de Hadiths cependant contenaient des Hadiths fabriqués, considérés par ces mêmes experts en Hadiths comme très faibles, essayant de dire que Mohammed a changé d'avis sur l'écriture des Hadiths. Les lecteurs de ce hadith qu'il faut suivre, alors que ceci n'est arrivé qu' environ 30 ans après la mort du Prophète, concluront d'eux-mêmes que le prophète Mohammed n'a jamais autorisé l'écriture de hadiths depuis le moment où il a dit à ses adeptes de n'écrire rien d'autre que le Coran.

De Ibn Hanbal :

Zayd Ibn Thabit (le rédacteur de la révélation le plus proche du Prophète) a visité le Calife Mou'awiya (plus de 30 ans après la mort du Prophète), et lui a raconté une histoire à propos du Prophète. Mou'awiya a aimé l'histoire et a ordonné a quelqu'un de l'écrire. Mais Zayd a dit :

"le messager de Dieu a ordonné de ne JAMAIS rien écrire de son hadith",

Dans le fameux livre Taqyid Al-Ilm :

Abou Hourayra a dit : "Le messager de Dieu a informé que certaines personnes écrivent ses hadiths". Il prit le pupitre de la mosquée et dit :

"Que sont ces livres dont j'ai entendu dire que vous écrivez ? Je ne suis rien qu'un être humain. Quiconque possède le moindre de ces écrits doit l'apporter ici.

Abou Hourayra a dit : "Nous les avons tous réuni et les avons mis au feu."

Ibn Hanbal dans son livre Musnad, raconte un hadith dans lequel Abdoullah Ibn Omar a dit : "Le messager de Dieu un jour est venu vers nous comme s'il allait nous quitter bientôt et dit" :

"Quand je vous quitterai (mourrait), tenez au livre de Dieu, interdisez ce qu'il interdit et acceptez comme halal ce qu'il rend halal."

Il n'a jamais mentionné la Sounna dans ce hadith.

A nouveau, dans le livre Taqyid Al-Ilm :

Abou Saïd Al-Khoudry a dit :
"J'ai demandé la permission d'écrire ses hadiths, mais il a refusé de me donner la permission."

Le pèlerinage d'adieu du Prophète Mohammed est une pierre angulaire dans l'histoire musulmane. Des milliers de Musulmans ont été témoins du dernier sermon fait par le Prophète durant ce pèlerinage. Il y a cependant TROIS versions à ce sermon dans le livre des Hadiths. Ceci reflète en soi le degré de corruption des livres des Hadiths car c'est le discours le plus connu du prophète Mohammed.

Première version :

"Je vous ai laissé ce qui si vous le soutenez, vous ne serez jamais dévoyez, le livre de Dieu et ma famille."
Muslim 44/4, Nu2408; Ibn Hanbal 4/366; darimi 23/1, nu 3319

Deuxième version :

" Je vous ai laissé ce qui si vous le soutenez, vous ne serez jamais dévoyez, le livre de Dieu et ma Sounna."
44/4, Nu2408; Ibn Hanbal 4/366; darimi 23/1, nu 3319

Troisième version :

" Je vous ai laissé ce qui si vous le soutenez, vous ne serez jamais dévoyez, le LIVRE DE DIEU."
Muwatta, 46/3

La première version est la version inventée par les Musulmans shiites.

La deuxième version est la version inventée par les Musulmans sunnites.

La troisième version est la version autant haïe par les Sunnites que par les Shiites. C'est la seule version qui est en accord avec l'assertion répétée dans le Coran que le message de Mohammed N'EST QUE CELUI DU CORAN. Beaucoup de Musulmans sunnites et shiites ne savent même pas que cette version du sermon existe. En réalité, ils ne veulent pas savoir, la vérité les blesse mais le feu de l'Enfer blesse encore plus.
HISTOIRE DE L'ECRITURE DES HADITHS

L'écriture et la documentation de la Souna est une part intéressante et importante de notre histoire Islamique. Dans tous ces détails, le lecteur de cette histoire peut trouver toutes les indications prouvant que Dieu a permis la corruption des soi-disant Hadiths et Sounna du Prophète Mohammed comme Il nous le dit en 6:112-113.

Dieu nous dit maintes fois dans le Coran que Son livre est complet, parfait et pleinement détaillé, voir : 6:19, 6:38, 6:114, 6:115; 50:45, 12:111 et s'Il le voulait Il nous donnerait des centaines de livres, et pas seulement un Coran, voir 18:109 et 31:27. Dieu savait que le Coran est suffisant et que ceux qui ne trouvent pas que le Coran est suffisant commettront l'idolâtrie en ayant des personnes comme Boukhary, Moslem, Ahmed et autres comme partenaires avec Dieu, érigeant les lois de cette grande et parfaite religion, voir 9:36, 12:40, 30:43.
LES HADITHS ET LES CALIFES GUIDES

Les quatre Califes guidés qui ont gouverné l'Oumma (nation) musulmane après la mort du Prophète Mohammed, ont respecté l'ordre du Prophète et ont interdit l'écriture et le recueil des Hadiths. Ils croyaient Dieu dans son livre et ont accepté le commandement du Prophète.

Abou Bakr au un moment n'était pas sûr s'il devait garder ce qu'il connaissait comme hadiths ou pas. Il avait recueilli 500 hadiths durant sa très longue relation de camaraderie avec le Prophète Mohammed, mais il n'a pas pu trouver le sommeil avant de les avoir brûlés. Omar Ibn Al-Khattab a insisté pour détruire les hadiths collectés par son fils Abdullah. L'histoire Islamique a mentionné l'histoire d'Omar Ibn Al-Khattab éloignant quatre compagnons du Prophète à cause de leur insistance à dire des hadiths, c'était Ibn Masoud, Abu Al-Dardaa, Abou Masoud Al-Anssary et Abou Tharr Al-Ghaffary. Omar a traité Abou Hourayra de menteur et l'a menacé de le renvoyé au Yémen d'où il était originaire s'il n'arrêtait pas de dire ces mensonges sur le Prophète Mohammed. Il a arrêté jusqu'à ce qu'Omar soit mort puis recommença.

Ali Ibn Abou Talib, le quatrième Calife dans un de ses discours a dit, "J'exhorte tous ceux qui ont écrit un hadith tiré du messager de Dieu de rentrer chez eux et de l'effacer. Les peuples avant vous ont été anéantis parce ce qu'ils ont suivi les hadiths de leurs savants et ont abandonné le livre de leur Seigneur." (Sunan Al-Daramy)
CALIFE OMAR IBN ABDOUL AZIZ, LE COMMENCEMENT DE LA FIN

Abou Hourayra a raconté plus d'Hadiths que n'importe qui d'autre y compris Abou Bakr, Omar, Ali et Aysha qui ont vécu avec le prophète toute leurs vies. En moins de deux années passées avec le prophète, Abou Hourayra a raconté plus d'Hadiths que tous les compagnons du prophète réunis. Il a raconté 5374 hadiths. Ibn Hanbal a cité 3848 de ses hadiths dans son livre. Les Califes guidés, Al-Khoulafaa Al-Rhashidoun, qui ont gouverné l'Oumma musulmane après la mort du Prophète Mohammed ont respecté le souhait du Prophète de n'écrire rien d'autre que le Coran et ont dénoncé la moindre tentative d'écrire les hadiths et la sounna. Leur exemple a été suivi pendant les deux premiers siècles après la mort du Prophète. A ce moment là, les mensonges sur le prophète Mohammed se sont répandus et les gens ont déserté le Coran pour chercher les hadiths, c'est le moment où le Calife Omar Abdel-Aziz a émis un ordre pour permettre l'écriture des Hadiths et de la Sounna pensant qu'il mettrait fin aux mensonges sur le Prophète Mohammed. Dans sa décision il a ignoré les commandements de Dieu dans le Coran et les enseignements du Prophète Mohammed et les exemples de ses prédécesseurs et l'objection de nombreux savants de son époque. Dès lors l'Islam s'est déplacé de la religion de Dieu, le Coran, vers les tristement célèbres Hadiths et Sounna qui étaient à l'origine interdit par Dieu et Son prophète. Dieu soit loué, Il a préservé et protégé Sa PARFAITE religion, l'Islam (Soumission en français) dans Son livre qu'Il a insisté à appeler le MEILLEUR HADITH.
LES PREMIERS ECRITS DES HADITHS

En ce qui concerne l'idée que les hadiths ont été écrits dès l'époque du Prophète, c'est historiquement correct mais le Prophète lui-même et ceux qui ont gouverné après lui ont condamné ces écrits et ont regardé ce qui écrivaient ces Hadiths avec mépris. Les livres de Hadiths mentionnèrent que le Prophète Mohammed a brûlé leS Hadiths collectés et était très en colère contre les gens qui faisait "un autre livre en plus du livre d'Allah". Il a aussi été rapporté qu'Abou Bakr et Omar Ibn Al-Khattab ont brûlé les recueils d'Hadiths.

Cette interdiction des hadiths a continué jusqu'à ce qu'Omar Ibn Abdel-Aziz ait permis l'écriture des hadiths et de la sounna, alors beaucoup de livres et (Kararees) sont apparus contenant des Hadiths, comme par exemple Ibn Greeg, Malik Ibn Anas, Mohammed Ibn Is'haq. Le plus fameux d'entre eux a été le livre de Malik Ibn Anas (al-Muwatta) qui contenait 500 hadiths. A la fin du deuxième siècle les livres connus comme (Musnad) sont apparus, par exemple le musnad d'Ahmed Ibn Hanbal qui contient environ 40 000 hadiths. Dans la première moitié du troisième siècle les fameux six livres de hadiths sont apparus et ce sont les livres utilisés par beaucoup des savants de nos jours. 1- Sahih Bukhary. 2- Sahih Moslem. 3- Sunan Abu Daoud. 4-Sunan Al-Termethy. 5-Sunan Al-Nesaay. 6- Sunan Ibn Mageh.

Dans ces livres une nouvelle religion a été écrite qui a pris le pas sur le Coran bien qu'ils disent le contraire. En écrivant ces livres, les auteurs ne se sont pas souciés de savoir si les hadiths qu'ils écrivaient contredisaient le Coran ou d'autres hadiths ou le bon sens. En réalité, ils ont accompli la promesse de Dieu en 6:112-113.

[Coran 6-113] Nous avons permis aux ennemis de chaque prophète - diables parmi les humains et les djinns - de s'inspirer des paroles fantaisistes (ex. : HADITHS & SOUNNA), afin de tromper. Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l'auraient pas fait. Vous les ignorerez, eux et leurs fabrications. Ceci est pour laisser les esprits de ceux qui ne croient pas en l'Au-delà écouter de telles fabrications et les accepter, et ainsi exposer leurs réelles convictions.
COMBIEN D'HADITHS ?

Le nombre de hadiths collectés et attribués au Prophète Mohammed se compte par centaines de milliers, jusqu'à 700 000. Pas moins de 99% de tous ces centaines de milliers d'hadiths sont de simples mensonges et fabrications et ont été rejetés par les premiers savants musulmans qui pensaient qu'ils pouvaient découvrir lesquels hadiths étaient authentiques et lesquels ne l'étaient pas. Observons certains de ces collecteurs d'hadiths et ce qu'ils ont collectés.

Malik Ibn Anas a collecté environ 500 hadiths dans son fameux livre, "Al-Muwatta"

Ahmed Ibn Hanbal a collecté environ 40 000 hadiths dans son fameux livre "Musnad". Il a choisi ces 40 000 hadiths à partir de 700 000 hadiths. En d'autres termes 660 000 hadiths étaient des suppositions, des mensonges et/ou des fabrications et les autres peuvent êtres authentiques. Ce qui fait 94% de mensonges et de fabrications.

Bukhary a collecté environ 600 000 hadiths et en a acceptés 7275 hadiths et en a considéré 592 725 comme étant des hadiths supposés, mensonges et/ou fabrications, ce qui fait presque 99% de ce qu'il a collecté.

Moslem a collecté 300 000 hadiths et en a accepté seulement 4000 et en a refusé environ 296 000 ce qui fait presque 99% de ces hadiths collectés.

Ceci vous donnera une idée du degré de corruption qui a pénétré ou a essayé de pénétrer l'Islam par la porte dérobée. Maintenant nous devrions comprendre pourquoi Dieu a promis de préserver, protéger et sauvegarder Son livre, le SEUL hadith authentique, le MEILLEUR HADITH, le Coran. AUCUNE garantie de ce genre n'a été offerte aux fabrications et aux mensonges des fabricateurs et des menteurs qui ont essayé d'améliorer le livre de Dieu et ont appelé le Coran incomplet, non détaillé et imparfait et ont prétendu que le Coran a besoin de la clarification d'un autre livre.
ABOU HOURAYRA ET TANT DE MENSONGES

Abou Hourayra est venu du Yemen dans la septième année de l'hégire et s'est converti à l'Islam. Il est resté en compagnie du Prophète moins de deux années. Il a raconté plus de 5000 hadiths, en fait 5374, à partir de ce compagnonnage de moins de deux ans, (comparez ceci avec les hadiths relativement peu nombreux relaté par Aysha, Abou Bakr ou Omar par exemple, après un très long compagnonnage avec le Prophète). La plupart de ses hadiths rapportés sont appelés "hadiths aahad", c'est-à-dire les hadiths dont une seule personne a été témoins, cette personne était Abou Hourayra lui-même. Certains des compagnons du Prophète (Sahaba) et Aysha, la femme du Prophète, l'ont accusé d'être un menteur, racontant des mensonges sur les prophètes juste pour inventer des hadiths et acquérir un statut. Omar Ibn Al-Khattab, le second Calife guidé a menacé Abou Hourayra de l'exiler s'il n'arrêtait pas de dire des hadiths sur Mohammed, il a arrêté jusqu'à l'assassinat d'Omar, puis a recommencé. Il a continué à raconté des hadiths pour faire plaisir au Calife des Musulmans d'alors, notamment à l'époque où il vivait au Palais Royal de Mu'awiya en Syrie. Abou Hourayra a raconté à son auditoire qu'il leur racontait des hadiths qu'il n'avait jamais mentionnés lorsqu'Omar était vivant, sinon il aurait eu plusieurs coups de fouet.

Les récits d'Abou Hourayra sont douteux car dans certains cas il prétend avoir été présent où il n'était en fait pas présent pour des raisons indéniables.

Par exemple, il a dit : J'ai fait appel à Roqayya, la fille du Saint Prophète (S.A.), la femme d'Ousmane alors qu'elle tenait un peigne dans sa main. Elle a dit :
"Le Prophète d'Allah (S.A.) vient juste de me quitter, après que je lui ai peigné les cheveux. Il a dit : "Comment trouves-tu Abou Abdallah (c-à-d Ousmane)" (sic). J'ai dit : "Bien" Il a dit : "Fais-lui honneur car parmi tous mes compagnons il est celui qui me ressemble le plus concernant les moeurs".

Hakim a relaté cette tradition dans son Moustadrak, volume 2, page 48 avec l'observation que les sources de cette tradition sont correctes mais son texte est invraisemblable parce que Roqayya est morte trois après l'hégire au moment de la bataille de Badr tandis qu'Abou Hourayra a accepté l'Islam après la victoire de Khyber au 7ème siècle A.H. La même remarque a été faite par Zahabi dans Talkis-ul-Moustadrak au sujet de cette tradition. (Abu Huraira, Syed Abdul Husai Sharafuddin Mossvi, p. 89, Peermahomed Ibrahim Trust)

Abou Jaafar Al Iskafy a mentionné que le Calife Mu'awiya a choisi certaines personnes, notamment Abou Hourayra pour raconter des histoires inventées au sujet d'Ali Ibn Abou Talib, le cousin du Prophète, pour le rabaisser. Abou Hourayra vivait dans le Palais Royal de Mu'awiya à ce moment là et était à son service, notamment en servant ses idées politiques. Il a produit des hadiths qui avilissaient et insultaient Ali Ibn Abou Talib et le mettaient dans une position inférieure à celle d'Abou Bakr, Omar et Outhman, seulement pour le plaisir de Mu'awiya.

Durant la gouvernance de Mu'awiya beaucoup d'hadiths, avec l'aide d'Abou Hourayra, ont été inventés soutenant l'idée que l'on doit obéir à l'Imam ou au Calife tout comme à Dieu ou au messager, contredisant la règle du Coran que toutes les affaires doivent être démocratiques à travers la consultation. (N'oubliez pas qu'Abou Hourayra vivait au Palais Royal à cette époque).

Beaucoup d'hadiths qui ont été racontés par Abou Hourayra contredisent d'autres hadiths, notamment ses propres hadiths relatés et les hadiths d'autres personnes et contredisent le Coran et contredisent le bon sens.

Abou Hourayra a raconté des hadiths d'après Kaab Al Ahbar, qui était un Juif converti qui a essayé d'expliquer le Coran en utilisant les livres corrompus des Juifs. Il a produit certains des hadiths les plus choquants en total contradiction avec le Coran, tirés à partir des histoires fausses de la Torah.

Les historiens islamiques ont raconté l'histoire d'Abou Hourayra qui est devenu très riche en deux ans, après qu'il lui a été donné la gouvernance de Bahreïn, alors Omar le rappela et lui dit : "Toi, ennemi d'Allah, tu vole l'argent d'Allah. Je t'ai fait Emir de Bahreïn quand tu n'avais même pas une paire de chaussures. D'où as-tu obtenu tout cet argent (400 000 Dirhams)?? L'histoire indique qu'Omar lui pris 10 000 Dirham. (Abou Hourayra n'a reconnu que 20 000 Dirhams)

Abou Hourayra a été celui qui a été accusé le plus de fabriquer des hadiths. Aysha, la femme du Prophète l'a accusé de dire des histoires imprécises et incomplètes et de fabriquer des hadiths qu'elle n'a jamais entendus dire du prophète. Abou Hourayra est bien connu pour ses préjugés contre les femmes et les chiens. Il a produit certains des hadiths les plus insultants envers les femmes musulmanes et des hadiths qui appellent au meurtre de chiens. Si nous appliquons le critère strict, prétendu être utilisé par les savants comme Bukhary et Moslem, pour accepter ceux qui relatent des hadiths, Abou Hourayra serait le premier à échouer au test et ses hadiths seraient les premiers à être comptés parmi les fabrications.
AYSHA ET ABOU HOURAYRA, LES CHANCES DE GAGNER

Dans le fameux livre " Taa'oueel Mukhtalaf Alhadith" par Ibn Qutaiba Al-Dinory, se trouve l'histoire d'Aysha (la femme du Prophète) disant à Abou Hourayra : "Tu racontes des hadiths au sujet du prophète Mohammed que je n'ai jamais entendu de lui". Il a répondu (comme Boukhary l'a rapporté) : "Toi (Aysha) ! Tu étais occupée par ton miroir et ton maquillage". Elle (Aysha) lui a répondu : "C'est toi qui étais occupé par ton estomac et ta faim. Tu étais préoccupé par ta faim, tu courais derrière les gens dans les ruelles leur mendiant de la nourriture et ils t'évitaient et fuyaient ton chemin, et finalement tu revenais et t'évanouissais devant ma chambre et les gens pensaient que tu étais fou et t'enjambaient."

Dans un commentaire sur un des envois dans la section Islam sur AOL, un homme a fourni spontanément ces informations au sujet du nombre de Hadiths collectés par Abou Hourayra en comparaison à Aysha, Abou Bakr, Omar et Ali.

Tiré d'un livre intitulé "Hadith Literature: It's Origin, Development, & Special Features par Muhammed Zubayr Siddiqui" :

1. Abou Hourayra 5374
4. Aysha Oumm al-Mouminin 2210
10. Omar Ibn al-Khattab 537
11. Ali Ibn Abi Talib 536
31. Abou Bakr al-Siddiq 142

Le premier chiffre indique le classement . et le second indique le nombre de Hadiths (dires) donnés.

Comparez le nombre d'hadiths donnés par Abou Bakr avec celui d'Abou Hourayra tout en gardant à l'esprit qu'Abou Bakr a accompagné le Prophète pendant environ 23 ans, tandis qu'Abou Hourayra a accompagné le Prophète pendant moins de 2 ans.
SAHIH BOUKHARY, L'EXEMPLE DE CORRUPTION

Beaucoup de Musulmans parlent généralement des recueils de Hadiths avec un respect qui égale et parfois dépasse celui du Coran. Alors que le Coran ne laisse aucun doute quant à savoir où Dieu veut que nous cherchions la guidance et le bonheur parfait, ceux qui ne croient pas Dieu à travers Ses propres paroles trouvent généralement dans les hadiths et la Sounna un refuge qui a été condamné par le Coran à maintes reprises.

L'Imam Al-Boukhary ou Boukhary en abrégé, n'est qu'un savant parmi d'autres qui a décidé de collecter les Hadiths et la Sounna malgré l'interdiction claire du Prophète Mohammed lui-même et de tous les Califes qui l'ont suivi de ne collecter et de n'écrire rien d'autre que le Coran.

Beaucoup de Musulmans d'aujourd'hui considère Boukhary avec un respect qu'il n'a pas mérité ou gagné. Son élévation jusqu'à la sainteté par les Musulmans et les savants qui sont venus après lui ont fait de ses livres de Hadiths et Sounna un second Coran.

Tandis que le Christianisme moderne est le produit de l'hallucination et de la corruption de Paul, l'Islam Sunnite traditionnel tel qu'il est pratiqué aujourd'hui, est le produit de la corruption de la vraie religion de l'Islam par des gens comme Boukhary.

Aussitôt que les Musulmans ont déserté le Coran en faveur des livres de Hadiths et de la Sounna, leur vrai Islam a été corrompu au-delà des limites de la foi et leur pratique de l'Islam actuelle n'est que le reflet de l'Islam des savants comme Boukhary, Moslem, Nesaay, Termethy, Abou-Daoud . et n'est pas le reflet de l'Islam (Soumission en français) qui nous a été présenté par le Prophète Mohammed.

Tandis que ceux qui défendent Boukhary le loue pour sa méthode lors du recueil des hadiths pour son livre connu comme "Sahih Al-Boukhary". Ceci ne reflète que leur ignorance de ce que Boukhary a en réalité collecté dans son livre.

Non seulement Boukhary a rompu les règles qu'il a prétendu utilisé pour s'assurer de l'authenticité des hadiths mais ses sentiments personnels, ses alliances politiques et sa haine de personne comme Ali Ibn Abou Talib ont affecté ses choix dans les hadiths à inscrire dans son livre et les hadiths à refuser. Il a fait moins attention au contenu des hadiths eux-mêmes. Il a inscrit beaucoup de hadiths qui contredisent le Coran, contredisent d'autres hadiths, contredisent le bon sens, insultent Dieu, insultent le Prophète, insultent les femmes du Prophète et sa famille. La position que Boukhary a prise concernant Ali Ibn Abou Talib par rapport à sa position envers Mou'awiya n'est que le reflet de la corruption politique de Boukhary et son parti-pris lorsqu'il a répertorié des Hadiths qui ont dénigré Ali en faisant de son ennemi déterminé Mou'awiya, un homme pure et droit malgré le fait qu'il soit connu pour sa corruption et son mépris des lois Islamiques simples. Boukhary a relaté de nombreux hadiths dans son livre que le public nomme "Sahih" " (Authentique) pour des gens qui étaient considérés comme menteurs, corrompus et peu fiable. Les savants musulmans qui sont venu après eux ont eu peur de montrer la vérité et les défauts de Boukhary et des autres experts des hadiths et de la Sounna comme lui. Comme simple exemple, dans son fameux livre "Al-Moustadrek", l'auteur déclare que Boukhary a inscrit des hadiths pris de 434 personnes qui n'ont pas été considéré par Moslem comme des personnes dignes de confiance pour son livre "Sahih Moslem". D'un autre coté Moslem a accepté pour son livre 625 personnes relatant des Hadiths qui ont été refusés par Boukhary.

La corruption de l'Islam par les hadiths et la Sounna a commencé immédiatement durant la vie du Prophète et aussitôt après sa mort. Ce recueil des soi-disant Hadiths et Sounna a été condamné par Dieu, le Prophète et les Sahabas (compagnons du Prophète). Cet agissement a atteint son apogée à la fin du deuxième siècle de l'Hégire lorsque les six fameux livres (références) de Hadiths ont été écrits.

Dieu Tout-Puissant a prédit cette corruption et nous a dit en 6:112-113 pourquoi Il a permis que cette corruption se produise et nous a aussi dit à l'avance que le messager se plaindra auprès de Lui au jour du jugement de l'ABANDON DU CORAN par les Musulmans (pas l'abandon des hadiths et de la sounna). Voir 25:30
BOUKHARY ET LES SAHABA, UNE CORRUPTION CLAIRE

Beaucoup de frères et sours musulmans parlent des compagnons (Sahaba) du Prophète Mohammed comme s'ils étaient d'une espèce ou d'une race différente des gens. Ils font d'eux des êtres parfaits qui ne peuvent pas commettre d'erreurs. Ils les rendent digne d'un respect et d'un amour que seul le Prophète Mohammed a mérité pour ce qu'il était, le messager de Dieu et le dernier Prophète. Alors que nous pouvons attester que de nombreuses personnes défendent les Sahaba (compagnons) du Prophète sans tenir compte de ce qu'ils ont fait, beaucoup d'entre eux en fait ne savent pas ce que le mot Sahaba signifie ou comment il a été ou doit être utilisé.

Celui qui étudie l'histoire musulmane sera interloqué de connaitre les différentes définitions du mot Sahaba (compagnon) du Prophète. Connaitre une telle définition va faire qu'il nous sera plus facile de parler de notre histoire, de notre religion et de nos livres.

En général les savants musulmans ne sont pas d'accord sur la définition de qui doit être compté comme un des Sahaba (compagnons) du Prophète ?!! Etudier ces définitions nous éclairera sur la position de nombreuses personnes telles que l'Imam Al-Boukhary qui a utilisé sa définition du mot Sahaba pour accepter de nombreux hadiths faux et fabriqués qui ont été inclus dans son livre, Sahih Al-Boukhary. Voici les définitions envisagées par les savants Musulmans :

1. La définition de l'Imam Al-Boukhary :

Boukhary a défini le sahaby (singulier de sahaba) comme celui qui était en compagnie du prophète Mohammed ou simplement l'a VU. Ibn Hanbal, qui a dans son propre livre collecté plus d'hadiths que Boukhary, a accepté cette définition et l'a clarifiée en disant : "Le sahaby est celui qui a accompagné le Prophète pendant un an, un mois, un jour ou même une heure ou encore l'a simplement vu."

2. La définition d'Abdoullah Ibn Omar Ibn Al-Khattab :

"Quiconque a vu le prophète Mohammed même pendant une heure à partir du moment où il a atteint la puberté et est reconnu comme un Musulman qui a compris sa religion et l'a accepté".

Selon cette définition tous les enfants (qui n'ont pas atteint la puberté) qui ont vu le Prophète Mohammed ne peuvent pas être compté comme sahaba.

3. La definition d'Al-Tabaiy Said Ibn Al-Musib :

"Seuls ceux qui ont accompagné le Prophète Mohammed pendant un an ou deux et ont combattu avec lui dans une bataille ou deux doit être considéré comme sahaba." C'est une définition acceptée et encouragée par l'Imam Al-Ghazali.

Des trois définitions ci-dessus, n'importe quel Musulman sincère et guidé peut ressentir la corruption et la confusion de Boukhary, la raison pour laquelle il a voulu obtenir tous ces hadiths corrompus contenus dans son livre. A partir de ces hadiths corrompus, les Musulmans après Boukhary ont changé leur religion de la religion du Prophète Mohammed (le Coran) vers la religion de Boukhary et ses préférences (les hadiths et la sounna fabriqués). Etudions la définition de Boukhary et réfléchissons sur sa corruption :

1. Sa définition qui est que quiconque a vu le prophète est un sahaby n'a aucun fondement dans le Coran ou même dans l'histoire islamique rapportée par les autres Musulmans du début de la vie du Prophète et ses compagnons.

Le Coran est plein d'histoires des hypocrites et des scélérats de Médine où le Prophète a vécu qui ont vu le prophète et ont écouté son message et ses cérémonies et qui ne peuvent pas être considérés comme ses sahaba (compagnons) comme Boukhary l'a fait : " Parmi les Arabes autour de vous, il y a des hypocrites. Aussi, parmi les habitants de la ville, il y a ceux qui sont accoutumés à l'hypocrisie ." 9:101. Et en 63:1 : " Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent : « Nous témoignons que tu es le messager de Dieu. » Dieu sait que tu es Son messager, et Dieu témoigne que les hypocrites sont des menteurs." Et en 33:60 " À moins que les hypocrites, et ceux avec une maladie dans leurs cours, et les vicieux menteurs de la cité (Médine) ne s'abstiennent (de te persécuter), nous t'accorderons sûrement le dessus, puis ils seront contraints de partir dans un court laps de temps."

Tous ces hypocrites et scélérats ont vu le Prophète Mohammed et l'ont écouté. Ils sont selon la définition de l'Imam Al-Boukhary des SAHABA. Sa définition corrompu du mot sahaba un joué sans aucun doute un rôle dans le recueil des hadiths à partir de ce genre de FAUX sahaba.

2. Une fois encore la corruption de Boukhary apparait dans le fait qu'il accepte les enfants qui ont vu le prophète comme sahaba, et il a accepté leur récit de hadiths en dépit du fait qu'ils étaient trop petits pour se rendre compte de ce qui se passait à l'époque. Boukhary détenait beaucoup d'hadiths raconté par Abdoullah Ibn Abbas qui était un jeune enfant durant la vie du Prophète. Il n'a jamais été décrit comme accompagnant le Prophète en tant que Sahaba, mais Boukhary en a fait un. D'autres exemples d'enfants qui ont raconté des hadiths et qui ont été acceptés par Boukhary Al-Nuaman Ibn Bashir (8 ans), Mahmoud Ibn Al-Rabi (5 ans), Abdullah Ibn Al-Zubir (9 ans), Al-Hussein Ibn Ali (7 ans), Al-Hassan Ibn Ali (8 ans), Omar Ibn Aby Muslima ( 9 ans) etc. Qui accepterait de recevoir sa religion de ces enfants ??!!!!!

3. Parce que Boukhary s'est associé aux Abbassides et qu'il était politiquement contre les partisans d'Ali Ibn Abou-Talib, il consacra dans son livre de nombreuses pages aux hadiths d'Abdallah Ibn Abbas, le grand père des Abbassides avec qui Boukhary s'est associé. Nous constatons là une influence politique sur ce que les hadiths ont répertorié et sur ce qu'ils ont omis (ceux louant Ali Ibn Abou-Talib). Certains de ces hadiths racontés par Ibn Abbas contredisent les lois du Coran, par exemple les lois de l'héritage. Attester de la corruption politique de Boukhary dans le report des hadiths qui servaient ses idées et satisfaisaient ses maîtres (les Abbassides en l'occurrence) c'est attesté de mise en ouvre de la corruption que Dieu a décrit en 6:112-113.

4. La position que Boukhary a prise en élevant des gens qui étaient des hypocrites et des scélérats au rang de sahaba à travers sa définition corrompue ne fit rien d'autre que de corrompre le livre qu'il a appelé SAHIH (authentique). Son mépris personnel envers le VRAI SAHABY (compagnon) du Prophète, Ali Ibn Abou Talib ne reflète que son égarement et sa contre-performance.

Ceux qui ont refusé de croire Dieu et d'accepter Son affirmation que le Coran est COMPLET, PARFAIT ET PLEINEMENT DETAILLE chuteront vers les faux seigneurs de la religion qui ont décidé d'améliorer le livre de Dieu et de le compléter en collectant toutes sortes de mensonges et de fabrications et de les mettre dans un livre et de prétendre qu'ils viennent du Prophète. Ceux qui cherchent à "obéir au messager" et à suivre les pas du Prophète ne peuvent le faire qu'en suivant le livre qui n'a jamais été fabriqué et qui nous a été donné sans doute possible par Dieu à travers Son prophète, le Coran. Ceux qui cherchent à suivre le Prophète en suivant Boukhary et ses préférences ne suivent que Boukhary et ses préférences et le messager se plaindra d'eux auprès de Dieu au jour du jugement parce qu'ils ont abandonné le CORAN. Voir 25:30


Dernière édition par Golden Kalam le Ven 17 Fév - 22:07, édité 2 fois
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Les hadiths ou en un terme plus approprié : La grande corruption de l'Islam :: Commentaires

Gold Kalam
Le Coran, Les hadiths, et L'Islam
Message Lun 7 Juin - 12:08 par Gold Kalam
Par Rashad Khalifa.

Inspirée du livre « Le Coran, les Hadiths et l'Islam » du Dr Rashad Khalifa traduit par www.icsfrance.org (site qui n'existe plus, voir : www.islam-soumission.org) en français

Versets du Coran traduits à partir de la traduction anglaise du Dr Rashad Khalifa « Quran : The Final Testament »
Pas de salut sans obéir au messager

Coran, sourate Al-Nour (no 24), verset 56 :

Vous devez observez les Prières de Contact (Salat) et donner la charité obligatoire (Zakat), et obéissez au messager, afin que vous atteigniez la miséricorde.

Voir aussi Coran 3:31-32 et 72:23
Où sont les Hadiths (paroles) et la Sunna (actions) de Mohammed ?

Coran, sourate Al-Haaqqah (no 69), verset 40 :

Ceci (le Coran) est la parole d'un honorable messager.

Les seuls enseignements du prophète Mohammed sont dans le Coran. Coran, même sourate (no 69), versets 44-47 :

S'ILAVAITPRONONCÉQUELQUEAUTRE

ENSEIGNEMENT.

Nous l'aurions puni.

Nous aurions arrêté (de faire descendre) les révélations sur lui.

Nul d'entre vous n'aurait pu l'aider.
Où sont les Hadiths et la Sunna de Mohammed ? (2)

Le prophète Mohammed n'avait pas le droit de suivre autre chose à coté du Coran, et il n'a pas fabriqué quelque chose d'autre non plus. Coran, sourate Bani Israïl (no 17), verset 73 :

Ils t'ont presque fait dévier des révélations que nous t'avons données. Ils voulaient que tu fabriques quelque chose d'autre, afin de te considérer comme un ami.

Coran, même sourate (no 17), verset 75 :

Si tu avais fait cela, nous aurions doublé le châtiment pour toi dans cette vie et après la mort, et tu n'aurais trouvé personne pour t'aider contre nous.
Où sont les Hadiths et la Sunna de Mohammed ? (3)

Coran, sourate Al-Anbiya' (no 21), versets 26-27 :

(...) Tous (les messagers) sont (Ses) serviteurs honorés.

Ils ne parlent jamais d'eux-mêmes et ils suivent STRICTEMENT Ses commandements.

Donc si on veut obéir au prophète Mohammed (et ainsi obéir à Dieu), il faut obéir au Coran, tout le Coran et rien d'autre que le Coran.

Étant donné que le prophète n'avait pas le droit de suivre quoi que ce soit en plus du Coran, sa Sunna est la stricte application des commandements de Dieu dans le Coran.
Mohammed n'a pas expliqué le Coran

Dans le Coran, Dieu a formellement interdit à Mohammed d'expliquer le Coran. Coran, sourate Al-Qiyaamah (no 75), versets 16-19 :

Ne remue pas ta langue pour le hâter.

C'est nous qui le rassemblerons en Coran.

Une fois que nous le récitons, tu dois suivre un tel Coran.

Ensuite, c'est NOUS QUI L'EXPLIQUERONS.
« Oui, mais la sagesse que Dieu a fait descendre sur Mohammed c'est les Hadiths. »

C'est faux ! C'est une interprétation détournée du verset qui suit. Coran, sourate Al-Jumu'ah (no 62), verset 2 :

Il est Celui qui a envoyé aux gentils un messager parmi eux pour leur réciter Ses révélations, les purifier et leur enseigner l'Ecriture et la sagesse. (...)

Ce verset ne dit pas que la sagesse que le prophète Mohammed a enseigné représente d'autres paroles (Hadiths) que la parole de Dieu – le Coran.
« Oui, mais la sagesse que Dieu a fait descendre sur Mohammed c'est les Hadiths. » (2)

Au contraire, c'est les paroles de Dieu qui enseignent la sagesse. Coran, sourate Y.S. (no 36), verset 2 :

Et le Coran qui est PLEIN DE SAGESSE.

Coran, sourate Al-Ahzab (no 33), verset 34 :

Rappelez-vous ce qui est récité dans vos maisons des révélations de DIEU et LA SAGESSE QUI Y EST INHÉRENTE. DIEU est Sublime, Conscient.

Coran, sourate Al-Dukhan (n0 44), verset 4 :

En ceci (l'Ecriture), TOUTES LES QUESTIONS de la sagesse sont clarifiées.
Quelques faits importants à connaitre au sujet des Hadiths

Personne n'a jamais écrit de Hadiths du temps du prophète Mohammed. Le seul Hadith qui date de ce temps est le Coran.

Le premier livre de Hadiths est celui de Bukhary, et ce dernier est né 200 après le départ de ce monde du prophète Mohammed.

On peut en conclure que les Hadiths sont les paroles d'hommes et de femmes qui n'ont jamais vu le prophète ; en fait, même les parents de leurs grands-parents n'ont jamais vu le prophète ! Donc, si on suit les Hadiths, en vérité, on suit toutes ces personnes et pas le prophète Mohammed.
UN DIEU / UNE SOURCE

Dieu ordonne clairement dans le Coran (et cela à plusieurs reprises) aux croyants de ne suivre qu'une seule source : le Coran – le seul Hadith acceptable – et

RIEN D'AUTRE !

Coran, sourate Al-An'am (no 6), verset 114-115 :

Devrais-je suivre autre que DIEU comme source de loi, alors qu'Il vous a révéléce livre pleinement détaillé ? (...)

La parole de ton Seigneur est COMPLÈTE EN VÉRITÉ ET EN JUSTICE. Rien ne doit abroger Ses paroles. Il est Celui qui entend, l'Omniscient.
UN DIEU / UNE SOURCE (2)

Coran, sourate Al-Kahf (no 18), verset 27 :

Tu dois réciter ce qui t'es révélé de l'Ecriture de ton Seigneur. Rien ne doit abroger Ses paroles et TU NE DOIS

TROUVER AUCUNE SOURCE À COTÉ DE CELLE-CI.

Coran, sourate Al-Zumar (no 39), verset 29 :

DIEU cite l’exemple d’un homme qui traite avec des partenaires qui se disputent(Hadiths), comparé à un homme qui traite AVEC UNE SEULE SOURCE COHÉRENTE (Coran). Sont-ils les mêmes ? Que DIEU soit loué ! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
UN DIEU / UNE SOURCE (3)

Qui sont ceux qui veulent suivre d'autres Hadiths que le Coran malgré les injonctions de Dieu ?

Réponse : Ceux qui ne croient pas en en l'Au-Delà. Coran, sourate Bani Israïl (no 17), verset 45-46 :

Quand tu lis le Coran, nous plaçons entre toi et ceux qui ne croient pas en l'Au-Delà une barrière invisible.

Nous plaçons des boucliers autour de leurs esprits, pour les empêcher de le comprendre, et une surdité dans leurs oreilles. ET QUAND TU PRECHES TON SEIGNEUR EN UTILISANT LE CORAN SEUL, ils fuient par aversion.
UN DIEU / UNE SOURCE (4)

Les Hadiths sont condamnés par leurs noms dans le Coran.

Coran, sourate Luqmaan (no 31), verset 6 :

Parmi les gens, il y a ceux qui soutiennent des HADITHS sans fondements et détournent ainsi d'autres du chemin de DIEU sans connaissance et le néglige. Ceux-là ont encouru un châtiment avilissant.

Coran, sourate Al-Jathiyah (no 45), versets 6-7 :

Ceux-ci sont les révélations de DIEU que nous te récitons en toute vérité. En quel Hadith autre que DIEU et Ses révélations croient-ils ?

Malheur à chaque fabricateur, coupable !
UN DIEU / UNE SOURCE (5)

Le Coran est le Meilleur Hadith et, contrairement aux Hadiths qu'on attribue faussement à Mohammed, il est

COHÉRENT.

Coran, sourate Al-Zumar (no 39), verset 23 :

DIEU a révélé en ceci le MEILLEUR HADITH : UN LIVRE QUI EST COHÉRENT et montre les deux chemins (vers le Paradis et l’Enfer). La peau de ceux qui révèrent leur Seigneur frémit de ceci, puis leur peau et leur cœur s’adoucit pour le message de DIEU. Telle est la guidance de DIEU, Il l’accorde à qui veut (être guidé). Quant à ceux qui sont égarés par DIEU, rien ne peut les guider.
Comment comprendre le Coran ?

Les Hadiths n'expliquent pas le Coran (Mohammed non plus, ne l'a pas expliqué, comme vu précédemment).

Alors, comment comprendre le Coran ?

Avec la guidance de Dieu car Il est l'Enseignant du Coran. Coran, sourate Al-Rahmaan (no 55), versets 1-3 :

La Source de la miséricorde.

L'Enseignant du Coran.

Créateurs des êtres humains.

En étant sincère. Coran, sourate Al-Waaqi'ah (no 56), versets 77-79 :

Ceci est un honorable Coran.
Comment comprendre le Coran ? (2)

Dans un livre protégé.

Nul ne peut le saisir excepté ceux qui sont sincères.

En n'ignorant pas les preuves de Dieu. Coran, sourate Al-Kahf (no 18), verset 57 :

Qui est plus mauvais que ceux à qui on rappelle les preuves de leur Seigneur, ensuite les ignorent, sans même se rendre compte de ce qu'ils font. Par conséquent, nous plaçons des boucliers sur leurs coeurs pour les empêcher de le comprendre (le Coran) et une surdité dans leurs oreilles. Ainsi, quoique tu fasses pour les guider, ils ne pourront jamais, au grand jamais, être guidés.
Qui sont les auteurs des Hadiths ?

Le Coran nous donne la réponse.

Coran, sourate Al-An'am (no 6), versets 112-113 :

Nous avons permis aux ennemis de chaque prophète – diables parmi les hommes et les djinns – de s'inspirer aux uns et aux autres des paroles fantaisistes, dans le but de tromper. Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l'auraient pas fait. Tu dois les ignorer eux et leur fabrications.

C'est pour laisser les esprits de ceux qui ne croient pas en l'Au-delà écouter de telles fabrications et les accepter, et ainsi exposer leurs réelles convictions.
Qui sont les auteurs des Hadiths ? (2)

Le prophète Mohammed n'est pas l'auteur des Hadiths. D'ailleurs, le messager reniera ceux qui ont délaissé le Coran au Jour du Jugement.

Coran, sourate Al-Furqan (no 25), verset 30-31 :

Le messager a dit : « Mon Seigneur, mon peuple a déserté ce Coran. »

Nous établissons aussi contre tous les prophètes des ennemis parmi les coupables. Ton Seigneur suffit comme guide et maître.
Les Hadiths ont causé l'éloignement du Coran

Malheureusement, le monde « musulman » a institutionnalisé « les Hadiths et la Sunna » au dépens du Coran. Quelques exemples :

Les ablutions (Wudu) ne sont pas faites comme Dieu les a préscrites dans le Coran.

Pendant les prières (Salat) de midi (Dhohr), de l'après-midi ('Asr), la troisième unité de la prière du coucher du soleil (Maghrib) et la seconde moitié de la prière de la nuit ('Icha) le silence total est observé. Cette pratique est totalement contraire à ce que Dieu nous commande dans le Coran.

D'autres nom que celui de Dieu sont prononcés dans la prière alors que Dieu interdit formellement d'invoquer d'autres entités avec Lui dans les lieux d'adoration.
Les Hadiths ont causé l'éloignement du Coran (2)

Coran, sourate Al-Ma'idah (no 5), verset 6 :

Ô vous qui croyez, quand vous observez les Prières de Contact (Salat), vous devez : (1) laver vos visages, (2) laver vos bras jusqu'aux coudes, (3) essuyer vos têtes et (4) laver vos pieds jusqu'aux chevilles. (...)

Coran, sourate Bani Israïl (no 17), verset 110 :

(...) Vous ne devez pas articuler vos Prières de Contact (Salat) trop bruyamment, ni secrètement (à voix basse), recours à un ton modéré.

Coran, sourate Al-Jinn (no 72), verset 18 :

Les lieux d'adoration appartiennent à DIEU, n'invoquez personne d'autre avec DIEU.



Source : islam-soumission.org

https://lebonlieu.org/dossiers/traditions/174-le-coran-les-hadiths-et-l-islam
Al-Naẓẓām (m vers 200/835), l'homme le plus influent et peut-être le plus intelligent de sa génération, analysait intelligemment les croyances populaires et les procédés d'affabulation des exégètes, et accusait les transmetteurs d'altérer la tradition. L'expérience montre, dit-il, que les transmetteurs soit par ignorance soit par extravagance soit pour des raisons bassement matérielles, falsifient les hadiths. De ce fait, les hadiths se contredisent, contredisent le Coran et la raison.
Anthropomorphisme et blasphème sur Allah dans les hadiths.

Dieu apparaît à Ses fidèles et ils Le voient comme ils voient la pleine lune !
Dieu descend vers le ciel le plus bas tous les soirs.
Dieu mettra son pied sur le feu de l’Enfer lorsqu’il sera plein.
Dieu montre sa jambe pour que les croyants Le reconnaissent.
Dieu rit comme les humains !
Dieu a cinq doigts, sur le premier il met le ciel, sur le deuxième doigt il met la Terre, sur le troisième il met les arbres, sur le quatrième il met l’eau et la terre et sur le cinquième il met le reste de sa création.
Dieu a un manoir dans le ciel et Mohamed est autorisé à y entrer trois fois par jour.

Pas les peine de citer les hadiths en question vous les connaissez et à titres d’exemples car y’en a plein d’autres…C’est la même croyance que les chrétiens qui s’imaginent un bon dieu à forme humaine sur un petit nuage…

Le calife abbasside Ar-Râdî Billâh promulgua un édit à destination de ces négateurs et menteurs prétendus savants:

« Vous prétendez que vos visages hideux sont à l’image du Seigneur des mondes, et que votre apparence ignoble épouse Son apparence ! Vous citez les mains, les doigts et les pieds dorés, les cheveux crépus, l’ascension dans le ciel et la descente sur terre ! Qu’Allâh soit Exalté au-dessus de ce que disent les injustes et les Négateurs »

La louange est à Allah le Créateur des mondes, Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui entend et qui voit, Il est Omnipotent et Omniscient et quoi que tu puisses imaginer Allah en est différent.

Voilà ce que nous enseigne le Saint Coran.
» Et quel pire injuste que celui qui forge un mensonge contre Allah? Ceux-là seront présentés à leur Seigneur, et les témoins (les anges) diront : « Voilà ceux qui ont menti contre leur Seigneur ». Que la malédiction d’Allah (frappe) les injustes. »

Coran S11 V18
Tabari pour ou contre le prophète muhammad :

Les grands collecteurs de Hadiths, tous Perses!
Ne trouvez vous pas étrange que les plus grands collecteurs de Hadiths soient tous Perses au lieu d’être Arabes?

Tabari
Boukhari
Mouslim
Dawoud
Bin Majah
Tirmidhi
Les Arabes ne sont-ils pas plus à même que les Perses de relater leur propre histoire, le prophète étant issu de leurs rangs? Pourtant, ce sont exclusivement des Perses qui occupent le haut du pavé parmi les grands collecteurs de Hadiths… Et cela ne semble pas choquer les musulmans! Le berceau de l’islam est-il situé dans le monde Perse ou dans le monde Arabe? Pourtant, les Arabes ont allègrement laissé les Perses s’approprier leur histoire, quand on voit que le panthéon des plus grands historiens de l’islam, se compose exclusivement de Perses!

Le Perse, 1ère langue de traduction du Coran
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Pour continuer sur ce registre, la première traduction du Coran a été faite en langue Perse, entre le 10ème et 12ème siècle, une traduction qui colle aux hadiths qu’ils ont inventés de toutes pièces, et qui dénature le sens naturellement explicite des versets du Coran. C’est à partir de cette traduction Perse que toutes les autres traductions modernes se sont reposées, y compris celle sur laquelle vous vous basez aujourd’hui. Ce stratagème a permis d’interpréter les versets du Coran de façon à les faire coller aux mensonges que Tabari, Boukhari & Co ont inventé pour le compte des élites Perses et Abassides. Chaque verset du Coran est désormais rattaché à un épisode de la vie du prophète, et trouve son interprétation dans les hadiths relatifs à cet épisode. Tout autre interprétation des versets du Coran, se basant sur la logique, la raison, la réflexion personnelle, le bon sens, les preuves concrètes, sont dés lors proscrites dans le nouvel islam qu’ils ont créé de toutes pièces… c’est pourtant selon cette méthodologie qu’Allah nous invite à étudier le Coran. Aujourd’hui, les musulmans étudient le Coran exclusivement sous le prisme des Hadiths, ils n’obéissent pas aux ordres directs du Coran comme Allah nous le commande, mais doivent obligatoirement passer par l’interprétation qu’en donnent les Hadiths.

Méthodologie de Tabari pour collecter les Hadiths :

Tabari, considéré comme le plus grand historien de l’islam, ayant produit la première et plus importante collection de Hadiths, détaille dans ses écrits, sa méthodologie de travail pour valider un hadith et l’inclure dans sa collection sous le label “Véridique/Sahih“. Il explique qu’il ne se base aucunement sur le bon sens ou la plausibilité d’un hadith pour décréter s’il est sahih/véridique ou mensonger, mais qu’il se fie uniquement à sa chaîne de transmission!!!

Voici l’extrait issu de son ouvrage “Tarikh Al Rousoul Wal Moulouk“, qui signifie “Histoire des Prophètes et des Rois“. Sa traduction n’existe qu’en anglais, mais voici la traduction en français d’un extrait de l’introduction générale du Premier Livre, au chapitre “De la Création au Déluge“. Tabari nous y fait la révélation suivante:

“Le lecteur doit savoir au sujet de tout ce que j’ai mentionné dans ce livre que je ne m’appuie que sur des traditions et des récits que j’ai transmis et que j’attribue à ceux qui me les ont transmis. Je ne me base que très exceptionnellement sur ce qui dériverait d’arguments rationnels et produits par de quelconques réflexions. Aucune connaissance de l’histoire de personnages du passé ainsi que d’hommes et événements récents ne sont accessibles à ceux qui n’ont pu les observer par eux-mêmes et n’ont pas vécu à leur époque (…) Cette connaissance ne peut être fournie par la raison ou par la réflexion. Ce livre s’appuie sur des récits d’autres gens, hommes du passé, que le lecteur pourrait désapprouver et l’auditeur trouver détestables, car il n’y trouverait là rien de logique et sans aucun sens. Dans ces cas-là, qu’il sache que ce n’est pas notre faute si de telles informations nous parviennent, mais la faute de celui qui nous a transmis ces informations. Nous les avons seulement rapportées telles qu’elles nous ont été transmises.”

En d’autres termes, Tabari considère un hadith comme étant véridique si sa chaîne de transmission est composée de personnes jugées suffisamment “fiables“, peu importe la plausibilité de son contenu… Dans un contexte où la religion est devenue un outil politique, la dite “fiabilité” d’une personne est une chose tout à fait relative, sachant qu’il suffit qu’un seul maillon de la chaîne de transmission soit en réalité corrompu, pour que toute la chaîne le soit également.

Le Rêve de Tabari

La seule lecture de la biographie de Tabari devrait susciter le doute chez les musulmans concernant ce personnage. Il est évident que le portrait officiel de Tabari a été créé de toutes pièces, lisez donc cet extrait de son livre:

“A une âge avancée, probablement vers les 70 ans, Tabari s’est remémoré qu’il connaissait le Coran par coeur à l’âge de 7 ans (!!!), et servait d’imam durant la prière dès l’âge de 8 ans (!!!!), et étudiait les traditions du prophète quand il a eu 9 ans. Cette remarque peut paraître un peu présomptueuse, mais il n’y a pas raison d’en douter (au contraire…toutes les raisons du monde).

Tous les grands collecteurs de Hadiths partagent le même genre de CV tout à leur gloire et fabriquée de toutes pièces. Il est impossible pour un enfant de 7 ans de connaître le Coran par cœur … Et surtout très très stupide, car le Coran est un livre d’une grande profondeur, le connaître par cœur n’aide en rien à sa compréhension. D’ailleurs, Allah ne nous a jamais prescrit de l’apprendre par cœur mais plutôt d’en maîtriser les concepts … donner à apprendre par cœur le Coran tout entier à un enfant de 7 ans est aussi stupide et contre-productif que de lui faire apprendre par cœur un volume de mathématiques avancées. Le portrait seul de Tabari devrait suffire à vous faire réaliser l’imposteur qu’il était. De même, mener la prière à 8 ans, âge ou on sait à peine réfléchir, est tout aussi stupide que de faire apprendre le Coran par cœur à un enfant de 7 ans. Mais au lieu de critiquer ces actes stupides et de remettre en question la légitimité de leurs auteurs, les musulmans ont plutôt choisi de s’en inspirer en faisant de l’apprentissage du Coran par cœur une vertu, alors que Dieu nous prescrit plutôt d’en maîtriser les principes… l’islam d’aujourd’hui, c’est l’emballage de la religion sans rien à l’intérieur, si ce n’est de gros cailloux, qui tirent leur porteur vers le bas, plutôt que ne l’élève.

Pour avoir confirmation de la nature diabolique de l’oeuvre de Tabari, je vous invite à lire cet extrait de la page 15 de son livre “Introduction Générale et de la Création au Déluge“, ou Tarabi raconte un rêve que son père aurait eu à son sujet alors qu’il n’était encore qu’un enfant:

“Mon père”, se rappelle Tabari, “avait fait un rêve me concernant: il me vit me tenir debout devant le prophète avec un sac rempli de cailloux, et j’étais en train d’en répandre une partie devant lui”. Quelqu’un qui savait interpréter les rêves dit à mon père que ce rêve signifiait que j’allais devenir un bon musulman une fois adulte, et un solide défenseur des lois religieuses du prophète. Suite à cela, mon père était disposé à financer mes études alors que je n’étais encore qu’un petit garçon”

La vraie interprétation de ce rêve est à l’opposé de celle qui a été retenue. Tabari se voit se tenir devant le prophète, or le vrai croyant se tiendrait plutôt derrière le prophète. Le fait que Tabari se tienne devant le prophète indique plutôt qu’il fait barrage au prophète. Quant à l’histoire des petits cailloux, ils ne sont pas une métaphore pour dire que Tabari allait perpétuer la voie du prophète, mais plutôt que Tabari va permettre la création d’un semblant d’islam indûment attribué au prophète, et les cailloux dans son rêve représentent cette fausse voie: les Hadiths. En effet, nul besoin de guides après le prophète, nul besoin de hadiths (le prophète les a invariablement interdit de son vivant comme après sa mort), le vrai croyant a le Coran et Allah pour se guider.

https://thetruthisfromgod.com/2019/09/06/aisha-avait-48-ans-et-non-pas-6-ans-lors-de-son-mariage-avec-le-prophete-muhammad/
Après avoir vu l'origine du sunnisme avec Kah'b al ahbar et Abu hurayra and Co, voyons voir l'origine du chiisme.

Les érudits musulmans sunnites déclarent qu'Ibn Saba' était un juif converti et qu'il est à l'origine des fondements de l'islam chiite, ce qui est largement nié par les chiites qui le considèrent quant à eux comme l'un des exagérateurs (ghulū) d'un groupe de la ville de Séleucie-Ctésiphon (Al-Mada'in (en)), groupe qui était venu voir `Ali ibn Abi Talib à Kufa et proclamèrent sa divinité. `Ali aurait tenté de le faire brûler pour ces affirmations1.

D'après les sunnites, Abdullah ibn Saba était un juif originaire de Ṣan‘ā’ au Yémen de la tribu de Hayra et était le fils de Saba' ibn Shamūn. Sa mère était une abyssine appelée Sawda' (arabe : السوداء). Il aurait prétendu se convertir à l'islam durant le califat de `Othman ibn Affan.

Des insurgés vinrent d'Égypte, à leur tête Abdullah El Rafiqi et ibn Saba, pour contester le refus de `Othman ibn Affan de limoger son demi frère, Abdullah ibn Abi Sarh, de la gouvernance de l'Egypte. Ceux-ci essayèrent de rallier Ali à leur mouvement mais il les renvoya en Egypte. Sur le chemin du retour, les insurgés interceptèrent un message. Portant le sceau d'Othman mais ressemblant à l'écriture de Marwan ibn al-Hakam, cette lettre était adressée au gouverneur d'Égypte lui enjoignant d’exécuter les insurgés à leur retour. Ils décidèrent alors de retourner à Médine où ils furent restés, malgré le refus de Ali, jusqu'à l’assassinat du Calif.

Dans l’insurrection qui mena Othman à son assassinat, Ibn Saba' joua un rôle important d'après les sunnites. La tradition rapporte que Ibn Saba' devint un fervent partisan (chiite de `Ali). Il appela à la divinité de `Ali. Au départ, il ne prêcha pas ouvertement ses croyances mais lorsqu'il vit qu'il était suivi, il se lança dans une campagne de prédication vigoureuse2. Toutefois, lorsqu'Ibn Saba' fit valoir que `Ali était Dieu lui-même en disant : « Tu es celui qui est », `Ali le déclara hérétique, brûla une partie de ses partisans (saba'iyyoun) et l'expulsa à al-Mada'in (en)3.

Après l'assassinat de `Ali ibn Abi Talib par les kharidjites, Ibn Saba' déclara que `Ali n'était pas mort mais vivant, qu'il n'avait jamais été tué, qu'une partie de la révélation (ou de la divinité) était cachée en lui, et qu'après un certain temps, il reviendrait pour remplir la terre de justice[réf. nécessaire]. En attendant, le caractère divin de `Ali devra rester caché à travers les Imams, qui prendront sa place temporairement[réf. nécessaire]. Pour les sunnites, il est facile de voir que toute l'idée repose sur celle du Messie en combinaison avec la prophétie d'Élie, un des prophètes de l'Ancien Testament4.

Selon des références historiques sunnites [réf. nécessaire], c'est Ibn Saba' qui incita les musulmans à tuer 'Othman5. Il fit également subir beaucoup de dégâts aux armées d'Ali et de Muawiya qui furent adversaires dans la bataille du Chameau, forçant les deux belligérants à livrer bataille.

Ibn Saba' est donc considéré par les théologiens sunnites[réf. nécessaire] comme le fondateur de l'islam chiite6, bien que la cause de son extrémisme est considérée par les chiites comme une accusation sans fondement7. Pour les sunnites, l'apôtre Paul et `Abdallah ibn Saba' sont vus comme des « crypto-juifs » ayant infiltré le christianisme et l'islam pour les détruire de l'intérieur.

La Plume a écrit:

Le paradoxe étant que chez les sunnites c'est aussi le cas avec des juifs infiltré qui ont corrompu leur religion car l'Islam est la et a toujours été, étant dans le Coran même
.
Les juifs que la malédictions d'Allah se fond sur les mécréants, les juifs ont de tous temps essayer de corrompre la Vérité, et récemment ce sont deux hommes juifs qui ont inflitré en profondeur l'islam et aussi le christianisme mais cela ne nous intéresse en rien.

https://novusordoseclorum.1fr1.net/t7927-le-credo-sabbataiste-frankistedoctrine-infernale-de-la-synagogue-de-satan-pour-la-revolution?highlight=Satan

Les sabbatéens sont les disciples du messie juif auto-proclamé Sabbataï Tsevi, né dans l'Empire ottoman, qui se convertit à l'islam en 1666. Au menu Kabbale sorcellerie et satanisme voyez ces juifs destiné au Feu qui tente par tous les moyens de pervertir l'Islam, ils sont les descendants direct d'Abu Hurayra.

je vous laisse approfondir les recherches. Youssef Hindi est très calé sur le sujet et son livre Occident et Islam II est documenté.
Introduction :

« Connaissez-vous l’origine du surnom donné au personnage de Abou Hourayra ? » demanda l’un de mes instituteurs quand j’étais encore à l’école primaire. « Et bien, il fut surnommé ainsi parce qu’il prenait soin de sa petite chatte, sa seule richesse qu’il possédait du vivant du prophète.

Et c’est bien le prophète Mohammad qui l’a surnommé « Abou Hourayra » ! [ce premier terme « Abou » signifiant père, et « Hourayra » : petite chatte, en arabe « Abou Hourayra » signifie donc « père/ propriétaire de la petite chatte»], nous a-t-il expliqué il y a environ 18 ans !

Abou Hourayra est devenu, depuis, le surnom que j’ai le plus souvent entendu durant toute ma scolarité ! Encore mille fois plus que n’importe quelle autre personnalité marquante de l’histoire des religions, de la philosophie, des sciences, de l’art, du génie et même de la bêtise ! Il est aussi le surnom que j’ai entendu etlu des centaines de milliers de fois, sans exagération aucune, que ce soit durant les prêchesdans les différentes mosquées, dans les journaux et les revues religieuses, les émissions audiovisuelles et les rassemblements de fête ou de deuil. Lorsque j’ai tâché d’étudier de plus près la biographie du prophète et le contenu de ses supposés Hadiths (ses récits, c’est-à-dire ce que le prophète « a dit »), Abou Hourayra restait l’éternel narrateur-accompagnateur à presque chaque page des recueils de ses Hadiths !

Une telle omniprésence, textuelle, pédagogique et udiovisuelle,a laisse à supposer qu’il ait été de la partie depuis le premier jour de la prophétie de Mohammad, qu’il ait accompagné le prophète durant les 23 années de sa mission de façon constante et ininterrompue, qu’il ait été témoin des grands événements qui ont marqué cetteériodep remarquable de l’histoire médiévale, qu’il ait été là, non pas seulement comme témoin oculaire passif ou vague participant mais comme acteur effectif et influant directement sur le cours même des événements, qu’il ait été apprécié et estimé unanimement par les historiens et spécialistes de cette période, au même titre que les 4 califes orthodoxes : Abou Bakr As-Seddik, Omar Ibn Al

Khattab, Ottmane Ibn Affane et Ali Ibn Abi Taleb et au même rang que celui des compagnons dévoués supportant le coût fatidique, en termes desacrifices, comme prix à payer à l’aune de leurs adhésions réfléchies aux enseignements coraniques, c’est-à-dire au même rang que tous ceux qui ont répondu présents en défendant, corpst eâme, leurs libertés de conscience, de croyance et d’expression, durant les 13 premières années, dures et pénibles, de la vie du prophète et de sa petite communauté de foi à la Mecque !

À toutes ces premières suppositions que j’ose formu ler, il convient d’ajouter un autre élément qui devrait lui aussi pouvoir nous instruire sans faute : il s’agit de la quantité astronomique de ces récits - présentés comme paroles prophétiquesuthentiquesa ou assimilées ainsi - que Abou Hourayra a pu diffuser après sa conversion qui, nous le verrons, intervint à un stade relativement tardif.

L’historien égyptien des Hadiths, le cheikh Mahmoud Abou Rayyah (1), a comparé le nombre de Hadiths rapportés par Abou Hourayra avec la quantité, relativement négligeable, de récits rapportés par d’autres personnalités, très prochesdu prophète de son vivant et pourtant plus influentes que Abou Hourayra à cette époque. Dans ses deux livres Lumières sur la tradition mohammadienne (édité en arabe pour la sixième fois en 1957) etAbou Hourayra, cheikh de la Madirah (édité aussi en arabe pour la quatrième fois en 1993), l’historien s’est mis à éclairer les nombreuses zones d’ombre de la vie de ce personnage et à analyser en profondeur ses récits. L’une des conclusions communes qui émerge de la lecture de ces deux ouvrages est qu’entre les milliers de Hadiths rapportés par Abou Hourayra d’un coté, et les quelques dizaines de Hadiths rapportés par d’autres personnalités emblématiquesde l’autre , une évidence semble s’esquisser : y’a plus photo !


En effet, Abou Bakr As-Seddik, deuxième homme à avoir reconnu la prophétie de Mohammad, devenu son compagnon intime durant toute sa mission puis premier calife après sa mort, n’a pu rapporter que 124 Hadiths dont 104 cités dans L’histoire des Califes de As-Sayyouti et seulement 24 Hadiths dans le recueil de Al Boukhari ! (2)


Omar Ibn Al Khattab, après avoir rejoint les rangs des croyants six ans après l’annonce de la prophétie, devenu compagnon influent et très actifpuis deuxième calife après la mort de

Mohammad, n’a pu rapporter, lui non plus, que 50 Hadiths selon Ibn Hazm(3) sans même parler de son hostilité confirmée à l’égard de l’écriture des Hadiths. Car n’a-t-il pas usé de la violence physique, pendant son califat, pour empêcher des gens comme Abou Hourayra de publier des récits immortalisant les mensonges surles comptes de Dieu et de son prophète ? (4)


Ottmane Ibn Affane, un des premiers à répondre à l’appel prophétique, deux fois gendre de Mohammad et troisième calife après sa mort, n’a pu rapporter, quant à lui, que 9 Hadiths compilés dans le recueil deAl-Boukhari et seulement 5 Hadiths dans celui de Mouslim ! (5)

Ali Ibn Abi Taleb, cousin et gendre du prophète, premier mecquois témoignant de la foi en l’Unique et quatrième calife orthodoxe, estimé par ses talents littéraires et par ses connaissances étendues, n’a pu rapporter, lui, que 58 Hadiths selon As-Sayyouti, 50 selon Ibn Hazm et dont seulement quelques 20 Hadiths figurent dans le recueil de Al Boukhari ! (6)


Az-Zoubeir Ibn Al Awam, cousin du prophète et un des sept premiers à embrasser l’islam, n’a pu rapporter que 9 Hadiths retranscrits dans le recueil de Al-Boukhari et 1 seul – pas plus ! – récit dans celui deMouslim ! (7)


Abderrahmane Ibn Aouf, cousin de Mohammad, un des tous premiers, lui aussi, à reconnaître sa prophétie et une des personnalités providentielles et très influentes avant et après sa mort, n’a pu rapporter, lui, que 9 Hadiths cités dans le recueil deAl-Boukhari ! (Cool


D’autres compagnons n’ont rapporté aucun Hadith, malgré la longue période qu’ils ont passé aux côtés du prophète. Et ils se comportaient d’ailleurs très majoritairement de la sorte !


Les hadiths ou en un terme plus approprié : La grande corruption de l'Islam Abouhourayra-img1-lbl.jpg

Par comparaison, selon les recherches de Mahmoud Abou Rayyah, Abou Hourayra a 5374 Hadiths à son actif, dont 446 sont considérés authentiques parAl Boukhari ! (9) « Y’a donc vraiment plus photo ! » comme dirait Mahmoud Abou Rayyah ! Quant aux travaux de l’universitaire marocain Mustapha Bouhandi(10), résumés dans son livre Aktara Abou Hourayra et édité en arabe en 2002, ils remettent en question les récits de Abou Hourayra tant sur le plan quantitatif que sur le plan conceptuel et dogmatique ! Le chercheur dénombre plutôt 8740 Hadiths rapportés par celui-ci sur un total de62169 récitscompilés dans les neufs recueils reconnus comme références sacrées chez lesunnites. Ce qui représente tout de même plus de12% du volume total des Hadiths retranscrits. Soit 26,25% du volume total des Hadiths dans le recueil de Al-Boukharai et, excusez du peu ( !), tout de même 68,5% dans celui de Mouslim (!), comme le représentent les 3 graphiques suivants :

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Comment expliquer de telles disproportions à la lum ière des données historiques ?


A travers l’histoire, Abou Hourayra a pu focaliser sur lui et sur l’ensemble de ses récits les contestations et les soupçons de plusieurs personna lités emblématiques, que ce soit de la part de ses compagnons (As-Sahabah), de leurs successeurs (At-Tabi’ines ) ou même de la part des oulémas et de nos universitaires contemporains !


En effet, ces mises en garde ne nous parviennent pas seulement des chiites, bien que ces derniers le rejettent (pour des raisons politiques initiales devenues ensuite doctrinales), pour son acceptation/reconnaissance de la légitimité politico-religieuse des Omeyyades - en se mettant au service cupide de son leader Mouawiyah et en se refusant, par là même, par purs intérêts personnels, à soutenir la cause du pauvreAli Ibn Abi Taleb ! Il semble bien que l’ambition rende aveugle !


Mais d’abord, qui est cette personne ? Comment se fait-il qu’il ait pu soulever un tel tollé historique ? Quelles relations entretenait-il avec Mohammad et avec son entourage ? Combien de temps a-t-il passé à proximité du prophète ? Quels étaient ses qualités et ses défauts visibles et nuisibles ? Quels rôles jouait-il au sein de la cité médinoise ? Quelles fonctions remplissait-il du vivant et après la mort de Mohammad ? Que lui a-t-on reproché depuis ? Comment expliquer son omniprésence écrasante dans les recueils des Hadiths ? Quels étaient ses sources d’information et ses réseaux de diffusion ? Pourquoi s’intéresse-t-on autant désormais à ce personnage et à ses récits ? Quels impacts, positifs ou négatifs, ont ses récits sur la compréhension du message coranique etsur l’image du prophète, 14 siècles après sa mort ? En voilà des questions « qu’elles sont bo nnes » et auxquelles je vais tenter de répondre, afin de permettre à tout lecteur francophone de découvrir la biographie d’un personnage qui, bien qu’il ne soit pas une figure nationale gauloise, s’impose néanmoins comme légende indispensable à la compréhension de ce que l’on nomme communément la religion musulmane - avec la pratique cultuelles, l’intégration de ses fidèles dans les sphères culturelles, sociales et juridiques de la société ostp-moderne… Plus encore, la référence aux récits théologiques de ce personnage est de rigueurquant à la formulation des revendications des protagonistes de l’islam de la représentativité– l’autre variante de l’islam politique !


Cette étude propose donc une approche critique de la biographie controversée de Abou Hourayra pour différencier les traits fondamentaux de sa personnalité, de son passé antéislamique, de sa conversion, de son statut social et religieux au sein de la communauté de l’époque, de ses penchants idéologiques et politiques…


A la fin de cet ouvrage, une bibliographie présentera succinctement une liste non exhaustive de la littérature parue autour de ce personnage et qui reste relativement méconnue du grand public, même au sein de ladite communauté musulmanet cela pour 2 raisons essentielles : la sempiternelle censure d’un côté et la sempiternelle autocensure de l’autre côté !


En présentant une synthèse de l’ensemble des critiques historiques et contemporaines portées sur Abou Hourayra et ses Hadiths, je ne vise surtout pas à dénigrer ce personnage ou à amplifier injustement ses défauts en profitant de sa disparition physique depuis 14 siècles - même si sa défense reste assurée par toutes ses «rméesa » d’héritiers, mais je compte remplir essentiellement un contrat à 3 clauses et 4 verbes à l’infinitif : Informer, inviter et faire rêver!


Informer d’abord le lectorat francophone des éléments historiques méconnus dudit héritage islamique qui sont désormais, idéologiquement amputés et théologiquement cachés sous haute surveillance et à grand renfort médiatico-juridico-politique. En conséquence, ce lectorat ne voit et ne lit, en vérité, qu’une image/littératurereligieuse tronquée et biaisée de ce que l’on a permis de traduire, de produire et même de commercialiser. Il est ainsi réduit à se contenter, vu la barrière linguistique, de ce que l’on trouve habituellement dans les librairies « Halal » et dans les centres culturels islamiques ! Tel que : « Les 99 noms de Dieu » ; « Recueils des Hadiths » ; « Supplices de la tombe » ; « Comment faire la prière ? » ; « Signes de la fin des temps » ; « Iblîs fait-il partie des anges ? » ; « Dialogue avec un djinn musulman » ; « Ruses de Satan » ; « Mariage en Islam » ; « Horreurs de Géhenne »; « Curation par la graine noir » ; « Dormir selon la tradition prophétique »; « Sanction de l’apostasie » ; « voile islamique » ;… etc. Une littérature qui inonde le marché du li vre dit islamique, au voisinage des rares essais critiques visant une élite universitaire bien particulière et en déphasage total avec la réalité des mosquées de proximité.


Inviter ensuite, les consciences libres à procéder, par elles-mêmes, à une analyse critique et approfondie de l’ensemble des textes religieux – Hadiths entre autres – surtout ceux qui entretiennent la servitude ; qui justifient l’absolutisme et le totalitarisme et qui appellent à la haine, à la misogynie, aux discriminations, au raci sme, à la violence, à la guerre, à la stupidité et à la subordination intellectuelle, à l’esclavage volontaire de tous nos cerveaux humains !


Faire rêverdu jour où l’Humain, quels que soient son sexe, sa race, sa condition sociale, son âge, sa religion,… sera considéré, protégé, soutenu et surtout libéré de l’emprise de toute servitude au politique justifiée par le religieux – mollah et texte – et aussi de toute subordination au théologique protégée par le politique !


J’espère de tout mon cœur que cette étude pourra re lancer les débats intra- et extra-communautaires sur les sujets occultés en partie par les héritiers/disciples inconditionnels de

Abou Hourayra et par les institutions de l’islam officiel qui, au nom de cet héritage controversé et problématique, s’accaparent le droit– divin (11) paraît-il – en orchestrant la mise en musique idéologique d’une parole au nom de Dieu, en empêchant, par tous les moyens, toute autre personne de penser à haute voix , de penser à Dieu sans ses présumés saints !


Enfin, je remercie chaleureusement Abdelaziz LAHOUAICHRI, Benjamin Yamine WEIL, Frank PETER, Joël MOUYSSET , Marie-Paule HEBLE, Mohamed Raouf RAHMANIA, Sami Awad ALDEEB ABU-SAHLIEH, Youssef BELGHEYATIYAH et aussi toutes les autres personnes qui ont relu, corrigé et suggéré d’utiles modifications afin d’assurer à cette étude fluidité, clarté et précision. En invitant ainsi le lecteur à se livrer par lui-même à la découverte d’un « continent » religieux ancestral et méconnu, face auquel l’intelligence collective semble être entrée – par la violence de l’histoire et du monde des hommes et par la volonté acharnée d’une caste de bien-pensants – en hibernation profonde et inquiétante pour notre futur immédiat.
1- Une carte d’identité pour le moins suspecte …

Abou Hourayra est principalement connu par son surnom et non par son nom ou par son affiliation familiale comme le veut la tradition. Un surnom dont on ignore l’origine exacte, puisque son porteur en proposa lui-même deux versions explicatives différentes :


Il disait, d’une part, que son surnom représentait un héritage patronymique. En raison de la petite chatte – Hourayra – avec laquelle il jouait quand il était tout petit (1), sa famille l’aurait donc surnommé Abou Hourayra. Mais il expliquait aussi, d’autre part, que c’était le prophète Mohammad qui lui avait attribué ce surnom puisqu’il possédait une petite chatte et qu’il prenait soin d’elle


Pour l’essentiel, Abou Hourayra n’était pas connu par son vrai nom, ni avant ni après son arrivée à Médine. D’ailleurs, historiens et biographes divergent au sujet de son vrai nom et de celui de son père.


An-Nawawi a choisi parmi 30 versions possibles Abd al-Rahman ibn Sakhr Ad-Dawsi comme nom plausible de Abou Hourayra (3). Ibn Hajar Al Askalany cite dans son livre Al-Issabah Fi Tamyize As-Sahabah – en arabe – 44 versions différentes du nom de Abou

Hourayra et du nom de son père (4)! Dans le même esprit, le biographeAd-Dahbi dresse la liste dans son livre Siyar Aâlam An-Noubala de différents noms probables. Abou Hourayra se nommait peut être Ibn Ghaname ou Abd Chamse ou Sakine ou Amer ou Abou Al Assowad…etc. (5) Dans son livre Des hommes autour du prophète, le biographe contemporain

Khalid Mohammad Khalid présume que Abou Hourayra s’appelait Abdchams qui se traduit par « l’adorateur du soleil » (6) ! La seule information que les biographes affirment avec certitude est que sa mère portait bel et bien le nom de Oumaymah fille de Sabih (7).


Comment se fait-il que ces biographes ignorent le nom de son père et semblent être sûrs de celui de sa mère ? Comment explique-t-on, sinon, toutes ces divergences qui ne concernent pas seulement un détail de la vie de Abou Hourayra mais un élément manifestement fondamental de son identité : son nom et le nom de son père ?


Les biographes ignorent aussi l’année de sa naissance et sa fonction au Yémen, son pays natal, avant son arrivée à Médine! La seule information que l’on trouve est ce que lui-même avait raconté en parlant de sa vie antérieure : toutes se misères endurées, d’après ses dires, dans sa vie d’orphelin et d’analphabète (Cool. Aucune autre personne le connaissant de près n’a pu donner d’informations supplémentaires ni corroborer ce qu’il a pu dévoiler de son curriculum vitae. On est presque pris en otage par des informations, assez souvent contradictoires et étranges, que Abou Hourayra n’a cessé de divulguer même bien plus tard sur sonpropre passé !
2- … suivie d’une conversion bien tardive !

Les choses se compliquent encore davantage lorsqu’il s’agit de chercher à savoir la période exacte pendant laquelle il vécut avec le prophète.. Des biographes et historiens médiévaux affirmaient, en se basant sur un récit de Abou Hourayra, qu’il eut embrassé l’islam en l’an 7 ou 8 de l’hégire au moment de la répartition du butin de l’expédition de Khaybar (1) ! Depuis, il se fut tenu en compagnie du prophète jusqu’à sa mort, 3 ou 4 ans plus tard. D’autres confirmaient que même s’il avait embrassé l’islam endantp cet événement, il ne resta en compagnie du prophète que durant 1 an et 9 mois (confirmation se basant bien évidemment sur un autre récit de la « superstar » désormais incontestable de mon livre : Abou Hourayra !
(2)).


En effet et à en croire cette dernière version, le prophète l’eut envoyé avec un groupe de compagnons, sous l’égide de Abou Al Alaa Al Hadramiy (3), pour résider à Bahreïn loin de Médine essentiellement à cause de ses comportements gênants à l’égard de tout son entourage (4)! Certains avancent l’idée d’un « ostracisme » doux de Abou Hourayra de l’espace médinois. Il se serait donc agi d’une mise à l’écart pédagogique, afin d’inciter Abou Hourayra à trouver un travail rémunérant et valorisant. Puisque sans activité productive, il préférait rester à la charge des bienfaiteurs, en ésidantr dans un lieu appeléAs-Soffah attaché à la mosquée/Al-Jami’i du prophète et réservé aux compagnons sans domicile.


Il reconnaissait dans des Hadiths authentiques (!) et donc considérés comme avérésu’ilq suivait les gens, comme Omar Ibn Al Khattab et Jafar Ibn Abi Taleb, dans les rues jusqu’à leurs demeures en mendiant, qu’il s’invitait abusiv ement chez eux, qu’il faisait semblant de vouloir apprendre le Coran, qu’en vérité il ne cherchait qu’à mettre ces hôtes/cibles dans des situations embarrassantes pour qu’ils lui donnent de quoi se nourrir et se vêtir(5). Néanmoins, je ne suis pas en train de me moquer de la pauvreté supposée de Abou Hourayra. Ce qui m’intéresse dans son histoire c’est -1) de comprendre les raisons pour lesquelles il fut envoyé si loin de Médinequelques mois après son arrivée et –2) pourquoi pas de réussir à mettre la main sur la clef qui nous permettra enfin d’enrichir notre compréhension de ce personnage paradoxal, énigmatique et pourtant très présent dans l’inconscient collectif des sunnites.
3- Et aussi un peu de mathématiques, s’il vous plaît !

Une troisième version conclut que Abou Hourayra n’était pas du tout compagnon du prophète ! Il s’agit de l’un des résultats de recherches comparatives conduites par l’universitaire marocain Mustapha Bouhandi qui figure dans son livre (1) mentionné précédemment et qui a pu provoquer, depuis quelques années, la colère des imams marocains ! Bien que Bouhandi n’ait fait que rassembler et recouper les différentes informations, dévoilées intégralement parAbou Hourayra, et qui figurent bel et bien dans les références historiques reconnues par les sunnites,en respectant minutieusement les règles d’investigation et de recherche historique, pour pouvoir aboutir enfin à de telles conclusions !


Bouhandi nous propose un moment « mathématique » agréable isantv à préciser exactement l’année du calendrier hégirien(2) durant laquelle Abou Hourayra a pu embrasser l’islam, en partant des données suivantes :

Premièrement : « Le prophète est décédé en l’an 10 ou 11 de l’hégire ». (3)


Deuxièmement : « A l’annonce de sa nouvelle conversion Abou Hourayra confirmait avoir entre 33 et 39 ans ». (4)


Troisièmement : « Il a vécu, selon les différentes versions, entre75 et 78 ans ». (5)


Quatrièmement : « Il est décédé entre l’année 57 et l’année 60 l’hégirede ».(6)


En quelle année hégirienne Abou Hourayra s’est-il converti à l’islam ? S’interrogeait l’universitaire marocain !


Pour répondre à cette question en 4 pages de son livre, Bouhandi a fait appel à quelques connaissances élémentaires de mathématiques, en l’occurrence les opérations d’addition et de soustraction, au risque même de ne pas permettre à quelques imams traditionnels – vieux routiers de la manipulation des textes et non pas des chiffres et qui l’ont de ce fait critiqué et maudit du haut de leurs tribunes hebdomadaires – de suivre sa logique !

Pour faciliter la compréhension du travail de Bouhandi à l’ensemble des lecteurs, je me suis amusé à le décliner sous forme d’étude de cas, en upposant que Abou Hourayra ait vécu 78 ans. Les conclusions ne changeront pas si l’on suppose qu’il ait vécu 75 ans.


Mes 4 cas de figures sont les suivants :


1er cas : (Conversion à l’âge de 33 ans et décès en l’an 57 d e l’hégire)


Abou Hourayra a vécu « musulman » pendant45 ans

Car : 78 – 33 = 45


L’année de sa conversion est 12 hégirienne.

Car : 57 – 45 = 12


Les hadiths ou en un terme plus approprié : La grande corruption de l'Islam Abouhourayra-img3-lbl

Partie II a suivre...
Conclusion :

Abou Hourayra s’est converti à l’islam en l’an    12 de l’hégire.

Un à deux ans après la mort du prophète.



2ème cas : (Conversion à l’âge de 33 ans et décès en l’an 60 d e l’hégire)

Abou Hourayra a vécu « musulman » pendant45 ans

Car : 78 – 33 = 45

L’année de sa conversion est 15 hégirienne.

Car : 60 – 45 = 15


Conclusion :

Abou Hourayra s’est converti à l’islam en l’an    15 de l’hégire.

Quatre à cinq ans après la mort du prophète.



3ème cas : (Conversion à l’âge de 39 ans et décès en l’an 57 d e l’hégire)


Abou Hourayra a vécu « musulman » pendant39 ans.

Car : 78 – 39 = 39

L’année de sa conversion est 18 hégirienne.

Car : 57 – 39 = 18


Conclusion :

Abou Hourayra s’est converti à l’islam en l’an    18 de l’hégire.

Sept à huit ans après la mort du prophète.


4ème cas : (Conversion à l’âge de 39 ans et décès en l’an 60 d e l’hégire)

Abou Hourayra a vécu « musulman » pendant39 ans

Car : 78 – 39 = 39

L’année de sa conversion est 21 hégirienne.

Car : 60 – 39 = 21


Conclusion :

Abou Hourayra s’est converti à l’islam en l’an    21 de l’hégire.

Dix à onze ans après la mort du prophète.

Ce dernier cas de figure me semble le moins plausible car il y a d’autres éléments de sa biographie qui montrent qu’il fut nommé gouverneur de Bahreïn par Omar Ibn Al Khattab en l’an 20 de l’hégire, ce qui signifie qu’il s’est converti à l’islam bien avant cette date !


De ces calculs, rassemblant et recoupant des informations rapportées, en grande partie, par

Abou Hourayra et par d’autres récits historiques sur sa vie, l’universitaire Bouhandi conclut que celui-ci n’a embrassé l’Islam en vérité que pendant quelques années(7), de deux à dix ans, après la mort du prophète Mohammed. Et ce, juste avant ou pendant le mandat du deuxième calife Omar Ibn Al Khattab.


Continuer à prétendre, désormais, qu’il était compagnon intime et permanent du prophète ne tient pas debout et manque cruellement de crédibilité et de solidité historique. Par conséquent, il n’a jamais été le compagnon rapproché du prophète comme cela est confirmé dans certains Hadiths qui se présentent comme des références authentiques et immuables !
4- Était-il compagnon ou imposteur ?

Au-delà des calculs mathématiques élémentaires quirisquent de froisser la sensibilité littéraire de certaines âmes – mais calculs mathématiques élémentaires qui eux, au moins, ne peuvent pas mentir ! –, si Abou Hourayra était vraiment un voire le compagnon intime du prophète, comment explique-t-on son absence au moment de la mort de son maître Mohammad ? Car la moindre des choses eut été de rendre compte de cetévénement douloureux et marquant pour toute une communauté. Pourquoi n’a-t-il pas rapporté de Hadiths traitant les détails des derniers jours de la vie du prophète et ce qui s’est passé le jour de son décès (1) ? Comment explique-t-on son mutisme, lui qui aimait rapporter la tradition, lui qui n’a pas rendu compte des débats politiques (2) qu’a connut Médine le jour même de la mort du prophète et qui avaient conduit à la désignation de Abou Baker comme premier successeur du prophète à la gestion sociale, politique et économique de la cité? D’ailleurs, pourquoi n’a-t-on pas choisi Abou Hourayra comme premier calife, s’il était vraiment aussi talentueux que certains veulent nous le faire croire, c’est-à-dire « un compagnon e xceptionnel doté d’une prodigieuse mémoire, de qualités incomparables, et le gardiennfaillible de la sagesse prophétique » ?


Autre élément de réflexion : (comme je l’ai déjà mentionné dans la série «Mosquée dans la cité : réalités et espoirs»!publiée sur ce blog), le prophète administrait,chaque vendredi de son vivant, le rassemblement hebdomadaire. Et on sait que dans une année il y a bien 52 ou 53 vendredis. Si l’on admet que Abou Hourayra a effectivement accompagné le prophète, de manière permanente et ininterrompue, durant les quatre dernières annéesde sa vie, il aurait dû logiquement assister à plus de 200 rassemblements. Et puisqu’il jouissait, nous dit-on, de cette mémoire si prodigieuse et d’une volonté inflexible visant à préserver le patrimoine et la parole prophétique (présumée deuxième source de lareligion islamique), il aurait dû normalement nous rapporter sans faute l’intégralitédes 200 discours ou débats publiques correspondant à tous ces 200 vendredis !


Où sont donc passés ces discours et le contenu de ces débats publics ? Comment se fait-il que Abou Hourayra n’ait rapporté le contenu d’aucun discours hebdomadaire et le rapport détaillé d’aucun échange ? Ces discours et ces échanges ne méritaient-ils pas d’être transmis aux générations futures au même titre que l’histoire passionnante de la vache qui parle ?


Les seuls discours dits prophétiques que l’on retrouve aujourd’hui à la lecture des livres de biographie de Mohammad sont, en effet, son discours prononcé lors de sonPèlerinage de l’Adieu (3) en l’an 10 de l’hégire et quelques rares passages tirés d’autres discours mais qui ne représentent en réalité que 2 % de l’ensemble des Hadiths rapportés ! Mais Abou Hourayra a-t-il accompagné le prophète lors de son dernier pèlerinage puisque ce n’est pas lui qui a rapporté ce discours (4) ?
5- La fabuleuse histoire et fable de la cape magique !

Face aux critiques nombreuses et incessantes, Abou Hourayra éprouva de plus en plus le besoin de se justifier en tenant un discours visant à faire taire les soupçons des uns et des autres. Le voici (1) : « Vous dites qu’Abou Hourayra abonde trop dans la transmission des Hadiths du prophète. Eh bien ! Mes compagnons immigrés [les Mouhajiroun] étaient occupés par leurs commerces dans les marchés et mescompagnons indigènes [les Ansâr] faisaient accroître leurs richesses (Et dans une autre version, les Ansâr étaient occupés par leurs terres). Pendant ce temps, j’étais un homme pauvre qui ne se détachait pas du Messager de Dieu. Je tenais à être toujours présent quand eux s’abstenaient et je retenais dans ma mémoire quand eux oubliaient. Et puis un jour, le prophète nous a dit : Que celui qui étale devant moi son habit tout en écoutant maparole (Hadith) puis le retire à lui, celui-ci n’oubliera jamais ce qu’il aura entendu de moi. J’ai alors étalé ma cape et il m’a dit des Hadiths, puis je l’ai retiré à moi. Par Dieu ! Depuis, je n’ai rien oublié de ce que j’ai entendu du prophète. De plus, je ne vous aurais jamais rapporté des Hadiths si cela n’était pas une obligation, car Dieu dit : « Ceux qui dissimulent ce que nous avons fait descendre de preuves et de guidance, après même les avoir explicitées aux hommes dans l’Ecriture, ceux-là Dieu les maudit, et les maudisse qui les ma udira » (2) »


Il reconnaissait, en bref, dans ce récit qu’il faisait l’objet de critiques incessantes de la part de ses contemporains. En riposte à leurs attaques, il a essayé de redorer son image tout en dénigrant implicitement les actions de ses autres compagnons pour lesquels, selon lui, l’apprentissage du savoir prophétique n’était qu’activité subalterne. Puisque, toujours selon Abou Hourayra, les uns et les autres étaient pris par le commerce, l’agriculture et les richesses de ce bas monde. En plus, il soupçonnait ces mêmes compagnons d’omettre ce savoir et de manquer à leurs obligations quant à sa transmission aux générations futures, en dissimulant ce qui devait être propagé. Pour lui, qui a même oséinsia se hisser au même rang que Dieu, ceux-là méritaient d’être maudit s: « Dieu les maudit, et les maudisse qui les maudira » !


Par ailleurs, le Coran témoigne en faveur de certains hommes qui glorifient Dieu matin et soir dans Ses Maisons, Il dit : « C’est cette lumière qui éclaire les temples que Dieu a permis d’élever afin que Son Nom y soit invoqué, et où Leglorifient, matin et soir, des hommes qu’aucun négoce ni transaction ne détournent de lajoie d’exalter le Seigneur, d’accomplir la prière et de faire l’aumône, car ces hommes redo utent un jour où les cœurs seront bouleversés et les regards annihilés d’épouvante» (3). En recoupant ce signe coranique avec le témoignage deAbou Hourayra de nombreuses questions surgissent spontanément :


Les compagnons du prophète étaient-ils tous à l’image de ce que décrivait Abou Hourayra ou au contraire reflétaient-ils cette image du dévouement sans limites qu’inspire ce signe coranique ? Est-ce vrai que des compagnons (comme Abou Baker As-Seddik, Omar Ibn Al Khattab, Ali Ibn Abi Taleb…) oubliaient ce que leur enseignait le prophète, a  u moment où

Abou Hourayra s’en rappelait ? Est-ce vraisemblable que ces compagnons manquaient à leurs obligations de transmettre le savoir prophétique : le Coran ? Est-ce vraisemblable que ces compagnons dissimulaient ce que Abou Hourayra avait choisi de diffuser ? De quelle(s) dissimulation(s) parle-t-on, parce que le signe coranique cité justement par Abou Hourayra parle explicitement de la dissimulation du Coran (l’Ecriture) et non pas d’autres textes – Hadiths en l’occurrence ?


Et cette histoire magique – pour ne pas dire supers titieuse – de la cape que Abou Hourayra avait étalé devant le prophète, n’est-elle pas montée de toutes pièces parAbou Hourayra ? Pourquoi personne d’autre n’en a-t-il parlé ? Pourquoi les autres compagnons n’ont-ils pas étalé leurs habits afin de « collecter » un maximumde savoir prophétique ? Si le prophète avait fait un don « magique » à Abou Hourayra pour lui permettre de ne plus rien oublier de ses enseignements, pourquoi celui-ci n’a-t-il pas alors appris le Coran par cœur (4) ? Le prophète cachait-il des enseignements sur ses compagnons pour les apprendre exclusivement à Abou Hourayra ?  Profitait-il de l’absence de ses compagnons pour rester en tête-à-tête avec Abou Hourayra ? N’éduquait-il pas les compagnons pour qu’ils aillent travailler et qu’ils puissent ainsi subvenir à leurs besoins élémentaires (5) ? N’avait-il rien d’autre ou de mieux à faire que de rester avec Abou Hourayra ? Et ses enfants (6), ses femmes, ses proches, où étaient-ils pendant que le prophète restait en tête-à-tête avecAbou Hourayra ?...


On s’aperçoit sans trop de difficulté, et avec un minimum de bonne foi, que Abou Hourayra n’est absolument pas crédible. Car, même en supposant qu’il ait collé au prophète pendant les 3 dernières années de sa vie, il y a de nombreux éléments objectifs de la biographie du prophète qui rendent ses prétentions inacceptableset même insupportables tant à l’égard du prophète que de ses compagnons. Une simple lecture des chapitres de la biographie prophétique correspondant aux 4 dernières années desa vie – bien que l’écriture et la transcription de celle-ci soulèvent également moultinterrogations – montre que le prophète avait d’autres obligations que de rester en compagnie de Abou Hourayra pour lui raconter des histoires insensées et à la limite de la superstition dignes de la cartomancie ou du père Noël !

En effet, bien que cette biographie soit écrite principalement sous l’angle guerrier (7) pour servir, comme nous le verrons au chapitre 9, la propagande « va-t-en-guerrière » des Omeyyades, elle aide néanmoins à mieux approcher le quotidien éreintant du prophète. Il se trouve qu’à partir du premier mois de l’année 7 de l’hégire (Muharram) jusqu’à sa mort en début de l’année11, le prophète – déjà âgé de 60 ans ! – avait un emploi du temps harassant et rigoureux. Car en plus des 29 expéditions défensives (Cool, déployées en cette période, dont le nombre de combattants variait de 10 à 3000 personnes (9), le prophète a dirigé en l’an7 une armée de 1600 personnes durant la bataille de Khaybar (10). Il a organisé le petit pèlerinage (Umra) à la Mecque avec 2000 personnes (11). Il a envoyé des émissaires diplomatiques (12) aux différents rois et empereurs persans, byzantins, coptes…


Après 7 ans d’exil à Médine, il a conduit la prise de la Mecque (Al Fath), à la tête de 10.000 hommes (13), en l’an 8 de l’hégire. Il a dirigé la bataille deHunayn et le siège de Ta’if à la tête de 12.000 hommes (14) et une marche vers Tabûk au nord de la péninsule avec30.000 hommes(15). (16)Tout au long de l’an 9, baptiséAnnée des députations , il est resté à Médinepour recevoir les émissaires des tribus de la péninsule arabe, afin de conclure avec eux des alliances régionales et de signer des conventions de paix. C’est la raison pour laquelle il n’a pas pu guider les pèlerins à la fin de cette année, et c’est pour cela aussi qu’il a chargé Abou Baker As-Seddik d’accomplir cette mission, tandis que lui restait à Médine pour continuer d’accueillir des émissaires tribaux (17).


En l’an 10, il a conduit des dizaines de milliers de pèlerins pendant son Pèlerinage de l’Adieu qui était l’un des derniers grands moments de sa vie de prophète et de Messager, puisque Mohammed mourut quelques semaines plus tard (18).


Que de grandes entreprises qui demandaient de la disponibilité, de la planification, de la maîtrise des données objectives de la péninsule arabe et de ses alentours, de la vigilance à l’égard des menaces et des dangers venant de tous bords et qui planaient sur Médine, de l’orientation et de l’éducation de ses compagnons pour réussir une mission compliquée, dont les paramètres se multipliaient proportionnellement avec l’élargissement de la communauté. 24

Ce faisant, le plus dur n’était pas le fait de réusir en soi mais d’assurer, dans un premier temps, la sécurité de la communauté naissante, d’avancer sans faire trop de dégâts, sans trahir les valeurs ni violer les principes de son propre message et, dans un deuxième temps, d’éduquer les gens à l’humilité, à la modestie et à ne pas transformer les réussit es de la veille, en échecs douloureux et inhumains des lendemains... comme à l’image de ce qui arriva quelques heures seulement après sa mort, au moment de la désignation du premier calife !(19)


Le prophète se chargeait, en plus, de la gestion sociale de Médine qui représentait une terre d’accueil pour une immigration massive et hétéroclite (20), immigration qui posait de réels problèmes sociaux, économiques et culturels. Et d’ailleurs, Abou Hourayra prétendait être l’un des « sans domiciles fixes » de l’époque, au beau milieu d’un groupe de 70 personnes (21) qui s’abritaient dans l’annexe de la mosquée/Al-Jami’i et dans l’attente d’une solution économique et sociale trouvée par le prophète. Sansoublier bien sûr que Mohammad avait aussi une vie privée, neuf ou dix foyers conjugauxà gérer financièrement et surtout à combler d’amour et d’attention. En plus, il entretenait un cycle spirituel exigeant (22) en sa qualité de Messager, priant toute une grande partie de la nuit. De surcroît, il ne dormait que peu de temps, pour accomplir dès l’aube la prière et s’attaquer ensuite à la gestion des affaires de la cité : assurer sa sécurité, garantir à tout un chacun de quoi faire et survivre au jour le jour…


Il me semble que Mohammad qui assurait toutes ces fonctions, toutes ces responsabilités complexes et qui devait accomplir sa mission parfaitement en donnant l’exemple aux autres et en enseignant (23) le sens de la responsabilité, de la perfection, dela justice, de la solidarité, de la bonté… ne pouvait que manquer cruellement de tem ps. Et même s’il disposait de quelques minutes de répits de temps à autre, il me semble qu’il ne les consacrait pas à raconter à Abou

Hourayra des histoires superstitieuses et des fables surréalistes qui, dépossédées du caractère sacré et dogmatique, ne pourraient éventuellement ueq servir les enfants en stimulant leurs sens de l’imagination et de l’affabulation. Toute a ffabulation qui, si on lui attribue un caractère sacré et dogmatique qu’elle ne possède enaucune façon, conduira nécessairement à une double catastrophe intellectuelle et éthique de tous ces « petits » enfants devenus, au moins dans leurs apparences physiques, des « grands » adultes. Car lorsque l’on doit hélas en arriver là, il ne reste plus qu’un seul mot d’ordre actuel : gare aux mythomanes !


Quoi qu’il en soit, Abou Hourayra, à travers les éléments connus de son identité, nous met face à des décisions et des choix cruciaux à faire absolument et en tout état de cause. Et ce, pour mieux comprendre ses prétentions et ses aspirations dans le passé et aussi pour mieux 25

évaluer l’ensemble de ses récits/Hadiths qui sont considérés comme deuxième source de l’islam par les « mollahs » sunnites dans le cadre de toutes leurs institutions.


En effet, si ce personnage était bien le compagnon intime du prophète, pourquoi a-t-il alors donné des versions contradictoires, pour ne pas dire mensongères, sur des éléments de sa propre biographie (son nom, son âge, l’année de sa conversion par exemple) ? Comment peut-on prétendre avoir une mémoire prodigieuse et infaillible retenant des milliers de Hadiths, sachant que la moindre des choses est d’abord de se rappeler des éléments de sa propre vie, et au détail près ? Doit-on croire une personne sur parole sachant qu’elle a menti sur son passé ? Au final, cette personne est-elle crédible ? Ma réponse est bien sûr que non !


Et si au contraire Abou Hourayra n’était pas du tout un compagnon du prophète, comme cela a été démontré par les travaux deMustapha Bouhandi, qu’allons-nous faire alors de l’ensemble de ses récits mensongers ? Allons-nous continuer à considérer le recueil de Al

Boukhari comme « la » deuxième source sûre (24), sacrée et infaillible de l’islam sunnite, sachant que plus de 26% de ses Hadiths sont rapportés par Abou Hourayra ? La même question vaut pour les présumées « Authenticités de» Mouslim composées à plus de 68% des récits deAbou Hourayra ? Devons-nous revoir les éléments de nos religiosités respectives, en terme de compréhension comme en terme de pratique cultuelle, qui sont basées sur des récits de Abou Hourayra ? Qui pourra continuer de croire en un Dieu taillé sur mesure par l’imagination mythique, débordante et farfelue de Abou Hourayra ? Allons-nous continuer à transmettre à nos enfants l’islam version Abou Hourayra, comme les mensonges sur le père Noël et avec tous les dangers que cela comporte en terme de perte totale de la confiance ? ...


Autant de questions qui sont occultées désormais par les Abou Hourayra(s) contemporains qui passent les plus clairs de leurs temps cultuels à vouloir maintenir les gens dans l’illusion grossière et néfaste d’une « religion armée », alors qu’autrefois, comme nous allons le voir, ce même personnage provoquait déjà de son vivant les soupçons des uns et les colères des autres.
6- Des soupçons de Aïcha …

Les historiens et biographes nous racontent que la mère des croyants, Aïcha, vécut avec le prophète plus de 8 ans avant qu’il ne la quitta, alors qu’elle semble avoir eu l’âge de 18 ans (1). 8 ans est une durée relativement suffisante pour connaître de plus près le prophète

Mohammad plus que n’importe quelle autre personne, en faisant évidemment abstraction de ses autres femmes, de ses enfants, de ses proches et de tous ses compagnons familiers.


Il se trouve que les récits de Abou Hourayra l’ont interpellé à maintes reprises. Que ce soit par leurs quantités astronomiques ou par leurs contenus suspects (2) ! En effet, après la mort du deuxième calife, Omar Ibn Al Khattab, survenue en l’an 23 de l’hégire, douze ans après la mort du prophète, Abou Hourayra commença à diffuser en toute liberté des contes – dits

Hadiths – en se présentant toujours comme le compagnon à l a prodigieuse mémoire inégalée et en faisant passer ses élucubrations pour des citations prophétiques insoupçonnables (3) !


Un jour, Aïcha reprocha à Abou Hourayra le fait de ne plus cesser de raconter aux gens des récits suspects. Et Abou Hourayra de lui répondre : «Au moment où j’accompagnais le prophète de plus près pour apprendre ses Hadiths, oi,t tu t’occupais plutôt de ton miroir, de ta boîte à khôl et de tes crèmes de beauté » (4). Prononcée par Abou Hourayra à l’égard de l’une des mères des croyants (!), cette réponse, incontestablement éloquente et respectueuse, montre à quel point ce personnage posait déjà de sérieux problèmes à son époque et à celle qui faisait partie de la sphère privée et intime duprophète : l’une de ses propres femmes.


Or, le prophète cachait-il des Hadiths à ses propres femmes pour ne les divulguer exclusivement et en toute discrétion qu’à Abou Hourayra ? Aïcha préférait-elle s’intéresser à sa beauté plutôt qu’à l’apprentissage du savoir de son mari ? Aux yeux de Aïcha, les produits cosmétiques étaient-ils plus intéressants que les agesses prophétiques comme osait le prétendre et même le lui reprocher inélégammentAbou Hourayra ?...


Un autre événement survînt quelques années plus tard, vers l’an 43 de l’hégire, opposant de nouveau Aïcha à Abou Hourayra. Il s’agit d’un Hadith - compilé dans les « Authenticités » de

Mouslim et dans le « Mousnade » de Ahmed Ibn Hanbal - que Abou Hourayra a rapporté et aussitôt réfuté parAïcha, seulement quelques jours plus tard !

Abou Hourayra racontait que le prophète avait dit ceci : « Celui qui se réveille un matin du

mois de ramadan souillé à la suite d’un rapport charnel avec sa femme, doit s’abstenir de

jeûner » (5). Lorsqu’elle entendit parler de ce Hadith, Aïcha démentit immédiatement cette information en s’appuyant non seulement sur sa connaissance de ce que faisait le prophète dans de telles situations, mais aussi sur le témoignage de Oum Salama, une autre femme du prophète. Toutes les deux témoignèrent dans unHadith compilé dans les « Authenticités » de

Al Boukhari et de Mouslim que : « Il arrivait que le prophète se réveillait le matin souillé à

la suite d'un rapport charnel, et malgré cela il poursuivait son jeûne » (6) !


Abou Hourayra se trouva pris au piège de ses propres dires puisque son Hadith fut démenti par deux des femmes connaissant le prophète mieux que lui, et sur un sujet qui les concernaient de près. Néanmoins, il réussit tout demême à trouver malicieusement une issue de secours en prétendant que ce n’était pas lui quiavait entendu le prophète dire cela mais qu’un autre compagnon, nommé Al Fadl Ibn Abbas (7) , l’avait entendu et le lui avait rapporté ! Et puisque Al Fadl Ibn Abbas était déjà mort depuis 25 ans (Cool il n’existait évidemment plus aucun moyen de vérification maisAbou Hourayra s’épargna l’opprobre ! En fait, au lieu de reconnaître son erreur, il préférafaire porter ce mensonge sur le dos d’un défunt. Après tout, pourquoi pas ?


Un autre Hadith traitant de la poésie, rapporté parAbou Hourayra était aussi sujet à la critique et à la rectification par Aïcha. Abou Hourayra rapportait que le prophète avait dit un jour : « Il

vaut mieux pour un homme que sa cavité soit rempliede pus et de sang plutôt qu’elle soit

plein de poésie» (9). Hadith qui peut signifier un rejet absolu de la poésie par le prophète ! En entendant ce Hadith, Aïcha réagit de nouveau sans attendre, en soupçonnant Abou Hourayra de ne pas transmettre exactement ce qu’avait dit le prophète. Ainsi elle rectifia ce Hadith en disant : « Il vaut mieux pour un homme que sa cavité soit remplie de pus et de sang plutôt

qu’elle soit pleine de poésie blasphématoire à mon égard !» (10) Elle précisa donc que la poésie remise en cause était celle qui se moque etqui dénigre le prophète, puisqu’il s’agissait selon Aïcha et dans l’esprit de son mari de dénoncer la poésiediffamatoire et non la poésie dans l’absolu, comme l’avait prétendu Abou Hourayra.


(5).
7-  … à la colère de    Omar !

Entre le deuxième calife Omar Ibn Al Khattab et Abou Hourayra les relations étaient très tendues ! Voilà ce que nous racontent les historien s de cette époque. Et ce, pour 2 raisons essentielles : la première était en relation direct avec la quantité et la contestation des contenus des récits de Abou Hourayra, la seconde concernait l’honnêteté et la confiancedans lesquelles Abou Hourayra, nous allons le voir, n’étaient pas non plus un exemple à suivre…


Selon  les  historiens,  Omar  Ibn  Al  Khattab  avait  nommé Abou  Hourayra  gouverneur  de

Bahreïn en l’an 20 ou 21 de l’hégire (1). Et ce, après la mort de l’ancien gouverneur Abou Al

Alaa Al Hadramiy qui avait été, lui, nommé directement par le prophète Mohammed. Omar s’appuyait pour faire ce choix sur le fait que Abou Hourayra faisait partie de l’équipe qui accompagnait Al Hadramiy bien que les habitants de cette contrée ne le connaissaient que comme muezzin [celui qui fait l’appel à la prière] (2) – et non comme imam [celui qui conduit la prière] – dans l’une de leurs mosquées.


On citait aussi d’autres critères qui motivaient ce choix, parmi lesquelles figurait la volonté de

Omar de garder les gens d’expérience et de confiance proche de la direction centrale située à

Médineet de nommer gouverneurs des contrées lointaines des personnes relativement jeunes pour acquérir de l’expérience(3). Abou Hourayra rentrait dans cette catégorie puisqu’il était âgé de moins de 40 ans au moment de sa nomination et qu’il n’était pas du tout expérimenté pour rester à Médine à côté du calife, à l’image de Ottmane, de Ali et bien d’autres compagnons.


Deux ans plus tard, Omar releva Abou Hourayra de ses fonctions parce que ce dernier s’était constitué quelques richesses personnelles en faisant mauvais usage de l’argent public et nomma alors Ottmane Ibn Abi Al Asse At-Takafi (4) à la place de cet indélicat.


D’après plusieurs versions, Abou Hourayra avait détourné quelquesmilles dinars de l’argent

public    collecté    auprès    des    musulmans    et    correspondant,    entre    autres,    à    leurs    zakat

L’essentiel n’est pas de savoir exactement et à la virgule près la somme détournée parAbou Hourayra mais plutôt de s’arrêter sur le fait accompli. Et qui vole un œuf vole un bœuf !

A son arrivée à Médine, il dut s’expliquer et rendre compte de cette affaire devant Omar le calife. L’entretien se passa très mal entre les 2 hommes. On raconte que Omar dit à Abou Hourayra : « Ennemi de Dieu, ennemi de son Livre ! As-tu osé voler le bien de Dieu ? Sinon, d’où as-tu les dix milles ? » (6) Et Abou Hourayra lui répondit : « Je ne suis ni l’ennemi de Dieu ni l’ennemi de son livre. Je suis plutôt l’ennemi de leurs ennemis et je ne suis pas celui qui vole le bien de Dieu ! Quant à c es dix milles, il s’agit des chevaux qui se sont reproduits et des dons qui se sont succédés duciel !» (7), comme si auparavant, ce dernier avait été propriétaire de chevaux et commesi du ciel, l’or et l’argent pleuvaient !


Dans une autre version, Abou Hourayra justifiait l’acquisition de ces biens par les bénéfices de ses activités commerciales à Bahreïn, en provoquant ainsi la colère de Omar qui répliqua : « Nous vous avons nommé gouverneurs et pas commerçants ! » (Cool. Ensuite Omar contraignit

Abou Hourayra, cette fois-ci par la force, à rendre cet argent in du à Bayte’mal al mouslimine

– le « Trésor public » de l’époque (9). Il le mit à sang en le fouettant violemment pour donner ainsi l’exemple aux autres gouverneurs. Et il le menaça même d’expulsion vers son pays natal, le Yémen, pour y goûter une nouvelle fois la misère et pourquoi pas, pour y conduire les « ânes » de cette région au pâturage au lieu de gou verner les affaires humaines. (10)


Une deuxième affaire opposa une nouvelle fois les deux hommes lorsque Abou Hourayra commença à diffuser abondamment et en public des contes, récits et autres sornettes, qu’il attribuait sans aucun scrupule au prophète Mohammad. Omar contesta les contenus et la quantité de ces récits puisqu’il avait accompagnée lprophète de très près pendant18 ans et qu’il était donc en mesure de discerner le vrai du faux dans les récits deAbou Hourayra !


Omar décida d’interdire catégoriquement àAbou Hourayra de raconter tout et n’importe quoi sur le prophète au risque même d’encourir le châtiment corporel et l’expulsion de Médine. On peut reprocher tout de même à Omar cette mesure limitative de la liberté d’expression mais lorsque l’on voit les dégâts que causent aujourd’hui les récits de Abou Hourayra aux quatre coins du monde, on peut comprendre l’intérêt d’unetelle mesure sans pour autant l’admettre ou l’admirer sur la forme. Je veux surtout attirer l’attention du lecteur sur tous ces récits des
Hadiths appelant à la haine, à la misogynie, aux meurtres    et au trouble à l’ordre public. (11)


Ad-Dahbi rapporte dans ses biographies que Omar tenait Abou Hourayra en menaçant de l’expulser. Omar disait à Abou Hourayra: « Soit tu mets un terme à tes contes soit je vais te
renvoyer à ta tribu Daous au Yémen ! » (12). Quant à Ibn Abi Al Hadid, il rapporta ces propos de Omar à Abou Hourayra, dans son livre explicatif de Nahj Al Balagah écrit paraît-il par Ali

Ibn  Abi  Taleb  : « Mets    un  terme  à  tes  contes  nombreux  car  il  se  peut    que  tu  sois

mythomane !»(13).


Omar Ibn Al Khattab appelait les gens à lire le Coran et à se contente r exclusivement de ses contenus, sans aller chercher d’autres informations superfétatoires. Et c’est justement l’attitude que l’on trouve décrite dans le recueil d’ Al Boukhari. En effet, Abdallah Ibn Abbas

(14) rapporta un Hadith évoquant les derniers moments du prophète(15). Ce Hadith laisse à penser qu’avant la mort de celui-ci, il ordonna à c es compagnons de lui ramener de quoi écrire un autre livre – autre que le Coran ! – qui garanti rait aux gens la guidance et qui leur ferait éviter les conflits, comme si le Coran seul n’y suffisait pas. Et c’est Omar, selon ce Hadith, qui empêcha le prophète d’écrire un tel livre et qui lui rappela que le Coran était déjà amplement suffisant ! D’autres disent qu’il ne s’ag issait pas d’un livre, à proprement parler, mais plutôt d’un testament – wassiyyah en arabe – à dimension politique désignant le nom du calife qui allait lui succéder.(16)


Néanmoins, il n’est pas question pour l’instant d’analyser de plus près ce Hadith, ni de montrer son insolence à l’égard du prophète ni de découvrir de plus près le personnage de

Abdallah Ibn Abbas qui présentait des similitudes comportementales et idéologiques avec

Abou Hourayra à plusieurs niveaux. Ce qui m’intéresse le plus, c’est l’attitude de Omar envers le Coran et envers la diffusion des Hadiths. En optant exclusivement pour le Coran, des contemporains peuvent en déduire à travers cette attitude que Omar était un coraniste affirmé(17) et hostile à ladite sunna prophétique.


En outre, une décision fût prise. Omar empêchaAbou Hourayra de diffuser ses contes. Et ce ne fut qu’après la mort de Omar que Abou Hourayra put de nouveau renouer avec ses mauvaises et vieilles habitudes ! Selon Ibn Kathir dans Al Bidayah wa An-Nihayah, il disait : « Nous ne pouvions rapporter les Hadiths du prophète qu’après la mort de Omar qui nous
faisait craindre son fouet et sa colère ! » (18). Ce que confirmait des siècles plus tard le syrien

Mohammed Rachid Reda(19) (1865 - 1935), qui fut l’un des principaux maîtres  de l’imam

Hassan Al Banna le fondateur des Frères Musulmans, et qui avait écrit dans sa revue Al-Manar : « Si Omar Ibn Al Khattab avait vécu jusqu’à la mort de Abou Hourayra,

certainement on n’aurait pas eu tous ces Hadiths ! » (20). Dans ce cas de figure, y’aurait-il eu quelque chose que l’on aurait nommée sunna ? L’islam serait-il pour autant incomplet en l’absence des Hadiths de Abou Hourayra ?...

Au vu de ces informations historiques, il est manifeste que Omar désapprouvait totalement les récits de Abou Hourayra ! Par conséquent, pourquoi Omar le soupçonnait, le frappait et le menaçait-il si ce dernier était vraiment l’un des compagnons de confiance permanent et proche du prophète ? Pourquoi n’a-t-il pas fait de lui l’un de ses consultants privilégiés, puisqu’il prétendait être l’hériter du savoir et dela sagesse prophétique ? Et siAbou Hourayra avait reçu le mandat de diffusion de ce savoir comp lémentaire, pourquoi a-t-il renoncé devant les menaces de Omar sachant que le prophète n’a renoncé devant aucunemenace ? Est-ce cela le bon exemple ? La vérité ne mérite-t-elle pas d’être dite au risque même de se voir infliger toutes sortes de tortures ?...

On raconte, par ailleurs (21), que Omar allait demander l’avis des femmes du prophète et de certains compagnons pour savoir comment gérer des ituations et quelles décisions prendre pendant son mandat de calife, en s’inspirant justement du comportement et de la sagesse prophétique. Les femmes du prophète et les compagnons de confiance rapportaient des informations et même des citations prophétiques pour aider le calife à faire le bon choix.

S’agit-il là de deux poids deux mesures de la part    de Omar ? Je ne le pense pas ! Puisque Omar faisait bien la distinction entre le Coran d’un cô té, comme texte révélé, source d’orientations générales, les sagesses prophétiquesqui, d’un autre côté, pouvaient, à un moment donné, apporter un éclairage pratique et procédural. Et c’est justement ce que demandait Omar aux différents consultants qui rapportaient des paroles de sagesse ne contredisant ni le texte ni l’esprit du Coran et qui sont restées jusqu’à aujourd’hui source d’inspiration et d’admiration. Par contraste saisis sant, les Hadiths rapportés par Abou Hourayra sont loins de refléter cette sagesse et cette fidélité à la révélation coranique.


Enfin, entre les récits de Abou Hourayra et les témoignages des proches du prophète, l’invraisemblance est plus que parfaite. Pourquoi donc de tels écarts ? D’où Abou Hourayra puisait-il ses contes et ses fables ? Qui était (étaient) son (ses) maître(s) penseur(s) ? Quelles étaient ses sources d’informations authentiques ?
8- Enseignements prophétiques ou récits talmudiques?

En réponse à ces questions, des historiens mettent l’accent sur un élément important qui souligne le rapport suspect qu’entretenait assidûment Abou Hourayra avec un rabbin talmudiste, nomméKaâb Al Ahbar . (1)


Celui-ci s’affichait publiquement comme converti à l’islam, depuis le mandat de Omar, mais qui ne l’était peut-être que pour s’infiltrer au sein de la communauté médinoise pour des raisons purement stratégiques (2). Une manœuvre singulière à ne pas mettre, peut-être, sur le compte d’une quelconque théorie du complot juif millénaire, opposant « musulmans » et « juifs », mais qui s’éclaire à la lumière des éléments politiques et des données militaires sur toute cette période de l’histoire, qui fut profondément marquée par des conflits opposant la communauté médinoise naissante et des tribus israélites voisines.


Kaâb Al Ahbar était un talmudiste érudit (3), originaire du Yémen tout comme Abou Hourayra(4). Après sa conversion apparente à l’islam, il se co nsacra à la diffusion de son savoir israélite dans les mosquées, en profitant des turbulences et du vide engendrés suite à l’assassinat de Omar Ibn Al Khattab (5). D’ailleurs, Kaâb faisait parti – à en croire les travaux historiques de Ibn Isshac, de At-Tabari et de Ibn Al Atir – d’une organisation criminelle secrète et pluriconfessionnelle, qui chargea le Persan mazdéen Abou Lou’alouah , vivant à Médineen captivité, d’assassiner Omar le calife (6).


A mon sens, ce crime avait 4 grands objectifs :


Premièrement, se venger de la défaite historique des Persans face à l’armée de Omar dans la guerre de Al Qadissiyah (7) en l’an 15 de l’hégire.


Deuxièmement, permettre aux Israélites de redorer un blason souillé par les défaites de leurs 4 tribus : Banou Qaynouqaâ, Banou Nadîr, Banou Koryazah et Khaybar dans les conflits qui
(Cool
les ont opposés aux Médinois du vivant du prophète .


Troisièmement, préparer le terrain pour que les Omeyyades s’emparent à nouveau des pouvoirs et des privilèges qu’ils avaient perdus au moment de la prise de la Mecque par le prophète Mohammed.  (11).

Et quatrièmement, mettre ainsi un terme à l’évolution de la construction sociale que le prophète avait entamée en faisant disparaître les diverses formes de ségrégation, d’injustice, d’esclavage, de tribalisme, sources de guerres et de chaos structurel. Ces maux sociétaux resurgiront quelques temps après la mort du prophète, pour s’accentuer davantage pendant le mandat du troisième calife Ottmane Ibn Affane (9), et avant de s’enraciner définitivement avec l’instauration violente de la dynastie o meyyade.


Politiquement, cela signifia le démantèlement inattendu de toute l’organisation mise en place par le prophète et relativement bien pérennisée parles 2 premiers califes qui lui succédèrent. En effet, la concertation dans la gestion politique et sociale de Médine céda aussitôt la place, elle aussi, à un régime oligarchique, essentiellement basé sur un esprit tribal et clanique.


Symboliquement, cela signifia le retour triomphal et en force des valeurs antéislamiques ancestrales et le vieillissement prématuré des valeurs islamiques prônées et encore récemment instituées par le prophète. L’assassinat d’Omar le calife représentait, de ce point de vue, une victoire plus que symbolique et aussi une façon de faire d’une pierre 4 coups ! Mais comment être sûr de l’implication directe deKaâb Al Ahbar dans ce crime politique ?


III To be continued...
Les historiens Ibn Isshac et At-Tabari rapportent un fait accablant qui confirme l’implication évidente de Kaâb , en le considérant comme l’un des principaux instigateurs de l’élimination physique de Omar (10).


En effet, un jour Kaâb vint rendre visite à Omar pour lui annoncer son entrée en martyre sous 3 jours ou sous 3 nuits !… Omar très surpris de cette annonce suspecte, demanda alors à Kaâb des détails supplémentaires etKaâb de lui répondre : «J’ai lu cela dans le texte de la Torah [Pentateuque] ! ». « Ah bon ! Trouvez-vous vraiment le nom de Omar dans la Torah ? » répliqua le calife. «Sûrement pas, mais j’y trouve votre descriptif ! » dit Kaâb


Le lendemain, Kaâb revint annoncer à Omar qu’il ne lui restait plus que 2 jours ! Et le surlendemain, il revint une nouvelle fois pour lui annoncer l’approche du jour « J » ! Or c’est exactement ce qu’il advint, puisqu’à l’aube de la j ournée suivante à la mosquée, Omar fut poignardé mortellement six fois par le PersanAbou Lou’alouah et qu’il succomba ainsi de ses blessures ! L’historien Ibn Saad rajoute qu’à ce moment douloureux Kaâb revint dire à Omar (12) que ses prévisions s’étaient réalisées ! On peut tout de même se demander légitimement 34 s’il s’agissait bien de prévisions nourries par des prophéties du Pentateuque ou au contraire d’un plan d’action criminelle très bien mené !


Kaâb dont les mains portaient encore les traces de sang du calife, se vit aussitôt octroyer le statut de maître spirituel et de savant érudit de ’islam ! Ces disciples se multiplièrent et parmi lesquels et pas des moindres, on retrouva « notre » fameux Abou Hourayra qui servit de canal de transmission au savoir talmudique israélite, légèrement transformé dans la forme pour finir en imposture du savoir prophétique !


Hélas, ce stratagème a prospéré depuis ce temps etjusqu’à nos jours. Car nombreux sont encore ceux qui n’arrivent toujours pas à admettre que Abou Hourayra n’était pas un lauréat de l’école prophétique mais un brillant disciple dutemple talmudique. Et pourtant Abou Hourayra ne cachait pas pour autant ses sources d’information et ses relations dans une grande intimité avecKaâb Al Ahbar !


Dans le Mowataa de Malik Ibn Anas, les Sounanes de Annassaiî, le Mousnad de Ahmed Ibn Hanbal et les Sounanes de Ad-Darimiy, Abou Hourayra confirmait ses relations avec Kaâb et racontait même qu’il était parti en voyage et à sarecherche jusqu’en Syrie pour s’enrichir de son savoir du Pentateuque et de ses connaissances talmudiques (13). Car juste après l’assassinat de Omar, Kaâb quitta Médineet s’installa à Damas en Syrie pour y devenir, « t otalement par hasard » nous dit-on, le conseiller politique de Mouawiyah qui y préparait, dès lors, les prises des pouvoirs par les Omeyyades et l’avènement de leur empire. (14)


Abou Hourayra et Kaâb se sont vus pendant un certain temps pour opérer visiblement une étude comparative entre lesHadiths de Abou Hourayra – et non pas le Coran ! – et le contenu de la Torah (15) ! Kaâb authentifia et valida ainsi ses contes et ses inventions de toutes pièces puis l’appuya en témoignant publiquement que ses Hadiths ne contredisaient pas le texte de la Torah et que Abou Hourayra était donc l’une des rares personnes (arabes) qui connaissaient la Torah pourtant écrite en hébreu et par cœur (16)!


Une autre question se pose cependant : pourquoi Abou Hourayra était-il parti jusqu’en Syrie à la recherche de ce rabbin converti ou quel savoir supplémentaire cherchait-il au juste s’il possédait  vraiment  tout  l’héritage  de  la  prophétiede  Mohammad ?  Pourquoi  était-il  allé chercher des additifs chez Kaâb  sachant que celui-ci, même en supposant que sa conversion fût sincère, ne rencontra jamais le prophète de sonvivant et qu’il n’était donc pas en mesure 35 de témoigner de quoi que ce soit ? Est-ce que l’authenticité des Hadiths de Abou Hourayra devait être évaluée par rapport à son degré d’harmonie avec l’esprit du Coran ou par rapport à sa concordance avec la Torah ? Est-il vrai que Abou Hourayra connaissait la Torah pourtant écrite en hébreu, lui qui ne savait même pas lireneu ligne du Coran, écrit en arabe, dans sa langue maternelle ? A qui faut-il encore rappeler que Abou Hourayra était analphabète et qu’il ne faisait même pas partie des gens qui connaissaient le Coran par cœur ?!


Comment explique-t-on, justement, le fait que Abou Hourayra ne connaissait pas le Coran par cœur mais qu’il connaissait prétendument la Torah ? Comment se fait-il que Abou Hourayra prétendait mémoriser les paroles du prophète par cœur mais qu’en même temps il ne mémorisait pas le Coran ? Le Coran ne méritait-il asp d’être mémorisé au même titre que les Hadiths ? Sinon, en quoi la connaissance par cœur de la To rah pouvait-elle représenter un nouvel intérêt dans l’authentification et la transmission d’un quelconque savoir prophétique ?


Par ailleurs, le fait de valoriser Abou Hourayra de cette façon, ne faisait-il pas partie de la stratégie intelligemment menée par Kaâb ? Une stratégie inaugurée par sa conversion apparente qui lui permit de gagner davantage la confiance et le pouvoir d’agir à sa guise et de diffuser en toute sécurité et impunité des conceptsplutôt proches des croyances juives que des idées contenues à un état embryonnaire dans le Coran, par une simple attribution de complaisance au prophète. Une telle aventure ne pouvait pas être menée à terme sans l’élimination physique de Omar qui, de ce point de vue, représentait un obstaclephysique réel face aux projets de Kaâb puisque Omar s’opposait farouchement à la diffusion des Hadiths de Abou Hourayra… Ledit Abou Hourayra que Kaâb – nous l’avons déjà vu plus haut - considérait comme un canal fiable et pouvant assure pareille pénétration théologique !


Comment se fait-il que Kaâb ait autant valorisé quelqu’un que Omar avait soupçonné et même frappé et qualifié de mythomane ? Doit-on prendre en compte les avertissements de Omar à l’encontre de  Abou Hourayra ou bien les éloges obséquieux que lui faisaitKaâb  ? Les Hadiths de Abou Hourayra reflètent-ils réellement les sagesses prophétiquesou bien les enseignements talmudiques qui étaient les plus opportuns pour Kaâb  ?...


On  s’aperçoit  très  vite,  en  effet,  de  l’influence,    directe  ou  indirecte,  de  Kaâb    sur  Abou Hourayra à la lecture de nombreux Hadiths présumés « authentiques », signés par ce dernier. Ces Hadiths, en vulgarisant les croyances talmudiques, témoignent de l’ampleur de la pénétration ancestrale de nombreux concepts et traditions israélites jusque dans l’inconscience collective de ladite communauté musulmane, qui reste majoritairement animée par la culture religieuse, celle-ci continuant de se diffuser en grande partie à travers ces mêmes Hadiths.


Les exemples de cette pénétration sont nombreux. Même les religieux officiels, ou reconnus comme tels, reconnaissent l’existence de cette influence nuisible mais sans en faire grand cas. Car ces mêmes religieux ne vont pas au-delà de ce constat et n’épurent pas textuellement leurs propres livres des résidus de cette influence(17). Charge donc au lecteur néophyte ou confirmé de faire ce travail critique, au risque de provoquer la colère de ces mêmes religieux ; surtout lorsque l’on pointe du doigt un personnage, hautement sacralisé, tel queAbou Hourayra !


Pour ne citer qu’un simple exemple parmi tant d’aut res, Abou Hourayra rapporta un Hadith dans les présumées « authenticités » deAl Boukhari et de Mouslim, dans lequel il affirma que le prophète Mohammed avait raconté un jour l’histoire d’un prophète israélite nomméJosué, fils de Noun. Ce dernier, étant parti en guerre, avait ordonné ua Soleil, par la grâce de Dieu, de s’arrêter pendant un moment en lui permettant ainsi d’achever son Jihad contre les ennemis de Dieu à la lumière du jour ; et Dieu, toujours selon Abou Hourayra, arrêta effectivement la course du Soleil pendant presque une journée(18)!


Comment cela est-il possible ? Le prophète pouvait-il, dogmatiquement parlant, confirmer un tel phénomène aussi extraordinaire, sachant que lui-même lisait dans le Coran et transmettait donc aux gens que : « …Il [Dieu] astreint le Soleil et la Lune à poursuiv re leurs courses, l’un et l’autre, jusqu’au terme fixé… » (19), « C’est lui qui a créé la nuit et le jour, le Soleil et la Lune, chacun voguant dans une orbite bien déterminée» (20), « Et le Soleil qui ne saurait rejoindre la Lune ni la nuit qui ne saurait devancer le jour, chaque astre devant voguer sur l’orbite qui lui est assignée ! » (21)… ? Le prophète pouvait-il transmettre quelques idées contredisant la révélation de ce qu’il recevait ? Pouvait-il raconter aux gens des histoires permettant la compréhension de leur religion mais qui ne figuraient pas dans le Coran ? Car ni cette histoire ni même le nom deJosué n’y sont cités ? Est-il possible qu’il apprenne à sa communauté que le Soleil pouvait par simple ordre ou invocation (sincère !) cesser de poursuivre son mouvement, au risque de mettre en péril tout l’ordre universel ? Si c’était effectivement possible, alors pourquoi le prophète ne l’a-t-il jamais fait à l’instar de Josué? Etant entendu que le prophète s’est retrouvé plusieurs fois, lui aussi, dans de telles situations de guerres tout à fait semblables ?

En effet, Médineavait subit des souffrances suite au siège mené par une large coalition tribale (22) à son encontre pendant environ 25 jours durant l’an 5 de l’hégire - 627 de l’ère chrétienne . Le jour même de la levée du siège, le prophète demanda aux Médinois de se rendre immédiatement à Banû Qurayza – une forteresse juive – qui avait visiblement tra hi ses conventions de paix signées avec le prophète, en participant avec les coalisés. C’était le début de l’après-midi lorsque le prophète s’adressa ainsi à ses compagnons : « Qu’aucun d’entre vous n’accomplisse la seconde prière de l’après-midi – Al Asr – avant d’avoir atteint le territoire de Qurayza !» (23). On raconte même qu’une polémique éclata, en route, entre 2 groupes de compagnons à l’heure de la seconde prièr e (24)…


Le premier groupe interpréta l’ordre prophétique enrespectant sa finalité visant à mobiliser les troupes avant le coucher du soleil ; ceux-là fi rent la seconde prière à l’heure. Le deuxième groupe, plutôt littéraliste, prit l’ordre prophétique au premier degré et s’y conforma à la lettre ; ceux-là n’accomplirent pas la seconde prière jusqu’ à leur arrivée aux alentours de Qurayrza, quelques heures après le coucher du soleil ! On raconte que le prophète loua les 2 attitudes.


Sans rentrer nécessairement dans le vif de cette polémique, il est clair que le prophète avait demandé à son armée de se dépêcher et non pas au leilSo de cesser sa course pour lui permettre d’achever son action militaire à la lumiè re du jour ! Il a agit sur les paramètres maîtrisables et non pas sur les autres qui ne dépendent ni de sa volonté ni de ses prérogatives, telle que la course du soleil. Pourquoi le prophète n’avait-il pas agit de la même manière qu’avait prétendument employéJosuéfils de Noun ?


La réponse à cette question se trouve en partie dans le compte rendu d’un événement dramatique survenu du vivant du prophète. Il s’agit de ce qui se passa le jour du décès de son bébéIbrahim – bébé né du mariage du prophète avecMariya, une ex-Copte égyptienne. Ce (25) jour-là, et juste après l’enterrement de Ibrahim, on raconte que le Soleil se fut éclipsé . Des Médinois interprétèrent ce phénomène par la tristes du Soleil engendrée par la mort de

Ibrahim, en associant ainsi la disparition du bébé et l’éclipse solaire et en y voyant un message de consolation de la part du Ciel à destina tion du prophète. Mohammad réfuta immédiatement et avec force cette interprétation superstitieuse et confirma avec la plus grande clarté que : «Le Soleil et la lune sont deux signes parmi les signes de Dieu. Leur lumière ne s’obscurcit pour la mort de personne !» (26).


» (29) !
Dans son livre Muhammad : vie du Prophète, Tariq Ramadan commente cet événement avec les mots suivants : « Muhammad rappelait ainsi à ses compagnons l’ordre d es choses et la nécessité de ne pas se tromper dans l’interprétatio des signes afin de ne point verser dans la superstition (…) Le signe de la présence de l’Un ique à l’instant de la mort d’un homme n’est point dans l’apparition d’un quelconque mirac le, mais bien plutôt dans la permanence de l’ordre naturel, dans l’éternité de Sa création traversée çà et là par le passage des êtres créés, qui passent puis s’en vont.» (27)


Cet événement montre à quel point le prophète étaithabité par l’esprit du Coran qu’il a éclairé quant au sens des phénomènes naturels, sur l’ordrequi régit l’Univers et sur l’indépendance totale entre les velléités humaines d’un côté, et esl lois cosmiques de l’autre. Entre ces 2 sphères il n’y a aucune relation de cause à effet e t les unes ne justifient pas les autres !


Est-il possible que ce même prophète ait raconté cesà mêmes compagnons l’histoire deJosué qui a fait arrêter la course du Soleil sur simple ordre ? Si cela s’avère impensable, d’où provient alors ce récit au juste ?Abou Hourayra l’aurait-il réellement entendu de la bouche du prophète? Ou bien, n’y avait-il pas là, de nouveau, un tiers très loquace et apparemment très bien informé de la biographie biblique deJosuécomme l’était évidemmentKaâb Al Ahbar ?

Après quelques recherches dans le Livre de Josué (28), on s’aperçoit très vite que ce récit y figure bel et bien : « … Alors Josué parla à l'Éternel, le jour où l'Étern el livra les Amoréens aux enfants d'Israël, et il dit en présence d'Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, Et toi, lune, sur la vallée d'Ajalon ! Et le soleil s'arrêta, et la lune suspendit sa course, Jusqu'à ce que la nation eût tiré vengeance de ses ennemis. Cela n'est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Le Soleil s'arrêta au milieu du ciel, Et ne se hâta point de se coucher, presque tout un jour…

Ce même récit a longuement alimenté la polémiquetreen l’Église romaine du XVI siècles et les  scientifiques  qui  réfutaient  cette  vérité  théologique prétendument  infaillible :  celle  de l’arrêt de la course du Soleil pendant presque unejournée à l’époque de Josué, puisque cela est  évidemment  en  parfaite  contradiction  avec  toutes  leurs  observations  astronomiques. L’Église se servit de ce récit comme d’une vérité schatologique indiscutable pour accréditer à la fois sa propre vérité scientifique (!) plaçant la Terre au centre de l’Univers et pour imposer aussi sa conception aristotélicienne dite de la « continuité de la matière »(30)  et réfutant donc y compris l’existence du vide au sein de l’Univers ! Et puisque, comme le 39 répliquaient des scientifiques, la course et le déplacement du Soleil impliquent l’existence évidente du vide sans lequel le Soleil ne pourrait plus se déplacer continuellement en suivant une orbite bien déterminée, des jésuites présumaient, quant à eux, que les mouvements célestes que l’on perçoit ne sont que de simples illusions d’optique(s) et sensitives ! Dans tout son zèle eschatologique, l’Église voulut donc à tou t prix sauver le Livre de Josuéen préférant voir en ce texte comme un nouveau dogme métaphoriquement indicible ; une sorte de vérité à défendre, coûte que coûte, vaille que vaille, quitte à faire appel à ses pouvoirs inquisiteurs contre les scientifiques qui remettaient ce dogme ecclésiastique en cause, comme par exemple Giordano Bruno (31) ou Galilée(32) et bien d’autres savants des XVIe et XVIIe siècles !


De surcroît, la charge de la preuve pesait du côté de ces toutes nouvelles sciences. Ce n’était donc pas aux jésuites de l’époque de revoir leur copie mais bien aux scientifiques de corriger la leur. Des théologiens musulmans nous disent aujourd’hui même, à la manière de l’Église du XVI siècle, que si la science contredit une vérité religieuse – un Hadith de Abou Hourayra par exemple ! – ce n’est pas aux théologiens de trouver la source de l’erreur ou de remplacer leurs conceptions dogmatiques du texte « sacré » par des interprétations métaphoriques, relativement acceptables, mais au contraire : charge à ces scientifiques importuns de trouver l’erreur dans leurs travaux, puis de faire leurs mea-culpa puisque le « sacré » est immuable !


Et c’est justement ce que l’on trouve à la lecture   de l’explication du Hadith de Josué dans Fath Al Bari (33). Des théologiens n’ont pas cherché à examiner l’origine de ce récit biblique ou de vérifier sa véracité ni même d’y voir un sensimagé à interpréter. Il s’agit donc vraisemblablement de l’un de ces énièmescontes que Kaâb avait racontésà Abou Hourayra et que ce dernier s’est empressé, comme d’habitude, d’attribuer mensongèrement au prophète Mohammed. Ils n’ont pas cherché non plus à évaluer la vraisemblance scientifique d’un tel phénomène cosmique à la lumière des données astronomiques. La seule chose que l’un de ces théologiens a pu découvrir, certainement après biendes heures de recherche, c’est le jour exact de ce supposé arrêt du Soleil à l’époque deJosué: pour ce théologien musulman illuminé (34), il s’agit du 14 juin – CQFD (!) – le jour le plus long de l’année selon ses calculs : Eurêka … ! Eurêka… !


D’autres récits de Kaâb Al Ahbar , attribués par Abou Hourayra au prophète Mohammed contredisent des fondamentaux du Coran – si l’on s’ arrête sur leur portée dogmatique – et instaurent la superstition dans l’imaginaire des croyants. Or toutes ces falsifications constituent, depuis des siècles, l’essence et le socle même du dogme sunnite concernant la création, les signes de la fin des temps, le retourde Jésus, l’antéchrist, le séjour dans la tombe, la Résurrection, le Jugement dernier, le Paradis, l’Enfer,…etc. Ce faisant, des mollahs sunnites, défendent corps et âme, les contes du duo Kaâb/Abou Hourayra , au nom d’un mythe fondateur qui est celui de la défense de la tradition prophétique sacrée, à n’importe quel prix !


L’ensemble de ces récits mériterait d’être analysé,profondément, pour s’arrêter, le temps qu’il le faut, sur l’illusion et sur l’aveuglement des théologiens dogmatiques qui continuent de conduire aux bûchers et aux guerres religieuses (35) chaque année, et depuis 14 siècles, des centaines de milliers de personnes innocentes, enfants, femmes et hommes, et qui condamnent et excommunient des centaines d’intellectuels et de libres penseurs (36) lorsqu’ils remettent en question un seul Hadith de Abou Hourayra, alors que ce dernier contredit pourtant les données de la science et du bon sens. Ineptie donc, mais toujours vérité théologique prétendument absolue et donc immuable, exactement comme l’affirmait mordicus l’Église au XVI siècles. D’ailleurs, les psychopathologies dogmatiques des institutions juives, chrétiennes et musulmanes ne sont-elles pas similaires, avec un décalage temporel que l’on peut évaluer à quelques siècles ? Ladite communautémusulmane contemporaine n’est-elle pas en train de revivre à sa manière l’horrible Moy en Âge chrétien ?...


Néanmoins, il me semble qu’il y a tout de même unemoralité que l’on peut tirer de ce Hadith.

Je dirais en effet que si Josuén’a pas réussi à arrêter la course du Soleil pendant 23 heures et 20 minutes (selon certaines estimations des plus sérieuses (37) !) des Abou Hourayra(s) millénaristes et contemporains ont réussi, quant àeux, à arrêter la marche de l’histoire, de la vie, de l’art, de la culture, de la science en amorçant la régression, de toute une civilisation et de quelques années lumières !
9- Abou Hourayra, chantre au service des Omeyyades !

Abou Hourayra était surnomméaussi le cheikh de la Madirah, surtout depuis son allégeance ostentatoire faite à Mouawiyah (1) et aux Omeyyades (2) !


A base de viande – Halal ! – et de lait, la Madirah était la soupe préférée deMouawiyah qui la servait volontiers à ses hôtes, à ses mercenaire s et à ses alliés. On raconte que Abou

Hourayra raffolait également de ce plat « omeyyade » plus que de n’importe quel autre délice, à tel point que ses contemporains utilisaient cet aveu de faiblesse gastronomique contre lui, et s’en servaient pour lui lancer des pointes assaisonnées de fortes doses d’ironie et de satire !

Badii Az-Zamane Al Hamadani, romancier qui excelle dans l’art de la Maqãma (sorte de roman picaresque en prose rimée), s’est servi de l’une de ses œuvres littéraires intitulée la Maqãma Madiriah, pour se moquer implicitement de Abou Hourayra, s’empiffrant de la

Madirah tout en prenant le parti de Mouawiyah contre Ali Ibn Abi Taleb et en reconnaissant (3) sa légitimité en tant qu’imam et calife !


Az-Zamakhchari  relate  dans  son  livre Rabiî  Al  Abrar    que  Abou  Hourayra  mangeait  la Madirah avec Mouawiyah après avoir fait la prière avec son adversaireAli ! Et quand les gens lui posaient la question sur l’incohérence de son propre comportement, Abou Hourayra répondait sans état d’âme que : «La Madirah de Mouawiyah est certes plus succulente et plus grasse mais la prière derrière Ali reste meilleure ! » (4). D’où le proverbe arabe : « Faire la prière derrière Ali et manger sur les tables deMouawiyah », une façon de joindre l’utile à l’agréable et aussi d’avoir le séant entre deux chaises !


En effet, Abou Hourayra s’est vendu à la cause des Omeyyades depuis les premiers jours de leur dynastie. Il n’avait pourtant aucune des qualités requises pour séduireMouawiyah qui était en quête de légitimité comparativement à cellde Ali Ibn Abi Taleb et de ses enfants.


D’abord, Abou Hourayra n’était ni originaire de la Mecque ni descendant de Omeyyah, ancêtre des Omeyyades, il ne pouvait donc apporter aucun soutien ni familial ni tribal à Mouawiyah !

Militaire, il n’était guère assez courageux pour soutenir et défendre, avec son propre sabre,

Mouawiyah et son Empire. D’ailleurs, Mahmoud Abou Rayyah confirme dans son livre cité précédemment, queAbou Hourayra n’avait participé à aucune conquête ni expédition,ni avant ni après sa conversion (5) ! La seule information historique – rapportée elle aussi par Abou Hourayra (!) – qui stipule qu’il avait participé à la conqu ête deMu’ta en l’an 8 de l’hégire, est complétée par une autre information uiq confirme qu’il avait fuit la guerre par peur et par lâcheté (6) ! Pour Mahmoud Abou Rayyah, cette lâcheté détestable était aussi l’une des raisons qui motivait son exclusion forcée à Bahreïn du vivant du prophète ! Raison pour laquelle, Abou Hourayra ne pouvait pas proposer des services militaires utiles à Mouawiyah !


Il n’était pas non plus assez fortuné pour pouvoirsoutenir économiquement les Omeyyades, surtout après que Omar Ibn Al Khattab lui eut repris l’argent qu’il avait détourné quandil était gouverneur de Bahreïn. Il vivait, depuis, dans la misère et peut-être avec les revenus modestes d’un emploi précaire !


De plus, Abou Hourayra n’était pas non plus un stratège politique qui pouvait à ce titre conseiller et éclairer les choix de Mouawiyah car si cela avait été le cas, pourquoi aucun des 4 califes n’avait-il fait de lui l’un de ses consei llers les plus proches ?


Il n’était pas non plus poète et on sait que les poètes jouaient à cette époque – et même aujourd’hui encore dans certains pays du Golf e – le rôle des médias de propagande au service du palais sultanesque. Ceux-là faisaient les éloges de l’Empereur, chantaient les mérites des princes, glorifiaient les héros de l’armée et se moquaient des ennemis. On parle même des poètes comme Al Farazdaq (7), Jarire (Cool, Al Akhtal (9),… qui soutenaient les Omeyyades en contrepartie de l’acquisition du prestige social et de l’argent, une sorte de mercenariat poétique qui était largement répandu à l’époque. D’ailleurs, Abdelamlik Ibn Marwane – cinquième roi de la dynastie omeyyade de 685 à 705 – avait dit un jour : « Chaque dynastie a son poète. Le poète des Omeyyades est Al Akhtal !» (10).


Étant analphabète et sans qualification littéraire, Abou Hourayra ne pouvait pas prétendre à cette fonction honorifique. Cela explique aussi sa jalousie développée contre les poètes. On peut comprendre pourquoi il avait cité un jour ce Hadith : « Il vaut mieux pour un homme
que sa cavité soit remplie de pus et de sang plutôt qu’elle soit plein de poésie » (11). Par conséquent, Mouawiyah ne pouvait pas compter sur ses piètres talents pour remplir cette mission de propagandiste !


En résumé, siAbou Hourayra n’était ni descendant de la noblesse mecquoise, ni brave militaire, ni richard fortuné, ni stratège surdoué,ni poète inspiré… Comment a-t-il alors réussi à séduire Mouawiyah ? Quel genre de service extraordinaire lui a-t-il proposé et rendu ?


Il se peut que Kaâb Al Ahbar ait joué un rôle de médiateur décisif dans ce rapprochement entre Mouawiyah et Abou Hourayra, puisqu’il était à la fois l’un des consultants politiques privilégiés deMouawiyah à Damas et aussi l’une des références théologiques favorites de Abou Hourayra ! Un tel rapprochement ne pouvait être que bénéfique pour la stratégie de Kaâb   qui exigeait non seulement un canal d’infiltration et de transmission incarné par Abou Hourayra mais aussi un pouvoir politique puissant pouvant assurer la légitimité et l’officialisation des informations transmises par l’intermédiaire de Mouawiyah.

Une autre raison aurait toutefois facilité la « servitude volontaire » (12) de Abou Hourayra à la cause des Omeyyades. En effet, Abou Hourayra aurait assuré aux Omeyyades l’assise et la légitimité religieuses qui leur faisaient défaut cefa à Ali Ibn Abi Taleb. Et ce, en inventant des Hadiths attribués mensongèrement au prophète tout en répondant à l’obsession du pouvoir politique convoité par les Omeyyades ! Comment cela était-il possible, surtout quand onsait qu’à cette époque Abou Hourayra souffrait lui-même d’une absence de légitimité religieuse ? Il fallait en acquérir une, puis essayer de gagner,par la suite, la confiance de Mouawiyah !


Voici pourquoi la première étape de la stratégie que poursuivait Abou Hourayra était d’abord de se refaire l’image d’un héritier privilégié du avoirs prophétique, en multipliant les contes sur le prophète et en répondant à tous genres de questions, même à celles qui, justement, le remettaient en question, comme cela a été montréansd les paragraphes précédents.


Aucun des arguments que Abou Hourayra avait conçu pour assurer sa propre défense n’était crédible. Ses salamalecs ou ses « salades » verbales ne faisaient que concentrer davantage de doutes sur lui. Toutefois, il savait pertinemment que sa répétition inlassable des mêmes mensonges les rendait relativement crédibles, tout au moins aux yeux de Mouawiyah.

D’autant plus qu’à cette période, bon nombre de compagnons très proches du prophète et pouvant encore contredire Abou Hourayra et le remettre à sa place avaient déjà disparus. U n proverbe nous dit que « Au royaume des aveugles les borgnes sont rois ». Et comme les Omeyyades avaient le vent en poupe, les voiles de Abou Hourayra « n’attendaient » plus que ça pour se regonfler sans retenue et avec un maximu m de mensonges.

Abou Hourayra a bien su gérer son énergie créatrice dans sesHadiths et ses contes. Il a bien réussi son numéro visant à intéresserMouawiyah. Il s’est parfaitement distingué de la masse des compagnons restants, en prétendant être l’héritier exclusif du savoir prophétique, en s’attribuant des qualités exceptionnelles et une mémoire prodigieuse prétendument capable de conserver en l’état ce que toutes les autres avaient prétendument oublié ! Il y avait donc là de quoi séduireMouawiyah, qui voyait certainement en lui l’homme idéal du régime pouvant lui façonner sur mesure des Hadiths qui légitimaient sa stratégie de coup d’Etat et se intentions hégémoniques et autoritaires. Car même en étant probablement « charismatique » et issu de la noblesse mecquoise, Mouawiyah manquait sérieusement d’assise théologique.


En effet, Mouawiyah s’est converti à l’islam non pas par adhésion mûrement consentie mais en capitulant, en l’absence d’autres alternatives m ilitaires, le jour de la prise de la Mecque par le prophète en l’an 8 de l’hégire (13), et avec le secret espoir de garder ses avantages sociaux et économiques dans cette ville. Il était parmi ceux ueq le prophète a gracié et auxquels il a pardonné ce jour-là en dépit de leurs participations actives durant les 20 dernières années précédentes à des complots visant à assassiner le prophète ; à exterminer sa jeune communauté ; à torturer des Musulmans et à mener le s offensives militaires contre Médine. Malgré son implication directe dans toutes ces bassesses, le prophète a fait envers lui et d’autres personnes, un acte de bonté venant du cœur en déclarant : « Il ne vous sera fait ce jour    ni    blâme    ni    reproche.    Dieu    vous    pardonne,    Il    e st    le    plus    Miséricordieux    des Miséricordieux. Allez ! Vous êtes libres »! (14).


Quelques semaines après sa conversion, il s’est vu attribuer 100 chameaux et 40 onces d’argent du butin échu à la bataille de Hunayne (15). Depuis ce jour, Mouawiyah était considéré comme faisant partie de ceux dont lescœurs devaient être conquis (16)- Al Mouallafati Koloubouhoum en arabe. Ceux-là étaient des gens, bien qu’ils témoignaient de leur foi en paroles et en actes, dont le prophète craignait néanmoins que leurs cœurs soient encore fragiles et instables. Et il jugea donc nécessaire de leur donner une partie du butin et de la zakat pour affermir « par un don matériel une foi, qui s’étant plus ou moins déjà exprimée, restait néanmoins fragile»(17). Cette pratique restera d’actualité jusqu’à la prise du pouvoir par Omar Ibn Al Khattab qui refusa lui, a contrario, de leur donner quoi que ce soit, puisque l’Etat n’avait plus besoin de leur soutien et qu’ils ne représentaient plus qu’une
(18) infime minorité négligeable !

En plus, Mouawiyah était soupçonné, après sa conversion, de ne pas être digne de confiance, au sens politique du terme (19). Il était même suspecté de mener un complot avec’autresd pour affaiblir et renverser de l’intérieur le pouvoir de Médine qui a renversé visiblement le pouvoir de son père à la Mecque (20). Il vit son rêve d’hériter un jour du statut de leader charismatique de la Mecque et donc des Arabes, après la mort de son père, se volatiliser du jour au lendemain. Rêve d’enfant qui put toutefois s’exhausser plus tard, en prenant la tête de la dynastie Omeyyade (661 - 750), à partir de l’année 661 (41 de l’hégire), baptiséAnnée de la Jama’âh (21) – Année du groupe ou de l’union – et après qu’il se fut débarrassé deAli Ibn Abi Taleb et poussé son fils Al Hassan à renoncer à toutes prétentions sur la gouvernance du califat !


Il était considéré aussi à cette même époque commeun élément à surveiller étroitement, quoiqu’il ait remplit quelques fonctions de secrétariat auprès du prophète pendant quelques mois. Information que confirment des historiens et infirmées par d’autres (22). Il n’en était pas question pour lui, étant donnée sa conversion controversée, de prétendre à un quelconque mérite ni à une vertu acquise du vivant du prophète qui eussent pu le légitimer au plan religieux et dans son aptitude à devenir le calife. C’est à ce moment précis que Abou Hourayra proposa ses services et manifesta opportunément sa loyauté et son allégeance à Mouawiyah !


Abou  Hourayra  songea  d’abord  à  faire  l’éloge  des    Quraychites  –  mecquois  –  puisque Mouawiyah en faisait partie ainsi que Ali. Une façon de séduire les deux et de préparer ains le terrain d’une éventuelle allégeance au gagnant ! Dans un Hadith, il rapporta que le prophète disait : « Pour ce rang [le pouvoir souverain ou califat], les Quraychites ont la suprématie sur tous les gens: leurs musulmans l'ont sur les musulmans et leurs polythéistes sur les polythéistes» (23), ceci se passe donc de tout autre commentaire !


Ensuite, il diffusa, avec d’autres, des Hadiths chantant élogieusement les mérites de laSyrie et de sa capitale, Damas, qui représentait le fief de Mouawiyah et des Omeyyades. Il prétendait que le prophète avait annoncé la dynastie royale deDamas : « Le Califat est à Médine. La monarchie serait en Syrie » (24) ! Il considéra, dans un deuxièmeHadith, Damas comme l’une des quatre villes du Paradis (25), à côté de la Mecque, de Médine et de Jérusalem. Quant à Sanaa, capitale du Yémen, il l’a considérait selon ce mêmeHadith, comme l’une des villes de l’Enfer (26) ! Il ne garda manifestement que de très mauvais souvenirs de son pays natal le Yémen, synonyme pour lui de misère infernale ! 46


Il publia d’autres Hadiths chantant les vertus de Mouawiyah, ses talents, sa beauté et ses qualités extraordinaires. Il racontait qu’un jour le prophète donna une flèche à Mouawiyah en lui disant : « Prends cette flèche – symbolisant peut être le pouvoir – jusqu’à ce que tu me
trouveras au Paradis » (27)! Il confirmait avoir entendu le prophète dire un jour : « Dieu a missa confiance en trois personnes pour protéger sa révélation : Moi [le prophète], l’ange Gabriel et Mouawiyah » (28) !


Un jour, Abou Hourayra fixa voluptueusement ses yeux sur une jolie fille nomméeAïcha fille de Talha en disant : « Louange à Dieu qui t’as embelli. Merci à tes parent s qui t’ont bien nourri. Par Dieu ! Je n’ai jamais vu de beauté pareille si ce n’est celle du visage de Mouawiyah quand il montait sur la tribune du prophète » (29). En regardant d’un bon œil (!) cette fille, Abou Hourayra semblait oublier la recommandation coranique : « Invite les croyants à baisser pudiquement une partie de leurs regards » (30) !


Se mettre au service de Mouawiyah, lui imposa de fait à Abou Hourayra de s’opposer automatiquement à Ali ! Raison pour laquelle, il se mit à le discréditer publiquement et à alimenter les sermons du vendredi, contrôlés en grande partie par Mouawiyah, par des histoires décrivant le gendre du prophète tel un dépravé enfreignant la religion et ne méritant pas d’être calife !


Abou Hourayra accompagna Mouawiyah, en l’an 41 de l’hégire, dans son voyage à Koufa en Irak, pour imposer à Al Hassan Ibn Ali de cesser toute revendication politique sur le califat. Au milieu de la Mosquée de la ville, il s’agenouilla en tapant sur sa tête chauve pour attirer l’attention des gens ! Ensuite, il leur adressa la parole en disant : « Ô Irakiens ! Vous prétendez que je mens sur le prophète et que je mebrûle ainsi par le feu de Dieu. Par Dieu ! J’ai entendu le prophète dire : Chaque prophète a son sanctuaire. Le mien se situant à Médine, s’étend du mont Îre au mont Thawr. Quelqu’un qui le viole recevra la malédiction de Dieu, des anges et du monde entier. Par Dieu ! J’atteste que Ali Ibn Abi Taleb a profané ce lieu sacré» (31).


Abou Hourayra dont l’image assez controversée le devançait partout où il allait (puisque les Irakiens le remettaient en cause), rajouta à son ac tif ce nouveau mensonge, essentiellement pour plaire à  Mouawiyah qui encourageait ce type de Hadith visant à salir celle de son adversaire  Ali  et  de  sa  famille.  Il  commit  toutefois  une  petite  erreur,  du  point  de  vue 47

géographique, puisque le mont Thawr – là où le prophète et Abou Baker As-Seddik s’étaient cachés pendant leur voyage d’émigration vers Médine– se situe près de la Mecque et non pas au voisinage de Médine(il y a 450 km, entre les deux, mais, à beau menti r qui vient de loin, comme le dit le proverbe !)

Quand Ali fut assassiné par les Kharijites (32), Mouawiyah, après avoir appris la nouvelle, se mit à prier, en faisant 6 génuflexions, en milieu de matinée, pour rendre grâce à Dieu. Une prière nommée plus tardprière de Ad-Doha par des jurisconsultes qui, en s’appuyant sur un Hadith d’ Abou Hourayra, le considèreront comme faisant partie de la tradition prophétique à observer à titre surérogatoire par les fidèles. Cela suppose que le prophète la faisait et la recommandait à sa communauté.


En lisant, le recueil de Al Boukhari par exemple, on s’aperçoit que le prophète ne la f aisait pas (33). Aïcha, sa femme, confirma dans un Hadith que le prophète n’avait jamais accompli cette prière. Abdallah fils de Omar Ibn Al Khattab rajouta que son père, à l’image du prophète et de Abou Baker As-Seddik, ne l’observait pas non plus. Par contre Abou Hourayra confirma, je cite : « Mon ami intime [le prophète] m’a conseillé d’observer durant toute ma vie trois choses : Jeûner trois jours par mois, faire la prière de Ad Doha et ne dormir qu’après avoir fait la prière de Al Witre – prière dont le nombre de génuflexions est impair» (34)! Abou Hourayra a donc assuré la couverture religieuse à Mouawiyah en lui fournissant le Hadith qui faisait apparaître cette prière comme recommandation prophétique. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui, par souci de fidélité à la tradition du prophète, se joignent inconsciemment, dans l’accomplissement de cette prière, à la joie de Mouawiyah, des siècles après l’assassinat deAli Ibn Abi Taleb !


On trouve le même phénomène d’instrumentalisation udtexte religieux à des fins politiques lorsque l’on cherche l’origine de certains actes cu ltuels considérés comme faisant partie de la tradition prophétique par les sunnites. Le jeûne du dixième jour du premier mois lunaire [Muharram], nommé Achoura en est un exemple révélateur.Car au moment où des sunnites, en se basant sur des Hadiths controversés, affirment que le prophète a recommandé fortement le jeûne de ce jour, d’autres disent que le jeûne du jour de Achoura commémore la joie des Omeyyades  après la décapitation deAl Hussein Ibn Ali Ibn Abi Taleb – petit fils du prophète – lors de la bataille de Karbala le  10 octobre 680 correspondant ou 10 Muharram de l’année 60 de l’hégire, par l’armée deYazid Ibn Mouawiyah – deuxième roi de la dynastie Omeyyade après la mort de son père(35).


A partir de ce moment douloureux pour les chiites, la machine théologique des Omeyyades a assuré la couverture théologique pour que les générations sunnites futures célèbrent inconsciemment ce massacre par le jeûne et par la fête ! Au Maroc par exemple – mon pays natal que je connais relativement bien – les parent s achètent à leurs enfants, à cette occasion, des jouets ; les femmes mettent du henné ; les filles dansent ; les garçons font exploser des pétards et mettent le feu dans les pneus usés ; lesfamilles se rassemblent pour fêter Achoura ;… L’anniversaire d’un assassinat politique serai t devenu donc un moment de jeûne et de joie publique chez les sunnites. Au même moment où les chiites entretiennent le deuil en pleurant leur imam Al Hussein Ibn Ali, les sunnites quant à eux, célèbrent leur joie dans l’esprit d’une fête dont le sens exacte échappe à la majorité de ceux qui l’observent.

Abou Hourayra n’a visiblement pas joué un grand rôle dans cette affaire, puisqu’il est décédé (36) avant cette bataille. Néanmoins, ses 800 élèves ont su suivre ses pas et honorer sa mémoire en mettant le texte religieux au service du palais et en inventant d’autres textes justifiant les crimes de l’empereur lorsqu’une demande royale leur eut été exprimée !


Des personnes refusaient de reconnaître le régime des Omeyyades et de lui prêter allégeance. D’ailleurs, l’une des causes directes de la bataill e de Karbala était justement le refus de Al Hussein de reconnaître la légitimité deYazid Ibn Mouawiyah qui avait hérité du pouvoir de son père (en installant une monarchie héréditaire Damasà à la place du califat à Médinedont le calife était désigné à l’issue d’une concertation, même limitée).


Abou Hourayra a accouru, bien avant cette bataille, à la rescous se de Mouawiyah en lui inventant des Hadiths appelant à l’obéissance et interdisant au nom de Dieu, toute révolte populaire. Il diffusa ainsi un Hadith présenté comme parole du prophète : «Quiconque m'obéit, obéit à Dieu; et quiconque me désobéit, désobéit à Dieu. Quiconque obéit au gouverneur [Mouawiyah], obéit à moi; et quiconque lui désobéit, désobéit à moi» (37). La désobéissance au gouverneur pour une raison ou pourune autre, devient une désobéissance au prophète, et par extrapolation à Dieu directement. Le gouverneur est définitcomme calife et porte-parole de Dieu sur Terre ! Eh oui, puisque dans un autre Hadith diffusé lui aussi par Abou Hourayra : «Les fils d'Israël étaient gouvernés par les prophètes. Chaque fois qu'il en mourrait un, un autre lui succédait. Or nul prophète après moi. Il y aura après moi mes successeurs et ils seront nombreux». Les compagnons dirent : «Ô Messager de Dieu! Que nous ordonnes-tu de faire [avec eux]?» Il dit: «Soyez fidèles au premier d'entre eux à qui vous aurez fait acte d'allégeance puis donnez-leurce qui leur revient de droit et demandez à Dieu ce qui vous revient à vous-mêmes. Dieu leur demandera compte des intérêts de leurs sujets». (38) ! Mouawiyah justifia ainsi sa légitimité par la théorie dite uddroit divin semblable à celle des monarchies chrétiennes médiévales.


A partir de ce moment, Mouawiyah n’eut plus aucun compte à rendre à ses gens/sujets , puisque sa légitimité provenait directement de Dieuet que sa gouvernance n’était qu’un heureux signe du destin céleste ! Les gens quant à eux, n’avaient pas à revendiquer un quelconque droit. Au contraire, ils devaient s’acquitter des devoirs qui sont les leurs envers les élus du ciel :Mouawiyah et ses héritiers bénis, bien sûr !


Ce moment, le penseur Malek BENNABI le ressent comme une grande fracture dans l’histoire de la jeune communauté et montre ce que sera à présent la gestion de l’Islam qui, dès l’assassinat de Ali passe du sentiment spirituel à l’esprit politique. Dans la préface d’un texte de 1970 et intitulé « Vocation de l’Islam », BENNABI écrit : «La cité musulmane a été pervertie par les tyrans qui se sont emparés du pouvoir, après les quatre premiers califes. Le citoyen qui avait voix au chapitre dans tous les intérêts de la communauté, a fait place au « sujet » qui plie devant l’arbitraire et au courtisan qui le flatte. La chute de la cité musulmane a été la chute du musulman dépouillé désormais de sa mission de « faire le bien et de réprimer le mal ». Le ressort de sa conscience a été brisé et la société musulmane est entrée ainsi progressivement dans l’ère post-almohadienne où la colonisabilité appelait
le colonialisme…    » (39). Mouawiyah était l’un des principaux instigateurs de la chute et Abou Hourayra prenait les devants pour figurer parmi les sujets loyaux.


Lorsque des soulèvements populaires se déclaraient contre Mouawiyah et contre sa dynastie, Abou Hourayra était là pour décourager les gens et pour neutraliser leurs actions en diffusant des Hadiths conçus spécialement à cette fin. Un jour, il attri bua un récit prémonitoire au prophète – en oubliant que le prophète ne pouvait informer du monde invisible ou des événements à venir si ce n’était à travers le Coran– dans lequel ce même prophète présageait un futur proche désastreux et chaotique pour sa communauté : «Il y aura des séditions !

Durant lesquelles, celui qui restera assis sera meilleur que celui qui se mettra debout ! Celui qui se mettra debout sera meilleur que celui qui se mettra en marche ! Celui qui se mettra en marche sera meilleur que celui qui se mettra à courir ! Celui qui y participera sera anéanti à coup sûr ! Quiconque trouvera un refuge devra impérativement s’y rendre pour s’en préserver » (40). En effet, ce Hadith – qui dans l’apparence appelle au calme et à la pacification des esprits au moment des émeutes – a été conçu pour maîtriser les révoltes contre la prise violente du pouvoir par Mouawiyah et par ses milices. Abou Hourayra visait à pousser les gens à se soumettre à la dynastie de Da mas ; à anesthésier les consciences critiques et à faire avaler la pilule omeyyade aux plus grands nombres ! Au fond, ce Hadith justifie les violences du pouvoir et exige un comportement pacifique de la part des sujets !


Bien que je sois personnellement acquis à cette idée ingénieuse de pacification des conflits et au principe de la non-violence comme choix éthique indispensable pour tout changement, je me refuse tout de même d’assimiler la non-violenceà l’absence de la résistance pacifique, à la lâcheté intellectuelle, à la servitude volontaire a ux pouvoirs corrompus et à l’acceptation du fait accompli. L’absence de résistance est contre nature. Le corps qui ne résiste pas aux attaques externes est un corps mort ou en phase terminale par définition. La résistance ne rime pas forcément avec la violence. En effet, on peut/doit résister sans pour autant user de la violence quelle qu’elle soit, pour acquérir ses droits. A l’image de la lutte – aussi bien engagée que pacifique – menée en Inde au temps du Mahatma Gandhi qui en a montré l’exemple admirable en conduisant l’Inde à se libérer de la colonisation britannique et en suivant le chemin de la résistance non-violente.


Ce mêmeHadith était utilisé par l’institution théologiqueAl Azhar en 1914 pour faire taire la voix des Égyptiens qui réclamaient simplement l’ind épendance de l’Egypte et la fin de la colonisation anglaise (41) ! En effet, les cheikhs de Al Azhar ont mis ladite Sunna au service des lords britanniques colonisateurs en haramisant – rendant illicite – toute lutte légitime et toutes manifestations populaires pour la liberté etl’indépendance ! En revanche, si ce Hadith n’engendre pas l’effet d’un « opium » (42) social, je me demande à quoi il sert au juste ?


Abou Hourayra inventa d’autres Hadiths qui servaient à fortifier l’idéologie de la servitude et de l’obéissance au roi, prétendument l’élu et le bien-aimé de Dieu ! Il osait même affirmer que Dieu dit dans un Hadith – autre que le Coran ! – je cite : « Celui qui témoigne de l’hostilité  envers  l’un de  mes serviteurs  bien-aimés, je  lui  ai déclaré  la  guerre !» (43). Mouawiyah étant considéré comme ce serviteur bien-aimé, point de désobéissance à son égard et à l’égard de sa dynastie si l’on voulait vraiment éviter la colère du Seigneur !


Plus encore, en s’appuyant sur son interprétation du signe 59 de la sourate 4 du Coran, Abou Hourayra affirmait que l’obéissance aux gouverneurs et à ceux qui détiennent les pouvoirs est 51 une obligation religieuse semblable à l’obéissance à Dieu et à son messager (44) ! Cette obéissance à caractère absolu, doit être de rigueurquelles que soient les circonstances et l’attitude politique et sociale du gouverneur ! Il prétendait que le prophète disait : «S’engager en guerre [conquête] dans les rangs de l’Emir est une obligation que celui-ci soit juste et pieux ou qu’il soit injuste et dépravé !» (45)…


Enfin,  la  coutume  veut  que  tout  service  de  loyauté mérite  salaire  et  récompense.Abou Hourayra, en raison des services loyaux et précieux qu’il a pu rendre à Mouawiyah et à sa dynastie, a été généreusement récompensé. Il quittasavie de misère en devenant du jour au lendemain : gouverneur et imam de Médineet résidant dans un palais qu’il lui fut offert par le régime de Damas, marié avec celle qui était auparavnt son ancienne employeuse et propriétaire d’un grand terrain fertile reçu aussi comme apanage octroyé par le régime… Et même après sa mort, sa famille ne perdit aucun de es avantages sociaux. Au contraire, Mouawiyah avait demandait que l’on prenne soin de ses proches en répondant à tous leurs besoins. (46)


En bref, Abou Hourayra récolta, à tout point de vue, les fruits de son mercenariat théologique en faveur de la dynastie Omeyyade et aussi en faveur de toutes les monarchies ancestrales et héréditaires, absolues ou assimilées, passées ou ésentes,pr que ce soit dans la péninsule arabe ou dans le reste du monde conquis et asservis depuis toujours au culte de Mouawiyah.
Conclusion

Cette personnalité créative qu’étaitAbou Hourayra n’était vraiment pas d’un genre ordinaire. Il n’envisageait pas de vivre sans laisser d’emprun tes gravées dans les mémoires respectives de plusieurs générations. En donnant ainsi l’exempl que rien n’est impossible pour réaliser sa légende personnelle(1) ou comme disait le vieux roi dans L’Alchimiste de Paulo Coelho : «Lorsque tu veux vraiment une chose, tout l’univers conspire à te permettre de réaliser ton désir» ! (2) Abou Hourayra en est l’exemple à méditer, très attentivement !


Né dans la misère, il mourut dans l’aisance. Inconnu de presque de tous, il reconquit une célébrité remarquable. Analphabète durant toute savie, son surnom – scandé dans les mosquées – inonde les manuels scolaires, la littérature religieuse et les sites Internet, 14 siècles plus tard. Sans qualification aucune lui permettant d’approcher les sphères closes du pouvoir, il devint la colonne vertébrale de ce mêmepouvoir et de ses héritiers. A la marge d’un texte qui stimule la raison, il réussit à injecter une forte dose d’une superstition qui aliment la déraison. Au sein même d’une religion qui prône l’abolition du tribalisme, il instaura le Quraychisme (3) bédouin comme «le » modèle original/originel à reproduire dans tous les domaines de la vie, pour rester prétendument fidèle à une illusion de tradition prophétique... Peut-on parler des fruits du hasarddans tout ceci ? Je ne le pense pas.


Abou Hourayra fut un personnage qui a su naviguer dans le sens des courants politiques favorables. Il a su entre autres : gérer son géniecréateur ; trouver au fond de lui-même une aptitude relativement singulière pour rendre sa vie utile ; profiter intelligemment des événements douloureux qui ont marqué son époque pour en tirer bénéfice et en sortir indemne ; s’attribuer toute liberté de pensée et d’expression même mensongère en proposant ses services juste à temps au politique ; et par-de ssus tout, il a réussi l’accès à l’immortalité théologique, en pariant sur le cheval/régime gagnant. En effet, ses Hadiths ont été retranscrits sous la couverture des Omeyyades, pendant les 3 années du règne deOmar Ibn Abdelaziz (4) qui avait recommandé – environ un siècle après la mort du prophète ! – de collecter les Hadiths, y compris ceux de Abou Hourayra, pour que la supposée Sunna – tradition – prophétique ne soit aucunement en reste !

Un siècle plus tard, ses Hadiths furent authentifiés, encensés, embaumés, confitst equasiment « momifiés » par Al Boukhari et par Mouslim dans leurs recueils respectifs. Depuis, il n’est donc plus question de les remettre en question ! Le faire – surtout dans le cadre des monarchies théologiques sunnites ancestrales et assimilées – est synonyme d’une exposition volontaire à l’anathème. Critiquer les textes porta nt sa signature signifie renier la religion de l’Etat qui prétend être la religion de Dieu ! Car el monarque, épaulé par le religieux de service, n’est que le porte-parole du divin et son bras armé sur Terre ! Grâce à cette alliance abracadabrante, il se voit attribuer au fil du temps une immunité sans limites, engendrant automatiquement chez les disciples clonés un protectionnisme violent, empêchant les uns et les autres de se livrer par eux-mêmes à un quelconque travail introspectif. Et gare à ceux qui oseront outrepasser cette ligne rouge !


En fait, la remise en question des Hadiths de Abou Hourayra, et de bien d’autres rapporteurs divinisés, implique l’écroulement en avalanche de oute une religion basée sur les Hadiths, ce qui signifie en langage théologico-politique, la chute précipitée des régimes qui s’en réclame. Le risque semble être plus que certain.


Mais malgré la limitation de vitesse dans cette zone religieuse sensible, il existe toujours des personnalités – non chiites – de renommée historique qui ont osé crever l’abcès au risque de se voir marginaliser et/ou excommunier. Certes, leurs travaux sont restés inconnus du grand public, même arabophone, car les régimes politiquesen place et leur protectorat théologique en ont décidé ainsi. Et ce, par le contrôle des manuels scolaires, des prêches hebdomadaires dans les mosquées, des articles publiés dans la presse, des sujets de thèses dans les universités… Mais à présent, les choses ont beaucou p changé, fort heureusement, surtout avec l’explosion/démocratisation du numérique et la diminution progressive du contrôle et des censures de l’information historique et religieuse grâce à l’effet d’Internet.


On découvre alors sans détour queAbou Hourayra n’était ni ce personnage exemplaire ni cette mémoire prodigieuse à laquelle on a voulu nous faire croire ! Des contemporains, à l’image de nombreux anciens, l’ont contesté, critiqué et désapprouvé en démontrant consciencieusement son « mercenariat » théologique au service du pouvoir corrompu de Damas, ses liens suspects avec des conteurs hébreux et sa biographie controversée qui soulève tant de doutes et de suspicions.

Citons, parmi ces anciens (5) : Aïcha femme du prophète, Omar Ibn Al Khattab, Ali Ibn Abi Taleb, Abou Hanifah An-Nouamane (6), Soufiane At-Thawri (7), Ibrahim An-Nakh'î (Cool, Ibn Katibah (9), Al A’amache (10), Mohamed Ibn Al Hassan Achaybani(11), Ibn Al Athir (12), Abou Jafar Al Iskafi (13)… et bien d’autres encore…


Et parmi les contemporains – historiens, docteurs e t écrivains de renommée – que l’on peut citer à titre non exhaustif : Mostapha Sadeq Ar-Rafi’î (14), Mohamed Rachid Reda (15), Ahmed Amine  (16),  Taha  Hussein  (17),  Mahmoud  Abou  Rayyah  (18),  Ahmed  Sobhi  Mansour  (19), Moustapha Bouhandi (20), Zakaria Ozoune (21), Abderrazak Îde (22), Abdel Jawad Yassin (23).


Quant à cette étude analytique, elle a rempli – peu t-être ? – son devoir d’informer en faisant référence à tout ce patrimoine ancestral et à toutes ces études contemporaines. Et ce, dans le respect des règles d’investigation, en prenant en compte la pluralité des approches et en optant pleinement pour l’ouverture sur toute la littérature accessible, en relation avec la biographie de ce personnage et sous aucune sorte de considération idéologique, dogmatique ou politique.


Après tout, libre au lecteur, libre à lui de répondre ou non à l’invitation formulée tout au début de cette étude et que je réitère ici une nouvelleoisf : j’appelle à une insoumission totale et à une « désobéissance »(24) éthique, à tout pouvoir théologico-politique et/ou théologico-associatif se proclamant de cette religion dénaturée – celle des Hadiths entre autres – née de ce mariage ancestral et arrangé entre le théologique et le politique et qui porte les empreintes de l’absolutisme, du totalitarisme et de l’obscuran tisme, dont les principaux inspirateurs sont Abou Hourayra, ses semblables et ses héritiers et tous ces théologiens de service.


Il est temps que les consciences libres se réveillent enfin… ! Car les guerres sectaires et religieuses s’embrasent ; des enfants meurent ; des femmes sont contraintes à la soumission ; des civilisations millénaires se défont ; des populations se fragmentent en groupes ethnico-religieux guerroyants ; les inégalités se manifestent davantage ; la paupérisation des plus pauvres s’accentue ; les phobies en tous genres s’e mparent de nouveau des cœurs ; les régressions diverses se font sentir ; l’inquisition est de retour ; … et tout ceci ou en grande partie, à cause de la soumission absolue et mentale ment aveugle à cette religion dévoyée!


En attendant, je continuerai de rêver tant qu’il est encore Halal et non prohibé par desHadiths de le faire ! Rêver en écrivant et écrire en rêvantdu jour où le Seigneur ne sera plus pris en otage par les petits seigneurs d’ici bas… où la Rel  igion ne sera plus ni opium ni vitamine 55 mais une approche rationnelle et authentique de la vie et de la mort … où la fraternité humaine sera consolidée, une bonne fois pour toutes, pour que nous, humains, puissions nous occuper collégialement enfin des défis majeurs et artagésp : écologiques, civilisationnels, économiques… et qui menacent, si rien n’est fait, n otre existence collective d’une fin absolument dramatique, scientifiquement prévisible et non pas mystérieusement invisible comme les signes de la fin des temps cités dans lesHadiths de Abou Hourayra !


Informer, inviter, rêver et faire rêver : voilà lesquatre fins que je voulais atteindre par cette étude.


Mohamed LOUIZI


Les hadiths ou en un terme plus approprié : La grande corruption de l'Islam Invention-hadith-lbl



Il s'agit de la traduction d'un Hadith (Chapitre sur l’obligation de dépenser pour la famille et les enfants)
— Début de la traduction —

5040 / 5041 : Amrou bin Hafs nous a parlé, mon père nous a parlé, al-Aamach nous a parlé, Abu Salih nous dit : Abou Hourayra m’a dit que le prophète a dit :

La meilleure charité est ce que le riche laisse. Et la main supérieure est meilleure que la main inferieure [1]. Et commence par ceux que tu visites. Et la femme dit : soit tu me nourris, soit tu me divorces. Et l’esclave dit : nourris moi et utilises moi. Et l’enfant dit : nourris moi jusqu’à ce que tu me laisses.

Ils ont dit : O Abou Hourayra, as-tu entendu cela du message d’Allah ?

Il a répondu : non, ça c’est du sac d’Abou Hourayra [2]
— fin de la traduction —

Notes de traduction

[1] : veut dire la main qui donne est meilleure que la main qui reçoit

[2] : sortir quelque chose de son sac, veut dire l’inventer

Page(s) :

Sahih-Boukhari-page-2048-abu-hurayra-g

Source :

Sahih Boukhari

De : al-Boukhari

Page 2048
Analyse :

Abou Hourayra est une personnalité clef dans l’islam sunnite. Raison : on raconte des milliers et des milliers de hadiths dont il est la source. Il n’y a pas un domaine de la vie où cet homme n’a pas un tas de bonnes phrases à sortir directement du prophète.
Ce qu’il faut savoir à son sujet :

Il n’a fréquenté le prophète que de loin et pendant les 2 dernières années de sa vie uniquement. Ce n’était pas un intime ou un confident.
Durant ces 2 années, il était pauvre dormait souvent devant la mosquée
Il a travaillé pour les califes a fini riche et portant de la soie
A l’époque d’Omar, le second calife, il a fréquenté le pseudo-rabbin Kaab al-Ahbar et les deux fabriquaient des hadiths. Même Boukhari sans son livre d’Histoire en parle. A cette époque Kaab était devenu le grand mufti.
Abou Hourayra est la personne qui a le plus grand rapport entre : nombre de hadiths / durée de fréquentation du prophète. C’est le plus prolifique de toutes les sources de narrations.
Il n’est suivi et respecté que par l’école sunnite.
Abou Hourayra est probablement l’un des plus grands inventeurs de hadiths. Il les vendait aux califes qui étaient prêts à payer beaucoup d’argent pour une histoire justifiant leurs propres actions.

Ici, il revient sur son hadith et avoue l’avoir créé juste parce que les gens ont été incrédules.
Que Dieu me pardonne et me guide pour tout ce que j’aurais pu mal interpréter dans cette étude et ailleurs. Qu’Il puisse nous guider vers une meilleure compréhension de Sa révélation afin que nous puissions nous purifier et accroître notre savoir.

تِلْكَ آيَاتُ اللَّهِ نَتْلُوهَا عَلَيْكَ بِالْحَقِّ فَبِأَيِّ حَدِيثٍ بَعْدَ اللَّهِ وَآيَاتِهِ يُؤْمِنُونَ

(45:6) Ce sont les versets de Dieu que Nous te récitons en toute vérité. En quel HADITH autre que Dieu et Ses versets croient-ils ?

Les hadiths et la sounna font-ils réellement partie de l’Islam ou sont-ils des traditions médiévales sans fondement qui dénaturent et défigurent profondément l’Islam ?

Le terme « hadiths » désigne les paroles attribuées au prophète Mohammed et le terme sounna les traditions religieuses qui lui sont attribuées, et sont authentifiées grâce à un consensus de ses compagnons.

Contrairement au Coran qui a été intégralement retranscrit du vivant du prophète, les hadiths et la sounna sont des traditions qui ont été, selon les autorités religieuses sunnites, retransmises oralement sur une période allant de deux à plusieurs siècles (après la mort du prophète en 632) avant d’être finalement mises par écrit.

Bien que le Coran proclame qu’il est pleinement détaillé (7:52, 6:114. 10:37), une immense majorité de musulmans croient que les hadiths et la sounna sont nécessaires pour clarifier des passages du Coran ou même révéler certains aspects de la religion qui sont purement absents du texte coranique, quand bien même ces derniers en contredisent souvent l’esprit et la lettre.

Nous allons étudier quelques unes des perles de sagesse que l’on trouve dans les livres de hadiths et le lecteur jugera par lui-même de l’étendue du problème qu’ils posent à l’islam à de multiples points de vue.

Nous citerons ensuite nombres de versets coraniques qui condamnent nommément les hadiths, de même que ceux qui proclament que le coran est pleinement détaillé. Nous étudierons d’autre part les versets sur lesquels se basent les sunnites pour prétendre le bien fondé des hadiths, et nous exposerons méthodiquement cette manipulation évidente en prouvant que ces versets sont systématiquement cités hors contexte. Nous dénoncerons ensuite quatre lois particulièrement horribles dérivées des hadiths et qui bafouent la loi coranique. Nous prouverons coran à l’appui que les exégètes sunnites qui osent prétendre que certains hadiths abrogent ou complètent le coran sont dans un profond égarement et sont directement responsables du chaos qui règne dans le monde musulman.

L’Islam traditionnel prétend qu’un musulman qui rejette les hadiths et la sounna est un « kafir » (infidèle) et le lecteur aura matière à juger si quelqu‘un qui rejette l’intégralité des hadiths et de la sounna est un infidèle ou au contraire un vrai croyant qui s’élève pour défendre l’Islam.

Sommaire

1. Exemples de Hadiths autres que Dieu et Ses versets

2. Dieu condamne ceux qui basent leurs croyances religieuses sur des paroles (hadiths) autres que celles du coran

3. Le coran est pleinement détaillé, de quoi d’autre ont-ils besoin ?

4. Comment les sunnites déforment et manipulent le coran pour tenter de justifier les hadiths

4.1 Le fameux verset 59:7

4.2 Le livre et la sagesse

4.3 Le messager est un bien bel exemple

4.4 « Obéissez à Dieu et à Son messager »

4.5 Croire en une partie du livre et en rejeter le reste

5. Quatre exemples « d’hadiths autres que Dieu et ses versets » qui démontrent que la loi de satan a pris le pas sur la loi de Dieu (le coran) dans l’islam sunnite

5.1. Peine de mort pour Adultère par lapidation: Rapporté par Sahih Muslim, livre 17, N° 4191

5.2. Peine de mort pour apostasie: Sahih Bukhary 9/57

5.3 Excision féminine (Mutilation génitale féminine) : Hadith Rapporté par Umm 'Atiyyah

5.4 Mettre à mort la personne qui refuse de faire sa prière rituelle

6. Est-il vrai que certains hadiths abrogent le coran?

Conclusion

1. Exemples de Hadiths autres que Dieu et Ses versets:

Mohammed et la torture, est-il recommandé de boire de l’urine?

Bukhari: Volume 4 N° 261

Huit hommes de la tribu d’Ukil rendirent visite au prophète mais trouvèrent que le climat de Médine ne leur convenait pas. Ils dirent alors : « Oh envoyé de Dieu ! Donne-nous du lait ». L’envoyé de Dieu répondit : « Je recommande que vous joigniez le troupeau de chameaux. » Ils partirent alors et burent l’urine et le lait des chameaux jusqu'à ce qu’ils soient en bonne santé et bien en chair. C’est alors qu’ils tuèrent le berger, emmenèrent les chameaux, et devinrent mécréants après avoir été musulmans. Quand le prophète fut informé par un messager qui demandait de l’aide, il envoya des hommes à leur poursuite, et avant que le soleil ne se lève, ils furent amenés et il ordonna qu’on tranche leurs mains et leurs pieds. Il demanda alors des clous qui furent chauffés et passés sur leurs yeux, puis ils furent abandonnés dans la Harra (le pays rocheux autour de Médine). Ils demandèrent de l’eau, mais personne ne leur en donna jusqu'à leur mort.

Islam et lapidation?

Adultère: rapporté par Sahih Muslim

Livre 17, N° 4191:

'Ubada b. as-Samit a rapporté que le messager de Dieu (Que la paix soit sur lui) a dit : « Suis mon enseignement, suis mon enseignement. Allah a ordonné à leur égard: Quand un homme non marié est coupable d’adultère avec une femme non mariée, ils sont punis de 100 coups de fouets et sont bannis pour une année. Et si un homme marié commet l’adultère avec une femme mariée, ils sont punis de 100 coups de fouets et sont lapidés à mort.

Livre 17, N° 4201:

Ibn Abbas a rapporté que le prophète (que la paix soit sur lui) a demandé à Ma'iz b. Malik: Est-ce que j’ai appris est vrai ? Il répondit : « Qu’as-tu entendu ? » Il dit : « J’ai entendu que tu as commis l’adultère avec la jeune esclave d’un tel et un tel ? » Il répondit: « Oui ». Il (le narrateur) dit : Il prêta alors serment quatre fois. Il (le saint prophète) prononça alors la sentence contre lui et il fut lapidé (à mort).

Lapidation de la femelle singe?

Rapporté par ‘Amru bin Maimun: « Pendant la période d’ignorance pré islamique, j’ai vu une femelle singe entourée par un groupe de singes. Ils la lapidaient parce qu’elle avait eu un rapport sexuel illicite. J’ai moi aussi participé à la lapidation. »

Montrez-moi une seule espèce de singe dans le monde qui pratique la lapidation, et on discutera après. Faut-il rire de ce genre de hadiths ou en être consterné, je vous laisse juge.

Manque-t-il un verset au Coran ?

« Le parchemin sur lequel étaient écrit le verset au sujet de la lapidation pour adultère a été mangé par une chèvre. » (Ibn Maajah, 36/1944; Hanbal, 3/61; 5/131, 132, 183; 6/269)

Au delà de l’aspect comique de ce hadith, nous sommes ici témoins d’une contradiction particulièrement flagrante et détestable : Le Coran proclame en effet qu’il est impossible de l’altérer :

(15:9) En vérité, nous avons révélé le rappel (le coran), et en vérité [nous] en sommes les gardiens.

Le seul point positif qui puisse ressortir de ce hadith est que si vraiment une loi ne faisant pas partie du canon coranique et proclamant la lapidation ait pu être écrite sur un parchemin, il est possible que le fait qu’elle ait été mangée par une chèvre et transformée en crottin reflète sa réelle valeur.

Les femmes et les chevaux sont-ils un mauvais présage?

Sahi Al Bukhari: Volume 5, Livre 58, N° 188:

Sahih Al Bukhary 76/5 « Les femmes, les chevaux et les maisons sont un mauvais présage. »

La prière rituelle est annulée par les femmes, les singes et les chiens noirs.

Sahih Bukhary 8/102 and Hanbal 4/86 « Si un singe, un chien noir ou une femme passe devant une personne qui fait la prière, sa prière est annulée ».

Il est intéressant de constater que contrairement aux femmes, les porcs ne font pas partie de la liste.

Faut-il tuer l’apostate?

Sahih Bukhary 9/57

Mohammed a dit, « quiconque abandonne la religion musulmane, tue-le. »

C’est apparemment la version Sunnite de la liberté de pensée.

C’est pas si grave si on tue un infidèle...

Sahih Bukhary 9/50

Mohammed a déclaré: « Aucun musulman ne doit mourir pour avoir tué un infidèle ».

Les Hadiths sont pleins de contradictions ridicules. Exemple:

Le prophète n’urinait jamais debout.(Masnad Hanbal, 6/136, 192, 213)

Le prophète urinait debout. (Bukhari, 4/60, 62)

Coran : (4:82) Pourquoi n’étudient-ils pas le Coran attentivement? S’il était d’autre que Dieu, vous y trouveriez de nombreuses contradictions.

Des miracles scientifiques dans les hadiths?:

La terre est portée par un taureau géant; quand il bouge sa tête, cela déclenche un tremblement de terre. (Ibn Katheer 2/29; 50/1)

C’est une très mauvaise chose de couper les doigts des femmes, quelle doit être la sentence?

« La sentence pour couper les doigts d’une femme est de la dédommager de : 10 chameaux pour un doigt; 20 chameaux pour deux doigts; 30 chameaux pour trois doigt, et 20 (vingt) chameaux pour quatre doigts. » (Hanbal, 2/182; Muwatta, 43/11)

On obtient une remise après avoir coupé quatre doigts, puisque l’amende passe de 30 chameaux pour trois doigts, à 20 (vingt) chameaux pour quatre doigts : Il faut comprendre que la religion sunnite (basée sur les hadiths et la sounna) est une religion pleine de miséricorde et ne pas oublier que la culture arabe est très orientée vers le commerce : Au dessus de certaines quantités il est tout à fait normal d’obtenir un prix de gros.

Les femmes sont tordues

Sahih Bukhari, volume 7, livre 62, Nº 121 :

L’envoyé de Dieu a dit : « La femme est comme une côte, si vous essayez de la redresser elle cassera, Alors, si vous voulez bénéficiez de quelque chose de sa part, faites-le tout en sachant qu’elle est tordue.

Mohammed ensorcelé?

Le prophète avait été ensorcelé par un juif, et pendant plusieurs jours il n’avait aucune idée de ce qu’il faisait. (Bukhari, 59/11; 76/47; Hanbal 6/57; 4/367)

Hadiths et racisme : Mohammed exprimant son opinion à l’égard des personnes de couleur ?

Rapporté par Anas bin Malik : L’envoyé de Dieu a dit: « Vous devez écouter et obéir votre maitre, quand bien même il serait un esclave éthiopien (noir) avec une tête qui ressemble à un raisin. » Bukhari Vol 9, Book 89, N° 256.

L’excision (« circoncision féminine ») recommandée en Islam?

Ahmad Ibn Hanbal 5 :75, Abu Dawud Adab 167 :

Le père d’Abu al Malih ibn ‘Ousama a rapporté que le prophète a dit : « La circoncision est une loi pour les hommes, et une protection pour l’honneur des femmes. »

Hadith Rapporté par Umm 'Atiyyah: "Une femme pratiquait des excisions à Médine. Le prophète (que la paix soit sur lui) lui demanda: « Quand tu pratiques l’excision, ne coupe pas trop sévèrement car c’est préférable pour la femme et plus désirable pour le mari ».

(Ce hadith est considéré faible par certaines autorités et authentique par d’autres).

« Quand deux personnes circoncises ont une relation sexuelle, il est obligatoire de se baigner ». (Sahih, rapporté par Ahmad et Al-Baihaqee)

Ce hadith est considéré comme authentique et implique que les hommes et les femmes doivent être circoncis. En réalité, la circoncision n’est pas mentionnée dans le Coran, ni pour les hommes ni pour les femmes et ne fait à ce titre pas partie du rituel islamique.

Tous ces hadiths respectent les conditions requises (c'est-à-dire inventées) par les savants sunnites pour accepter ou rejeter les hadiths. Il y a des centaines de hadiths et traditions religieuses similaires qui défigurent l’Islam et sont en flagrante contradiction avec le Coran, la science, ou se contredisent entre eux. C’est une honte de croire à de telles horreurs, et c’est une honte de traiter d’infidèles ceux qui ont le courage de les rejeter et défendent la pureté de l’Islam.
2. Dieu condamne ceux qui basent leurs croyances religieuses sur des paroles (hadiths) autres que celles du coran

أَوَلَمْ يَنظُرُوا فِي مَلَكُوتِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَمَا خَلَقَ اللَّهُ مِن شَيْءٍ

وَأَنْ عَسَىٰ أَن يَكُونَ قَدِ اقْتَرَبَ أَجَلُهُمْ فَبِأَيِّ حَدِيثٍ بَعْدَهُ يُؤْمِنُونَ

(7:185) Pourquoi ne contemplent-ils pas le royaume des cieux et de la terre et ce que Dieu a créé à partir de toute chose ? Et il se peut que, de surcroit, leur terme soit proche ! Alors, en quel HADITH au delà de celui-ci (le coran) croient-ils ?! (7:186) Quiconque Dieu égare, ne trouvera aucun guide, et Il les laisse errer à l’aveuglette dans leur rébellion.

لَقَدْ كَانَ فِي قَصَصِهِمْ عِبْرَةٌ لِّأُولِي الْأَلْبَابِ مَا كَانَ حَدِيثًا يُفْتَرَىٰ وَلَٰكِن

تَصْدِيقَ الَّذِي بَيْنَ يَدَيْهِ وَتَفْصِيلَ كُلِّ شَيْءٍ وَهُدًى وَرَحْمَةً لِّقَوْمٍ يُؤْمِنُونَ

(12:111) En vérité, il y a dans leurs récits une leçon pour les hommes doués de raison. Ceci (le coran) n’est pas un HADITH inventé, mais une confirmation de ce qui a été révélé avant [qu’il ne reçoive le livre] entre ses mains, et une explication détaillée de toutes choses, et un guide et une miséricorde pour un peuple qui croit.

وَمِنَ النَّاسِ مَن يَشْتَرِي لَهْوَ الْحَدِيثِ لِيُضِلَّ عَن سَبِيلِ اللَّهِ

بِغَيْرِ عِلْمٍ وَيَتَّخِذَهَا هُزُوًا أُولَٰئِكَ لَهُمْ عَذَابٌ مُّهِينٌ

(31:6) Et parmi les hommes, il y a celui qui troque la distraction du HADITH au détriment du chemin de Dieu sans connaissance [fermement établie], et dans le but de le tourner en ridicule : Voilà ceux qui encourront un châtiment humiliant !

اللَّهُ نَزَّلَ أَحْسَنَ الْحَدِيثِ كِتَابًا مُّتَشَابِهًا مَّثَانِيَ تَقْشَعِرُّ مِنْهُ جُلُودُ الَّذِينَ

يَخْشَوْنَ رَبَّهُمْ ثُمَّ تَلِينُ جُلُودُهُمْ وَقُلُوبُهُمْ إِلَىٰ ذِكْرِ اللَّهِ ذَٰلِكَ هُدَى

اللَّهِ يَهْدِي بِهِ مَن يَشَاءُ وَمَن يُضْلِلِ اللَّهُ فَمَا لَهُ مِنْ هَادٍ

(39:23) Dieu a révélé le meilleur HADITH : Un livre allégorique qui se réitère fréquemment ; les peaux de ceux qui craignent leur Seigneur en frémissent [de crainte]. Ensuite, leurs peaux et leurs cœurs trouvent du réconfort dans le rappel de Dieu. Telle est la voie de Dieu ; Il guide dans sa voie qui Il veut, et quiconque Dieu égare, ne trouvera aucun guide.

تِلْكَ آيَاتُ اللَّهِ نَتْلُوهَا عَلَيْكَ بِالْحَقِّ فَبِأَيِّ حَدِيثٍ بَعْدَ اللَّهِ وَآيَاتِهِ يُؤْمِنُونَ

(45:6) Ce sont les versets de Dieu que Nous te récitons en toute vérité. En quel HADITH autre que Dieu et Ses versets croient-ils ?

أَفَبِهَٰذَا الْحَدِيثِ أَنتُم مُّدْهِنُونَ

(56:81) S’agit-il de ce HADITH (le coran) que vous dénigrez ?!

فَبِأَيِّ حَدِيثٍ بَعْدَهُ يُؤْمِنُونَ

(77:50) En quel HADITH au delà de lui (le coran) croient-ils ?

وَجَعَلْنَا عَلَىٰ قُلُوبِهِمْ أَكِنَّةً أَن يَفْقَهُوهُ وَفِي آذَانِهِمْ وَقْرًا وَإِذَا

ذَكَرْتَ رَبَّكَ فِي الْقُرْآنِ وَحْدَهُ وَلَّوْا عَلَىٰ أَدْبَارِهِمْ نُفُورًا

(17:46) Et Nous avons placé des voiles sur leurs cœurs afin qu’ils ne le comprennent pas (c'est-à-dire le coran), ainsi que la surdité dans leurs oreilles, et quand tu mentionnes ton Seigneur dans le coran exclusivement, ils tournent leurs dos par dégoût.

Quand les sunnites ou chiites rencontrent des musulmans qui mentionnent Dieu en respectant strictement la façon dont les versets du coran sont écris (par exemple, aucun nom, même celui du prophète, n’est jamais mentionné à coté de Dieu dans le coran), et qui refusent toute mention de « hadiths autres que Dieu et Ses versets », leurs cœurs se couvrent d’un voile et ils tournent leurs dos de dégoût, incapables de saisir la pureté, la beauté et la vérité du coran. Pire, ils traitent de surcroît les croyants d’infidèles en oubliant d’aller se regarder dans la glace.
3. Le coran est pleinement détaillé, de quoi d’autre ont-ils besoin ?

Seule la parole de Dieu est digne d’être suivie, car le Coran est parfait et pleinement détaillé (6:114, 7:52, 10:37) :

أَفَغَيْرَ اللَّهِ أَبْتَغِي حَكَمًا وَهُوَ الَّذِي أَنزَلَ إِلَيْكُمُ الْكِتَابَ مُفَصَّلًا وَالَّذِينَ آتَيْنَاهُمُ الْكِتَابَ يَعْلَمُونَ أَنَّهُ مُنَزَّلٌ مِّن رَّبِّكَ بِالْحَقِّ فَلَا تَكُونَنَّ مِنَ الْمُمْتَرِينَ

(6:114) Devrais-je chercher autre que Dieu comme juge, alors qu’Il est celui qui a révélé le livre pleinement détaillé ?! Et ceux à qui Il a donné le livre savent qu’il a été révélé par ton seigneur en toute vérité ; alors ne soit pas du nombre de ceux qui doutent. (6:115) La parole de ton Seigneur s’est accomplie à force de vérité et de justice. Rien ne peut abroger Ses paroles, Il est l’Audient, l’Omniscient.

وَلَقَدْ جِئْنَاهُم بِكِتَابٍ فَصَّلْنَاهُ عَلَىٰ عِلْمٍ هُدًى وَرَحْمَةً لِّقَوْمٍ يُؤْمِنُونَ

(7:52) Et, assurément, Nous leur avons apporté un livre que Nous avons détaillé en toute science : [Il est] un guide et une miséricorde pour un peuple qui croit.

وَمَا كَانَ هَٰذَا الْقُرْآنُ أَن يُفْتَرَىٰ مِن دُونِ اللَّهِ وَلَٰكِن تَصْدِيقَ الَّذِي بَيْنَ

يَدَيْهِ وَتَفْصِيلَ الْكِتَابِ لَا رَيْبَ فِيهِ مِن رَّبِّ الْعَالَمِينَ

(10:37) Ce coran ne pouvait en aucun cas pu être conçu par autre que Dieu. Bien au contraire, il confirme [ce qui a été révélé] avant ce [que tu as reçu] entre tes mains, et il est une explication détaillée du livre ; il ne comporte aucun doute, et il émane du Seigneur de l’univers.

Pourquoi aurait-on besoin d’une tradition (hadith) - même parfaitement conservée - puisque le Coran est déjà parfait et pleinement détaillé ? C’est au mieux une perte de temps, et surtout ouvrir la porte à d’innombrables horreurs, crimes, injustices et corruptions de la religion de Dieu. Voilà pourquoi l’intégralité des hadiths doivent être écartés, même ceux qui paraissent inoffensifs.

A ceux qui tenteraient de trouver un compromis en cherchant à faire un tri entre les hadiths, je dirai ceci: Essayez-vous de réinventer votre propre religion, ce qui est politiquement correct et ce qui ne l’est pas, ce qu’il faut accepter et ce qu’il faut rejeter? Dieu vous a-t-il béni d’un don unique pour discerner la vérité sans coup férir ? Les gens qui cherchent des compromis seront toujours en désaccord et même sur des questions cruciales (lapidation de l’adultère, tuer l’apostat ou celui que ne prie pas, excision, etc...); il n’y aura jamais d’unanimité ni d’unité sur quoi que ce soit, et le chaos continuera de régner dans le monde musulman.

Il n’y a qu’un seul chemin qui mène à la lumière, et c’est la parole de Dieu dans toute sa pureté.

يَهْدِي بِهِ اللَّهُ مَنِ اتَّبَعَ رِضْوَانَهُ سُبُلَ السَّلَامِ وَيُخْرِجُهُم مِّنَ

الظُّلُمَاتِ إِلَى النُّورِ بِإِذْنِهِ وَيَهْدِيهِمْ إِلَىٰ صِرَاطٍ مُّسْتَقِيمٍ

(5:16) Dieu guide ceux qui recherchent son appréciation vers les chemins de la paix; Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière par Sa grâce, et les guide dans le droit chemin.
4. Comment les sunnites déforment et manipulent le coran pour tenter de justifier les hadiths

Les sunnites prétendent qu’il y a un certains nombre de versets coraniques qui justifient les hadiths. Commençons par le plus fréquemment utilisé :

4.1 Le fameux verset 59:7

وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانتَهُوا

(59:7) ... Et quoi que vous donne le messager, prenez-le, et quoi qu’il vous interdise, restez-en à l’écart ...

A première vue, ça paraît être du solide, mais avez-vous vu les petits points de suspension (...) avant et après la phrase citée ci-dessus ? Serait-il possible que l’on ait tenté de vous manipuler en ne citant qu’une partie du verset ? Oui, vous avez bien compris, le verset est cité partiellement, alors lisons donc le verset dans son intégralité pour en découvrir le contexte et voir s’il s’agit là du vrai sens à donner au verset ou s’il s’agit d’une manipulation de la parole de Dieu:

مَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَىٰ رَسُولِهِ مِنْ أَهْلِ الْقُرَىٰ فَلِلَّهِ وَلِلرَّسُولِ وَلِذِي الْقُرْبَىٰ وَالْيَتَامَىٰ وَالْمَسَاكِينِ وَابْنِ السَّبِيلِ كَيْ لَا يَكُونَ دُولَةً بَيْنَ الْأَغْنِيَاءِ مِنكُمْ وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانتَهُوا وَاتَّقُوا اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ

(59:7) Ce que Dieu a octroyé à Son messager (dans le contexte du verset : le butin) aux dépends du peuple des cités appartient à Dieu et à Son messager, la famille proche, les orphelins, les nécessiteux, et les voyageurs en état de vulnérabilité financière, afin que cela ne demeure pas la mainmise des riches parmi vous ; et quoi que vous donne le messager, prenez-le, et quoi qu’il vous interdise, restez-en à l’écart. Et craignez Dieu ! En vérité, Dieu est sévère en matière de rétribution.

Le verset 59:7 est à mettre en parallèle avec 8:41 :

وَاعْلَمُوا أَنَّمَا غَنِمْتُم مِّن شَيْءٍ فَأَنَّ لِلَّهِ خُمُسَهُ وَلِلرَّسُولِ وَلِذِي

الْقُرْبَىٰ وَالْيَتَامَىٰ وَالْمَسَاكِينِ وَابْنِ السَّبِيلِ إِن كُنتُمْ آمَنتُم بِاللَّهِ وَمَا أَنزَلْنَا

عَلَىٰ عَبْدِنَا يَوْمَ الْفُرْقَانِ يَوْمَ الْتَقَى الْجَمْعَانِ وَاللَّهُ عَلَىٰ كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ

(8:41) Et sachez que quoi que ce soit que vous obteniez en matière de butin, un cinquième (20%) en revient à Dieu, ainsi qu’à Son messager, la famille proche, les orphelins, les nécessiteux, et les voyageurs en état de vulnérabilité financière, si seulement vous croyez en Dieu et ce que nous avons révélé à notre serviteur le jour du dénouement : Jour de l’affrontement entre les deux parties adverses. Et Dieu est Tout Puissant sur toute chose.

En d’autres termes, quand il est écrit « quoi que vous donne le messager, prenez-le, et quoi qu’il vous interdise, restez-en à l’écart » il s’agit tout simplement du butin que le messager distribue aux croyants qui ont gagné la bataille contre le peuple des cités, après paiement de la zakât de 20% ! Nous avons donc là un cas typique où les sunnites ignorent volontairement le contexte coranique du verset et mentent pour en extraire un sens complètement différent et manipuler les gens pour leur faire accepter « des hadiths autres que Dieu et Ses versets » (45:6). Dieu condamne cela sans appel:

فَبِمَا نَقْضِهِم مِّيثَاقَهُمْ لَعَنَّاهُمْ وَجَعَلْنَا قُلُوبَهُمْ قَاسِيَةً

الْكَلِمَ عَن مَّوَاضِعِهِ وَنَسُوا حَظًّا مِّمَّا ذُكِّرُوا يُحَرِّفُونَ

بِهِ وَلَا تَزَالُ تَطَّلِعُ عَلَىٰ خَائِنَةٍ مِّنْهُمْ إِلَّا قَلِيلًا مِّنْهُمْ

عَنْهُمْ وَاصْفَحْ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْمُحْسِنِينَ فَاعْفُ

(5:13) Ainsi, et parce qu’ils ont enfreint leur serment, Nous les avons maudit, et avons endurci leurs cœurs. Ils déforment les paroles [de Dieu] de leur contexte, et ont oublié une partie de ce qu’ils furent [enjoins de] se rappeler. Et vous n’aurez de cesse de mettre au jour les traitrises dont ils sont coupables, à l’exception de bien peu d’entre eux. Alors, pardonnez leur, et ignorez [les]. En vérité, Dieu aime les personnes bienfaisantes.

4.2 Le livre et la sagesse

Le deuxième exemple de manipulation de la parole de Dieu de la part des sunnites pour tenter de justifier qu’il faut suivre les hadiths autres que Dieu et Ses versets (45:6) est que le coran mentionne à plusieurs reprises que Dieu ou Ses messagers enseignent « le livre et la sagesse » : Ils prétendent que « le livre » est bien sûr le coran, et que « la sagesse » correspond aux hadiths qui soit disant « éclairent » le coran dans certains cas, prétendant que ce dernier ne se suffit pas à lui-même, c'est-à-dire qu’il n’est pas détaillé.

رَبَّنَا وَابْعَثْ فِيهِمْ رَسُولًا مِّنْهُمْ يَتْلُو عَلَيْهِمْ آيَاتِكَ وَيُعَلِّمُهُمُ الْكِتَابَ

وَالْحِكْمَةَ وَيُزَكِّيهِمْ إِنَّكَ أَنتَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ

(2:129) Notre Seigneur, désigne un messager parmi eux qui leur récitera Tes versets, et qui leur enseignera le livre et la sagesse, et qui les purifiera. En vérité, Tu es Le Tout Puissant, Le Sage.

كَمَا أَرْسَلْنَا فِيكُمْ رَسُولًا مِّنكُمْ يَتْلُو عَلَيْكُمْ آيَاتِنَا وَيُزَكِّيكُمْ وَيُعَلِّمُكُمُ الْكِتَابَ

وَالْحِكْمَةَ وَيُعَلِّمُكُم مَّا لَمْ تَكُونُوا تَعْلَمُونَ

(2:151) De même, Nous vous avons envoyé un messager parmi vous qui vous récite Nos versets, vous purifie, et vous enseigne le livre et la sagesse, et vous enseigne ce que vous ne saviez point.

وَيُعَلِّمُهُ الْكِتَابَ وَالْحِكْمَةَ وَالتَّوْرَاةَ وَالْإِنجِيلَ

(3:48) Et Il (Dieu) lui (Jésus) enseignera le livre et la sagesse, la Thora et l’évangile.

وَإِذْ أَخَذَ اللَّهُ مِيثَاقَ النَّبِيِّينَ لَمَا آتَيْتُكُم مِّن كِتَابٍ وَحِكْمَةٍ ثُمَّ جَاءَكُمْ

رَسُولٌ مُّصَدِّقٌ لِّمَا مَعَكُمْ لَتُؤْمِنُنَّ بِهِ وَلَتَنصُرُنَّهُ

قَالَ أَأَقْرَرْتُمْ وَأَخَذْتُمْ عَلَىٰ ذَٰلِكُمْ إِصْرِي قَالُوا أَقْرَرْنَا

قَالَ فَاشْهَدُوا وَأَنَا مَعَكُم مِّنَ الشَّاهِدِينَ

(3:81) Et Quand Dieu a scellé l’alliance des prophètes [Il a dit] : « Voici ce que Je vous ai confié du livre et de la sagesse. Par la suite, un messager vous parviendra, confirmant ce qui était en votre possession : Vous devez croire en lui et lui apporter votre soutien. » Il s’écria : « Acceptez-vous de recevoir la lourde responsabilité dont Je vous investis ? » Ils répondirent : « Nous acceptons. » Il reprit : « Alors prêtez serment ! Et Je suis témoin parmi vous ! »

Quel est le lien évident entre « la sagesse » et « les hadiths » dans les versets ci-dessus alors que ces derniers n’y sont même pas mentionnés ? Absolument aucun, bien sûr. J’aurais pourtant une question à poser aux personnes qui prétendent cela : Dans les hadiths qui prônent la lapidation de l’adultère, de tuer l’apostat, d’exciser les femmes, etc... - en bref tous les hadiths horribles « autres que Dieu et Ses versets » (45:6) qui contredisent les lois coraniques et salissent l’islam - où est donc la soi-disant « sagesse » ?

Si on donne le coran à un égaré, que va-t-il faire avec le livre de Dieu ? Il lui manque de toute évidence la sagesse, et si Dieu ne la lui donne pas, il demeurera dans l’ignorance. C’est pour cela que Dieu précise qu’Il donne à la fois « le livre et la sagesse », car les livres de Dieu (le coran, la thora, l’évangile) sont absolument inutiles sans la sagesse. Nous voyons en 3:48 et 3:81 que non seulement Dieu enseigne « le livre et la sagesse » à Ses messagers, mais qu’ensuite les messagers enseignent à leur tour « le livre et la sagesse » aux croyants (2:129, 2:151). « La sagesse » est un don de Dieu immatériel et inquantifiable et est l’exacte opposée de ce à quoi mènent « les hadiths autres que Dieu et Ses versets » (45:6). Simples croyants ou messagers, nous avons tous besoin de sagesse pour comprendre le livre de Dieu.

4.3 Le messager est un bien bel exemple

لَّقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِّمَن كَانَ

يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الْآخِرَ وَذَكَرَ اللَّهَ كَثِيرًا

(33:21) Et assurément, le messager de Dieu représente à votre égard un bien bel exemple, pour quiconque espère en Dieu et au jour ultime, et commémore Dieu fréquemment.

Ce verset est souvent détourné de son contexte par les sunnites qui prétendent que si le messager (notre saint prophète Mohammed) est « un bien bel exemple », il faut donc suivre les hadiths du prophète. Le problème avec les hadiths est qu’ils ont, pour les plus anciens, été mis par écrit pour la première fois deux siècles après sa mort, et manquent par définition totalement de fiabilité. Ils sont tout simplement inauthentiques, et nous avons vu que de toute façon, le coran nous défend formellement de « croire en tout hadith autre que Dieu et Ses versets » (45:6). Il faut donc se soumettre à Dieu et les rejeter. Lorsque Dieu nous indique que le messager est un bien bel exemple, Il parle des centaines d’hadiths authentiques et actions du prophète décrits directement dans le saint coran. Par exemple, en 33:21, le contexte est celui d’une bataille où le prophète s’est conduit de façon exemplaire, et Dieu nous invite à nous inspirer de son exemple.

En 60:4, Dieu indique également qu’Abraham est un « bien bel exemple », et cela ne signifie bien sûr pas qu’il faille suivre des hadiths d’Abraham autres que ceux décrits dans le livre de Dieu (qui n’existent même pas d’ailleurs). Dieu nous invite simplement à nous inspirer de sa conduite exemplaire décrite dans le verset où Abraham et les siens dénoncent les incrédules et leurs vaines idoles et les enjoignent de ne croire qu’en Dieu seul. Une fois de plus, nous voyons bien que les sunnites déforment le sens des versets coraniques pour détourner les gens du droit chemin, en l’occurrence pour suivre des « hadiths autres que Dieu et Ses versets » (45:6).

4.4 « Obéissez à Dieu et à Son messager »

Maintes fois dans le coran, Dieu nous intime l’ordre d’obéir à Dieu et à son messager. Exemple :

قُلْ أَطِيعُوا اللَّهَ وَالرَّسُولَ فَإِن تَوَلَّوْا فَإِنَّ اللَّهَ لَا يُحِبُّ الْكَافِرِينَ

(3:32) Proclame [Ô Mohammed] : « Obéissez à Dieu et au messager ». Et s’ils se détournent, alors, en vérité, Dieu n’aime pas les incrédules.

مَّن يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ أَطَاعَ اللَّهَ وَمَن تَوَلَّىٰ فَمَا أَرْسَلْنَاكَ عَلَيْهِمْ حَفِيظًا

(4:80) Quiconque obéit au messager obéit assurément à Dieu. Et quiconque se détourne, Nous ne t’avons pas envoyé comme étant leur gardien.

De même que dans la section précédente, « Obéir à Dieu et à Son messager » ne veut en aucun cas dire qu’il faille suivre des hadiths douteux mis par écrit plus de deux cent ans après la mort du prophète Mohammed, et qui contredisent souvent le coran.

Comme nous le voyons en 4:80, obéir au messager est obéir à Dieu, car dans le coran, Dieu met directement Ses propres mots dans la bouche de Mohammed. 332 fois dans le coran, Dieu donne l’ordre à Mohammed de dire des choses spécifiques, et lui ordonne : « Qoul » (قُلْ = « Dis ! », « proclame ! »), suivi d’une phrase qu’il n’a d’autre choix que de répéter mot pour mot, par exemple en 3:32 ci-dessus. Ces paroles n’ont rien à voir avec les paroles de Mohammed; ce sont les paroles de Dieu :

قُلْ أَطِيعُوا اللَّهَ وَالرَّسُولَ

(3:32) Proclame [Ô Mohammed] : « Obéissez à Dieu et au messager »...

Voilà pourquoi obéir au prophète est obéir à Dieu (4:80). Bien sûr, lorsque le prophète était vivant, les croyants devaient en toute occasion obéir au prophète, et non pas seulement quand il récitait des versets du coran. Mais lorsque ce dernier est décédé, et du fait que Dieu a décrété que le Coran est pleinement détaillé (6:114), et qu’Il nous a interdit de croire en tout « hadith autre que Dieu et Ses versets » (45:6), les vrais croyants se conforment à l’ordre de Dieu et se contentent du coran pleinement détaillé et de ses lois que rien ne peut abroger (6:115). D’autre part, le prophète lui-même suivait le coran exclusivement, et il ne faisait qu’enseigner aux croyants la même chose :

وَإِذَا لَمْ تَأْتِهِم بِآيَةٍ قَالُوا لَوْلَا اجْتَبَيْتَهَا قُلْ إِنَّمَا أَتَّبِعُ مَا يُوحَىٰ إِلَيَّ

مِن رَّبِّي هَٰذَا بَصَائِرُ مِن رَّبِّكُمْ وَهُدًى وَرَحْمَةٌ لِّقَوْمٍ يُؤْمِنُونَ

(7:203) Et lorsque tu ne leur amènes point un verset (par exemple pour répondre à leurs questions), ils disent : « Pourquoi n’en as-tu pas inventé un ? ». Proclame [Ô Mohammed] : « Je suis exclusivement ce qui m’a été révélé de la part de mon Seigneur ! ». Ceci est un éclaircissement de la part de votre Seigneur, et un guide et une miséricorde pour les gens qui croient.

Nous voyons ici que le prophète n’avait pas le droit d’inventer ou de changer quoi que ce soit en plus des versets de Dieu. Il était donc strictement impossible qu’il ait par la suite changé la loi coranique en matière d’adultère par exemple, en la remplaçant par la peine de mort par lapidation comme le prétendent les sunnites (hadith Muslim, livre 17, N° 4191) ; autrement, il aurait été mis à mort immédiatement par Dieu, et aurait fini en enfer. La preuve :

وَلَوْ تَقَوَّلَ عَلَيْنَا بَعْضَ الْأَقَاوِيلِ

(69:44) Et s’il (Mohammed) avait fabriqué le moindre propos à notre sujet,

لَأَخَذْنَا مِنْهُ بِالْيَمِينِ

(69:45) Nous l’aurions saisi par la main droite.

ثُمَّ لَقَطَعْنَا مِنْهُ الْوَتِينَ

(69:46) Ensuite, nous lui aurions tranché l’aorte.

وَإِن كَادُوا لَيَفْتِنُونَكَ عَنِ الَّذِي أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ لِتَفْتَرِيَ عَلَيْنَا غَيْرَهُ وَإِذًا لَّاتَّخَذُوكَ خَلِيلًا

(17:73) Ils t’ont [Ô Mohammed] presque détourné de ce que nous t’avons révélé, afin que tu inventes à notre sujet autre chose que lui (le coran) ; et ils t’auraient alors considéré comme un ami

وَلَوْلَا أَن ثَبَّتْنَاكَ لَقَدْ كِدتَّ تَرْكَنُ إِلَيْهِمْ شَيْئًا قَلِيلًا

(17:74) Et s’il n’était que Nous ne t’avions pas raffermi, tu te serais assurément incliné quelque soit peu en leur faveur.

إِذًا لَّأَذَقْنَاكَ ضِعْفَ الْحَيَاةِ وَضِعْفَ الْمَمَاتِ ثُمَّ لَا تَجِدُ لَكَ عَلَيْنَا نَصِيرًا

(17:75) Nous t’aurions fait alors goûter le double [de la punition] dans ce monde, et le double [après] la mort. Tu n’aurais trouvé alors aucun protecteur contre Nous.

Autrement dit, si Mohammed avait par exemple eu le malheur de décréter la peine de mort par lapidation pour adultère comme le prétendent les sunnites (ce qu’il n’aurait jamais fait car c’était un homme bon et au cœur pur), au lieu de la loi coranique de 100 coups de fouets décrétée par Dieu en 24:2, l’artère de son cœur aurait été tranchée pour avoir désobéi à Dieu et avoir fabriqué un hadith autre que Dieu et Ses versets, et il aurait été jeté en enfer. Les incrédules sunnites qui croient en de telles lois devraient être pétrifiés de peur en lisant tous ces versets qui dénoncent les hadiths et fabrications extra-coraniques, mais ont-ils seulement la foi pour perpétrer et perpétuer de telles mensonges et lois sataniques ?

4.5 Croire en une partie du livre et en rejeter le reste

Suivre les hadiths est se mettre en position d’accepter le coran partiellement, et de le rejeter chaque fois que des hadiths le contredisent, et prétendant que les hadiths abrogent parfois le coran:

ثُمَّ أَنتُمْ هَٰؤُلَاءِ تَقْتُلُونَ أَنفُسَكُمْ وَتُخْرِجُونَ فَرِيقًا مِّنكُم مِّن دِيَارِهِمْ تَظَاهَرُونَ عَلَيْهِم بِالْإِثْمِ وَالْعُدْوَانِ وَإِن يَأْتُوكُمْ أُسَارَىٰ تُفَادُوهُمْ وَهُوَ مُحَرَّمٌ عَلَيْكُمْ إِخْرَاجُهُمْ أَفَتُؤْمِنُونَ بِبَعْضِ الْكِتَابِ وَتَكْفُرُونَ بِبَعْضٍ فَمَا جَزَاءُ مَن يَفْعَلُ ذَٰلِكَ مِنكُمْ إِلَّا خِزْيٌ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَيَوْمَ الْقِيَامَةِ يُرَدُّونَ إِلَىٰ أَشَدِّ الْعَذَابِ وَمَا اللَّهُ بِغَافِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ

(2:85) Ensuite, vous vous entretuez, et vous chassez certains parmi vous de leurs foyers, et vous liguez contre eux dans le péché et l’oppression, et s’ils tombent captifs entre vos mains, vous les rançonnez, alors qu’il vous était interdit de les chasser. Alors ! Croyez-vous en une partie du livre et rejetez-vous en le reste ? Et alors ! Quelle récompense mérite quiconque parmi vous agit de la sorte si ce n’est la disgrâce dans la vie de ce monde, ainsi que le jour de la résurrection ?! Ils seront assignés au châtiment le plus sévère ! Et Dieu n’est certes pas inconscient de ce que vous faites.

Tout cela vous semble-t-il familier ? Toutes les tueries au nom d’une cause injuste (le sunnisme et le chiisme), et le fait que les chrétiens et adeptes d’autres religions soient chassés de leurs foyers, rançonnés ou décapités chaque fois qu’ils tombent entre les mains des terroristes sunnites.
5. Quatre exemples « d’hadiths autres que Dieu et ses versets » qui démontrent que la loi de satan a pris le pas sur la loi de Dieu (le coran) dans l’islam sunnite :

5.1. Peine de mort pour Adultère par lapidation: Rapporté par Sahih Muslim, livre 17, N° 4191:

'Ubada b. as-Samit a rapporté que le messager de Dieu (Que la paix soit sur lui) a dit : « Suis mon enseignement, suis mon enseignement. Allah a ordonné à leur égard: Quand un homme non marié est coupable d’adultère avec une femme non mariée, ils sont punis de 100 coups de fouets et sont bannis pour une année. Et si un homme marié commet l’adultère avec une femme mariée, ils sont punis de 100 coups de fouets et sont lapidés à mort.

La lapidation pour adultère contredit et bafoue la loi de Dieu (le saint coran) :

الزَّانِيَةُ وَالزَّانِي فَاجْلِدُوا كُلَّ وَاحِدٍ مِّنْهُمَا مِائَةَ جَلْدَةٍ وَلَا تَأْخُذْكُم بِهِمَا رَأْفَةٌ فِي دِينِ

اللَّهِ إِن كُنتُمْ تُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَلْيَشْهَدْ عَذَابَهُمَا طَائِفَةٌ مِّنَ الْمُؤْمِنِينَ

(24:2) [Pour ce qui est de] de la fornicatrice/femme adultère (azzâniyatou) et du fornicateur/mari adultère (azzânî), fouettez chacun d’eux de cent coups de fouet, et ne soyez point épris de pitié pour eux dans l'exécution de la loi de Dieu, si vous croyez en Dieu et au Jour ultime. Et qu'un groupe de croyants soit témoin de leur (duel = tous les deux) châtiment.

Aucun verset du Coran ne fait la distinction entre l’adultère et la fornication: Mariés ou pas, les deux coupables sont punis ensemble de 100 coups de fouet, conformément à 24:2: « Et qu'un groupe de croyants soit témoin de leur châtiment » (leur = pluriel duel).

Il s’agit d’une loi globale (le Coran est pleinement détaillé : 6:114-115), car il va de soi qu’un homme marié peut avoir des relations extraconjugales avec une femme mariée ou non, et vice versa, de même que deux personnes non mariées: Dans tous les cas de figure, la punition est la même : 100 coups de fouet (modérés) pour les deux coupables mariés ou non dans une société islamique.

La loi coranique en matière d’adultère et de fornication est sévère car le mariage (et la famille) est une institution sacrée en islam et le tissu de la société musulmane. L’islam est là pour garantir la paix, la fidélité, la tranquillité et la confiance dans la société et les foyers. Les deux conjoints investissent leur vie et leur avenir, ainsi que ceux de leurs enfants, dans un mariage : Tous ont droit à la paix et la stabilité, et un vrai croyant et une vraie croyante ne détruisent pas leur mariage et leur famille pour un vil acte d’adultère.

Châtiment pour adultère: On ne peut diviser la mort par deux:

وَمَن لَّمْ يَسْتَطِعْ مِنكُمْ طَوْلًا أَن يَنكِحَ الْمُحْصَنَاتِ الْمُؤْمِنَاتِ فَمِن مَّا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُم مِّن فَتَيَاتِكُمُ الْمُؤْمِنَاتِ وَاللَّهُ أَعْلَمُ بِإِيمَانِكُم بَعْضُكُم مِّن بَعْضٍ فَانكِحُوهُنَّ بِإِذْنِ أَهْلِهِنَّ وَآتُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ مُحْصَنَاتٍ غَيْرَ مُسَافِحَاتٍ وَلَا مُتَّخِذَاتِ أَخْدَانٍ فَإِذَا أُحْصِنَّ فَإِنْ أَتَيْنَ بِفَاحِشَةٍ فَعَلَيْهِنَّ نِصْفُ مَا عَلَى الْمُحْصَنَاتِ مِنَ الْعَذَابِ ذَٰلِكَ لِمَنْ خَشِيَ الْعَنَتَ مِنكُمْ وَأَن تَصْبِرُوا خَيْرٌ لَّكُمْ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَّحِيمٌ

(4:25) Et quiconque d’entre vous n’est pas en mesure de se permettre d’épouser des femmes libres (mouhsanat = femmes libres, non esclaves) croyantes (mouwminati = personnes qui pratiquent la religion musulmane), alors [prenez une épouse] parmi les jeunes filles croyantes que vous possédez (lit. « avec vos mains droites » = sous le joug de l’esclavage). Dieu connaît [la nature de] votre foi, les uns comme les autres, alors épousez-les avec l'autorisation de leur famille, et décernez-leur la dot qui leur revient de façon équitable; [elles doivent être] vertueuses et non pas se livrer à l’immoralité, et ne pas s’attribuer d’amants. Si une fois mariées, elles se rendent coupables d’un acte d’immoralité (dans le contexte, l'adultère) (atayna bifahichatin), elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (mouhsanat = femmes non esclaves, mariées ou non, pas forcement musulmanes dans l’absolu selon la définition stricte de mouhsanat) (100/2 = 50 coups de fouet). Ceci est à l’intention de quiconque parmi vous craint le pêché; et afin que vous soyez patients; c’est mieux pour vous, car Dieu est Celui qui protège, le Miséricordieux.

4:25 prouve une fois de plus de façon certaine que la lapidation est une loi païenne inspirée par satan le réprouvé. Il est impossible de diviser la mort (la lapidation est clairement une peine de mort) par deux (100/2 = 50 coups de fouet, mais diviser la mort par deux est une impossibilité absolue) et c’est la preuve que les nombreux hadiths qui prônent la lapidation en cas d’adultère sont des lois sataniques en pleine contradiction avec la parole de Dieu.

Alors, de quel coté êtes-vous ? Du coté de Dieu et Ses versets (le coran pleinement détaillé et les lois qui y sont édictées), ou de celui de satan le réprouvé et de ses lois abjectes décrites dans les « hadiths autres que Dieu et Ses versets » (45:6), telles que la lapidation, et lesquelles mènent tout droit en enfer ?

Croire et pratiquer le bien : C’est ça l’essence et le vrai visage de l’islam, et pas tuer des gens à coup de pierre. Voyez-vous la foi et la pratique du bien au cœur des lois sunnites qui prônent des lois horribles et radicalement contraires à celles du coran ? Aurez-vous le courage de répondre à cette question en écoutant votre cœur et dans la crainte référentielle de Dieu ?

بَلَىٰ مَن كَسَبَ سَيِّئَةً وَأَحَاطَتْ بِهِ خَطِيئَتُهُ فَأُولَٰئِكَ أَصْحَابُ النَّارِ هُمْ فِيهَا خَالِدُونَ

(2:81) Assurément, quiconque accumule les mauvaises actions, et se laisse cerner par ses péchés : Tels sont ceux qui seront les compagnons du feu, où ils résideront perpétuellement.

وَالَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ أُولَٰئِكَ أَصْحَابُ الْجَنَّةِ هُمْ فِيهَا خَالِدُونَ

(2:82) Et ceux qui croient et pratiquent le bien, tels sont ceux qui seront les compagnons du paradis, où ils résideront perpétuellement.

Le paradis ou l’enfer, où voulez-vous terminer ? C’est une question de choix, et c’est une question de cœur. Qui sème le mal récolte le mal, et qui sème le bien récolte le bien. La vie est aussi simple que cela. Quiconque écoute son cœur ne peut suivre la voie du sunnisme ou du chiisme et trouvera refuge dans la pureté du coran qui est le seul vrai message de l’islam.

5.2. Peine de mort pour apostasie: Sahih Bukhary 9/57

Mohammed a dit: « Quiconque abandonne la religion musulmane, tue-le. »

Dieu Tout Puissant a dit :

لَا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَد تَّبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ فَمَن يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِن

بِاللَّهِ فَقَدِ اسْتَمْسَكَ بِالْعُرْوَةِ الْوُثْقَىٰ لَا انفِصَامَ لَهَا وَاللَّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ

(2:256) Point de contrainte en religion : La voie droite s’est distinguée de l’égarement. Ainsi, quiconque rejette les vaines idoles et croit en Dieu aura en toute certitude saisi le lien le plus ferme qui soit, celui qui ne rompt jamais. Dieu est Audient, Omniscient.

Si une personne décide de quitter l’islam, c’est son problème. Elle n’encoure aucune peine coranique, et son sort dépend de Dieu dans ce monde et dans l’au delà.

Beaucoup de Sunnites, surtout ceux qui suivent l’école chaféite, pratiquent la mutilation génitale féminine, conformément par exemple au hadith ci-dessous :

5.3 Excision féminine (Mutilation génitale féminine) : Hadith Rapporté par Umm 'Atiyyah:

"Une femme pratiquait des excisions à Médine. Le prophète (que la paix soit sur lui) lui demanda: « Quand tu pratiques l’excision, ne coupe pas trop sévèrement car c’est préférable pour la femme et plus désirable pour le mari ».

Le coran est pleinement détaillé (6:114, 7:52, 10:37) et cette loi ne fait pas partie du coran. C’est donc est une loi païenne qui n’a rien à voir avec l’islam. Daech, le soi disant « état islamique », s’apprêtait en 2015 à exciser quatre millions de femmes en Irak et en Syrie, au nom de ce hadith autre que Dieu et Ses versets (45:6). Les quatre écoles de référence de l’islam sunnite sont unanimement d’accord que la mutilation génitale féminine est au minimum une bonne chose : L’excision est recommandée (non obligatoire) dans l’école malékite et hanbalite ; elle est « sounna » (fortement recommandée) dans l’école hanafite, et obligatoire dans l’école shaféite. C’est pour cette raison que par exemple dans un grand pays comme l’Egypte qui suit essentiellement l’école shaféite, l’immense majorité des femmes musulmanes sont excisées (plus de 90%!). L’organisation mondiale de la santé estime en 2015 que 125 millions de femmes dans le monde, pour l’essentiel musulmanes, sont victimes de la mutilation génitale féminine.

5.4 Mettre à mort la personne qui refuse de faire sa prière rituelle

Les quatre écoles de référence de l’islam sunnite sont unanimes qu’il faut exécuter une personne qui refuse de faire la prière rituelle :

D’après l’imam Malik (qui a créé l’école Malékite), si un musulman refuse de faire les prières rituelles journalières (salât), elle est mise en observation jusqu'à la prière suivante, et est exécutée si elle continue à refuser de faire sa prière.

La loi coranique :

لَا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ

« Point de contrainte en religion... » (2:256)

S’il est vrai que la prière rituelle est absolument obligatoire pour tout musulman dans le coran (voir l’article « salât coranique »), une personne n’encoure absolument aucune forme de châtiment hormis le fait de choisir de s’auto-exclure de facto de la communauté musulmane. Si une personne refuse de faire sa prière, elle n’est tout simplement pas « musulmane » (lit. « soumise à Dieu ») d’après le coran ; elle ne peut servir de témoin en matière de justice (5:106), et n’a pas le droit de fréquenter une mosquée (5:12, 9:18, 5:55).
6. Est-il vrai que certains hadiths abrogent le coran?

Pleinement conscients que les hadiths contredisent régulièrement le coran, les oulémas sunnites n’ont d’autre choix pour tenter de se convaincre de la véracité des hadiths que de prétendre que certains abrogent certaines lois coraniques. C’est par exemple le cas lorsqu’ils tentent de justifier la loi de la lapidation (c.a.d., tuer à coups de pierre) pour adultère, laquelle provient de plusieurs « hadiths sahih » (hadiths forts), ce qui contredit bien évidemment la loi coranique comme on l’a étudié en détail plus tôt.

وَاللَّاتِي يَأْتِينَ الْفَاحِشَةَ مِن نِّسَائِكُمْ فَاسْتَشْهِدُوا عَلَيْهِنَّ أَرْبَعَةً مِّنكُمْ فَإِن شَهِدُوا

فَأَمْسِكُوهُنَّ فِي الْبُيُوتِ حَتَّىٰ يَتَوَفَّاهُنَّ الْمَوْتُ أَوْ يَجْعَلَ اللَّهُ لَهُنَّ سَبِيلًا

(4:15) Celles de vos femmes qui commettent l’immoralité, alors appelez quatre témoins contre elles, et s’ils témoignent [contre elles], confinez les dans leurs maisons jusqu'à leur mort, ou jusqu'à ce que Dieu trouve une issue pour elles.

Commentaire du verset 4:15 du Coran, nouvelle traduction du sens de ses versets, par Mohammed Chiadmi (en rouge ci-dessous):

« Dieu leur offre une autre issue : ce verset a été abrogé par la sunna dans un hadith sahîh rapporté par Muslim (sahih Muslim bi sharh an-Nawâwî, tome 11, p. 154). D’après ce hadith, la fornication est punie par la peine citee dans la souraet 24/2 ; et l’adultère, par la lapidation, et non par la peine prévue initialement dans ce verset. »

Le grand malheur pour ceux qui prétendent que certains hadiths abrogent le coran est que Dieu proclame en personne dans le coran que rien ne peut l’abroger :

وَلَقَدْ كُذِّبَتْ رُسُلٌ مِّن قَبْلِكَ فَصَبَرُوا عَلَىٰ مَا كُذِّبُوا وَأُوذُوا حَتَّىٰ

أَتَاهُمْ نَصْرُنَا وَلَا مُبَدِّلَ لِكَلِمَاتِ اللَّهِ وَلَقَدْ جَاءَكَ مِن نَّبَإِ الْمُرْسَلِينَ

(6:34) Certes, des messagers ont été rejeté avant toi (Ô Mohammed) ; mais ils furent patients au sujet des raisons pour lesquelles ils étaient rejetés et persécutés jusqu'à ce que notre secours ne leur parvienne. Rien ne peut abroger les paroles de Dieu ; et assurément, certaines nouvelles des messagers te sont déjà parvenues.

أَفَغَيْرَ اللَّهِ أَبْتَغِي حَكَمًا وَهُوَ الَّذِي أَنزَلَ إِلَيْكُمُ الْكِتَابَ مُفَصَّلًا وَالَّذِينَ آتَيْنَاهُمُ الْكِتَابَ يَعْلَمُونَ أَنَّهُ مُنَزَّلٌ مِّن رَّبِّكَ بِالْحَقِّ فَلَا تَكُونَنَّ مِنَ الْمُمْتَرِينَ

(6:114) Devrais-je chercher autre que Dieu comme juge, alors qu’Il est celui qui a révélé le livre pleinement détaillé ?! Et ceux à qui Il a donné le livre savent qu’il a été révélé par ton seigneur en toute vérité ; alors ne soit pas du nombre de ceux qui doutent.

وَتَمَّتْ كَلِمَتُ رَبِّكَ صِدْقًا وَعَدْلًا لَّا مُبَدِّلَ لِكَلِمَاتِهِ وَهُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ

(6:115) La parole de ton Seigneur s’est accomplie à force de vérité et de justice. Rien ne peut abroger Ses paroles, Il est l’Audient, l’Omniscient.

وَاتْلُ مَا أُوحِيَ إِلَيْكَ مِن كِتَابِ رَبِّكَ لَا مُبَدِّلَ لِكَلِمَاتِهِ وَلَن تَجِدَ مِن دُونِهِ مُلْتَحَدًا

(18:27) Et récite ce qui t’as été inspiré du livre par ton Seigneur. Rien ne peut abroger Ses paroles, et tu ne pourras trouver en dehors de Lui aucun refuge.

Les sunnites et les shiites ne font autre que de défier Dieu Tout Puissant en insistant que certains hadiths abrogent les lois du coran, par exemple avec la lapidation de l’adultère.
Conclusion

Toute personne douée d’un cœur pur, croyante ou pas, ne peut être que choquée par des centaines de hadiths trouvés dans les compilations sunnites, et nous n’en avons donné que quelques brefs exemples dans cette étude. Dieu savait que des gens se réclamant de l’islam la pervertirait par des sources (hadiths) extra-coraniques et les versets de Dieu parlent d’eux-mêmes :

أَوَلَمْ يَنظُرُوا فِي مَلَكُوتِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَمَا خَلَقَ اللَّهُ مِن شَيْءٍ

وَأَنْ عَسَىٰ أَن يَكُونَ قَدِ اقْتَرَبَ أَجَلُهُمْ فَبِأَيِّ حَدِيثٍ بَعْدَهُ يُؤْمِنُونَ

(7:185) Pourquoi ne contemplent-ils pas le royaume des cieux et de la terre et ce que Dieu a créé à partir de toute chose ? Et il se peut que, de surcroit, leur terme soit proche ! Alors, en quel HADITH au delà de celui-ci (le coran) croient-ils ?!

تِلْكَ آيَاتُ اللَّهِ نَتْلُوهَا عَلَيْكَ بِالْحَقِّ فَبِأَيِّ حَدِيثٍ بَعْدَ اللَّهِ وَآيَاتِهِ يُؤْمِنُونَ

(45:6) Ce sont les versets de Dieu que Nous te récitons en toute vérité. En quel HADITH autre que Dieu et Ses versets croient-ils ?

Ceux qui suivent « les hadiths autres que Dieu et Ses versets » (45:6) prétendent que certains versets du coran attestent du fait que les hadiths font partie de l’islam, un très bon exemple étant le verset 59:7 :

مَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَىٰ رَسُولِهِ مِنْ أَهْلِ الْقُرَىٰ فَلِلَّهِ وَلِلرَّسُولِ وَلِذِي الْقُرْبَىٰ وَالْيَتَامَىٰ وَالْمَسَاكِينِ وَابْنِ السَّبِيلِ كَيْ لَا يَكُونَ دُولَةً بَيْنَ الْأَغْنِيَاءِ مِنكُمْ وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانتَهُوا وَاتَّقُوا اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ شَدِيدُ الْعِقَابِ

(59:7) Ce que Dieu a octroyé à Son messager (c.à.d. le butin) aux dépends du peuple des cités appartient à Dieu et à Son messager, la famille proche, les orphelins, les nécessiteux, et les voyageurs en état de vulnérabilité financière, afin que cela ne demeure pas la mainmise des riches parmi vous ; et quoi que vous donne le messager, prenez-le, et quoi qu’il vous interdise, restez-en à l’écart. Et craignez Dieu ! En vérité, Dieu est sévère en matière de rétribution.

Les sunnites citent typiquement ce verset hors contexte, et nous avons prouvé que ce verset est directement lié à 8:41, qui explique que 20% des butins de guerre doivent être payés au titre de la zakât, le reste étant distribué par le prophète. Voilà la vraie raison pour laquelle il est écrit que « quoi que vous donne le messager, prenez-le, et quoi qu’il vous interdise, restez-en à l’écart ». Prétendre que cela s’applique aux hadiths est un mensonge qui consiste à extraire un sens complètement différent de celui du coran pour tenter de faire accepter le fait de suivre des « hadiths autres que Dieu et Ses versets » (45:6). « Déformer les paroles [de Dieu] hors de leur contexte » est condamné sans appel en 5:13, et nous avons révélé d’autres types de manipulations semblables dans l’article.

Le fait que tant de hadiths contredisent les versets du coran implique que les sunnites sont amenés par définition à « croire en une partie du livre et a en rejeter le reste » (2 :85), puisqu’ils prétendent que les hadiths abrogent certaines lois coraniques.

Nous avons cité les exemples de la lapidation pour adultère, la peine de mort pour apostasie et refuser de faire la prière, ainsi que l’excision, toutes ces lois étant en contradiction flagrante avec le coran pleinement détaillé. En dépit de cela, les quatre écoles de référence du sunnisme (malékite, hanbalite, hanafite, et shaféite) sont unanimement d’accord que ces lois sataniques sont partie intégrante de l’islam. Les savants sunnites croient que certains hadiths abrogent le coran, conscients des profondes contradictions ! Dieu désavouent haut et fort ces croyances païennes et proclame que « rien n’abroge Ses paroles » (6:34, 6:114-115, 18:27).

Si vous connaissiez un tueur en série qui tuent des gens à coups de pierres, exécute toute personne qui change de religion ou ne fait pas la prière, mutile sexuellement les femmes, confiriez-vous à un tel monstre l’interprétation de la loi et des pratiques religieuses dans votre société ? Y aurait-il quelque sombre raison après sa mort de sauvegarder tout ou partie des lois qu’il a inventées et qui ont justifiées ses crimes, en plus du fait que ces lois aient été inspirées de traditions orales plus que contestables retranscrites des siècles après la mort du prophète et qui contredisent le Coran?

Les hadiths et la sounna défigurent l’Islam et c’est la raison pour laquelle beaucoup de soi-disant pays musulman vivent dans la guerre, la pauvreté, la dictature et la corruption: Parce qu’ils ont troqué la parole de Dieu au profit « d’hadiths autres que Dieu et Ses versets » (45:6), c'est-à-dire des lois d’origine satanique. Et c’est également pourquoi le prophète les reniera le jour du jugement pour avoir déserté le coran (25:30). Chaque fois qu’un dictateur est renversé, c’est la guerre civile, et l’on voit la dictature religieuse sunnite ou chiite qui tente de s’imposer à la place, ce qui entraîne encore plus de misère et de corruption. Dieu ne peut accorder la paix et le bonheur à ceux qui corrompent Sa parole (le coran) et préfèrent suivre le chemin des ténèbres.

Ceux qui refusent de purifier leur foi en abandonnant complètement les hadiths et la sounna, ou cherchent à faire des compromis, ne feront jamais qu’enlever le cancer partiellement. La maladie continuera de se propager et leur religion demeurera, tant qu’elle subsistera, une religion corrompue en phase terminale. L’Islam sunnite et shiite sont des religions horribles. Cela n’affectera jamais l’extraordinaire beauté du message de paix de l’Islam tel qu’il est décrit directement dans le Saint Coran.
Gold Kalam
L'histoire des hadiths
Message Sam 8 Jan - 12:45 par Gold Kalam
Le Prophète Mohammed avait interdit l’écriture de ses hadiths

Il est relaté dans Muslim, Ahmed et d’autres sources de hadiths, que le Prophète Mohammed avait interdit l’écriture de ses hadiths. Tous les recueils de hadiths que nous avons aujourd’hui, et qui sont considérés par les savants du hadith comme authentiques (sahih), ont été écrit deux siècles après la mort du Prophète ; pendant deux siècles, il n’y avait aucune documentation autorisée de hadiths en conformité avec l’interdiction laissée par le Prophète.

Parmi les recueils sahih que nous avons aujourd’hui, le premier à avoir été écrit est celui de Bukhari qui est né en l’an 194 de l’Hégire (870 après JC). Il est également important de noter que les auteurs des six autres recueils de hadiths, comme Muslim et Abu Dawud, sont tous nés après Bukhari. Pour plus d’informations sur les dates exactes de naissance de tous les auteurs des six recueils de hadiths voir : les six grands recueils de hadiths.

Le Coran contient une prophétie concernant la fabrication de hadiths par les ennemis du Prophète :

C’est ainsi que nous assignons à chaque prophète un ennemi, des diables humains et djinns, s’inspirant des paroles enjolivées et trompeuses. Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les, eux et ce qu’ils inventent. Coran, 6:112

Le Coran confirme également que les fabrications de hadiths ont été autorisées à se produire conformément à la volonté de Dieu, afin de servir de critères pour exposer les vrais croyants des hypocrites. Ceux qui sont attirés vers les hadiths, et les respectent, se révèlent être de faux croyants. Cela s’explique aisément par le fait que les vrais croyants sont satisfaits de Dieu seul. Ils sont satisfaits des seules paroles de Dieu et de la seule loi de Dieu (le Coran). Ils croient aux paroles de Dieu qui décrivent le Coran comme complet et pleinement détaillé, et ils n’ont donc pas besoin d’autres sources. Ils obéissent à l’ordre de Dieu de ne respecter aucune autre source de loi religieuse en dehors du Coran :

Chercherai-je une autre source de lois que Dieu, alors que c’est Lui qui a fait descendre sur vous cette Ecriture détaillée ? Ceux auxquels Nous avons donné l’Ecriture savent qu’elle est descendue de ton Seigneur avec la vérité. Ne sois donc pas parmi les sceptiques. Et la parole de ton Seigneur s’est accomplie en toute vérité et justice. Nul ne peut modifier Ses paroles. Il est l’Audient, l’Omniscient. Coran, 6:114-115

D’un autre côté, les faux croyants ne sont pas satisfaits avec le Coran comme seule source de loi, donc ils cherchent d’autres sources:

Et pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à l’Au-delà s’inclinent vers cela, pour qu’ils s’y complaisent, et qu’ils acquièrent ce qu’ils accomplissent. Coran, 6:113

Les recueils de hadiths rapportent que le Prophète avait interdit l’écriture de ses hadiths et que ses disciples ne devaient rien écrire d’autre de lui que le Coran ! Il est également prouvé que le Prophète avait maintenu sa position jusqu’à sa mort. Voilà un certain nombre de ces hadiths :

(1) Ibn Saïd Al-Khudry a rapporté que le messager de Dieu a dit :

« N’écrivez rien de moi, excepté le Coran. Quiconque écrit autre chose que le Coran doit l’effacer. » (Ahmed, Vol. 1, page 171, et Sahih Muslim, Zuhd, Livre 42, Numéro 7147)
Certains savants du hadith ont laissé entendre que Mohammed avait changé son point de vue sur l’écriture des hadiths. Cependant, le hadith suivant, qui a été rapporté 30 ans après la mort du Prophète, confirme que le prophète Mohammed n’avait jamais autorisé l’écriture des hadiths depuis le moment où il avait dit à ses disciples de ne rien écrire d’autre que le Coran :

(2) De Ibn Hanbal : Zayd Ibn Thabit (le plus proche scribe du Prophète) visita le calife Mu’awiya (plus de 30 ans après la mort du Prophète), et lui raconta une histoire à propos du Prophète. Mu’awiya aima l’histoire et ordonna à quelqu’un de l’écrire. Mais Zayd dit : « Le messager de Dieu nous a ordonné de ne jamais
rien écrire de ses hadiths ».

(3) Le livre « Ulum Al-Hadith » d’Ibn Al-Salah, rapporte un hadith d’Abu Hourayra dans lequel Abu Hurayra dit : le Messager de Dieu est venu nous voir alors que nous écrivions ses hadiths et dit : « Quels sont vos écrits ? » Nous avons dit : « Des hadiths que nous entendons de toi, messager de Dieu. » Il dit : « Un livre autre que
le livre de Dieu? ». Nous avons dit : « Devons-nous parler de toi ? ». Il a dit : « parlez de moi, ce sera très bien, mais ceux qui mentiront iront en enfer ». Abu Hurayra dit : « Nous avons recueilli ce que nous écrivions des hadiths et les brûlâmes dans le feu ».

(4) Dans le livre « Taq-Yeed Al-Ilm », Abu Hurayra dit : le Messager de Dieu avait été informé que certaines personnes écrivaient ses hadiths. Il monta sur la chaire de la mosquée et dit : « Quels sont ces livres que j’ai entendu que vous écrivez ? Je suis juste un être humain. Quiconque d’entre vous possède un de ces écrits devrait l’apporter ici ». Abu Hurayra dit : nous les avons tous recueillis et brûlés dans le feu.

(5) Ibn Hanbal dans son livre Musnad, raconte un hadith dans lequel Abdullah Ibn Omar dit : « Le Messager de Dieu vint un jour à nous comme s’il allait nous quitter bientôt et dit : « Quand je partirai (mourrai), accrochez-vous au livre de Dieu, interdisez ce qu’il interdit et acceptez comme licite ce qu’il a rendu licite ».

(6) Encore une fois, dans le livre « Taq-Yeed Al-Ilm », Abu Saeed Al-Khudry dit : « J’ai interrogé le Messager de Dieu sur la permission d’écrire ses hadiths, mais il a refusé de me donner la permission. »

(7) Le pèlerinage d’adieu du prophète Mohammed est une pierre angulaire dans l’histoire musulmane. Le dernier sermon donné par le Prophète lors de ce pèlerinage a été entendu par des milliers de musulmans. Il y a cependant trois versions de ce sermon dans les livres de hadiths. Cela reflète en soi le degré de corruption des livres de hadiths puisque c’est le discours du prophète Mohammed ayant eu le plus de témoins.

1 – Première version : « J’ai laissé parmi vous ce qui, si vous vous y tenez fermement, vous préservera de l’égarement : le livre de Dieu et ma famille ». Muslim 44/4, Nu2408; Ibn Hanbal 4/366; Darimi 23/1, nu. 3319. Il s’agit de la version faite par les Musulmans chiites.

2 – Deuxième version : « J’ai laissé parmi vous ce qui, si vous vous y tenez fermement, vous préservera de l’égarement : le livre de Dieu et ma Sunna ». Muwatta, 46/3. Il s’agit de la version faite par les Musulmans sunnites.

3 – Troisième version : « J’ai laissé parmi vous ce qui, si vous vous y tenez fermement, vous préservera de l’égarement : le livre de Dieu » Muslim 15/19, nu 1218, Ibn Majah, 25/84, Abu Dawud 11/56. Cette dernière version est la version haïe par les Musulmans sunnites et chiites. C’est la seule version qui est conforme à l’affirmation répétée dans le Coran que le message de Mohammed était seulement le Coran. Beaucoup de Musulmans sunnites et chiites ne savent même pas que cette version du sermon existe. En réalité, ils ne veulent pas le savoir, car la vérité blesse.

Histoire de la documentation des hadiths

L’écriture et la documentation des hadiths est un élément intéressant et important de l’histoire islamique.

Dieu confirme à plusieurs reprises dans le Coran que ce livre est complet, parfait et pleinement détaillé (6:19, 6:38, 6:114-115, 50:45, 12:111), et s’Il le voulait, Il nous aurait donné des centaines de livres, pas seulement un seul Coran (voir 18:109 et 31:27).

Les hadiths et les califes bien guidés (al-Khulafā’u r-Rāshidūn)

Les quatre califes bien guidés, qui ont gouverné la Umma musulmane (nation) après la mort du prophète Mohammed, ont respecté le commandement du Prophète et interdit l’écriture et la collection de hadiths. Ils ont accepté le fait que le Coran est entièrement détaillé et qu’il est la seule source de la religion (6:114).

Abu Bakr, à un moment donné, n’était pas sûr de vouloir garder ce qu’il connaissait de hadiths. Il avait recueilli 500 hadiths pendant la longue période passée auprès du prophète Mohammed, mais il ne pouvait plus dormir la nuit, jusqu’à ce qu’il les brûle. Omar Ibn Al-Khattab insista pour que son fils Abdullah détruise les hadiths qu’il avait recueillis. L’histoire islamique mentionne l’histoire d’Omar Ibn Al-Khattab qui avait retenu quatre des compagnons du Prophète en raison de leur insistance à raconter des hadiths ; il s’agissait d’Ibn Masoud, Abu Al-Darda, Abu Masoud Al-Anssary et Abu Tharr Al-Ghaffary. Omar traita Abu Hurayra de menteur et le menaça de le renvoyer au Yémen, d’où il venait, s’il n’arrêtait pas de raconter ces mensonges à propos du prophète Mohammed. Il s’arrêta, jusqu’à ce qu’Omar meurt, et il recommença alors.

On raconte aussi qu’Omar avait voulu écrire un recueil des paroles du Prophète, mais qu’il s’était abstenu de peur que les Musulmans choisissent d’abandonner les enseignements du Coran en faveur des hadiths.

«Je voulais écrire le Sun’an, et je me suis souvenu des peuples qui nous ont précédés, ils avaient écrit d’autres livres à suivre et ont abandonné le livre de Dieu. Et je ne remplacerai jamais, je le jure, le livre de Dieu avec quoi que ce soit d’autre » Jami ‘Al-Bayan 1/67.
Ali Ibn Abu Talib, le quatrième calife, dit dans un de ses discours : « Je demande instamment à tous ceux qui ont des écrits tirés du Messager de Dieu de rentrer chez eux et de les effacer. Les peuples avant vous ont été anéantis parce qu’ils suivaient les hadiths de leurs savants et délaissaient le livre de leur Seigneur « . (Sunan Al-Daramy)

Le califat d’Omar Ibn Abdul Aziz, le début de la fin

Abu Hurayra a rapporté plus de hadiths que quiconque, y compris Abu Bakr, Omar, Ali et Aïcha qui ont vécu avec le Prophète toute leur vie. En moins de deux ans au côté du Prophète, Abu Hurayra a rapporté plus de hadiths que tous ces compagnons réunis. Il a relaté 5374 hadiths. Ibn Hanbal a cité 3848 de ses hadiths dans son livre. Les califes bien guidés qui ont gouverné la Umma musulmane après la mort du prophète Mohammed ont respecté la volonté du Prophète de ne rien écrire en dehors du Coran et dénoncé toute tentative d’écrire des hadiths. Leur exemple a été suivi pendant les deux premiers siècles après la mort du Prophète. A ce moment, les mensonges au sujet du prophète Mohammed étaient largement répandus et les gens désertèrent le Coran pour se tourner vers les hadiths ; c’est alors que le calife Omar Ibn Abdel-Aziz émit une ordonnance permettant l’écriture de hadiths, en pensant que les hadiths authentiques seraient enregistrés et que cela mettrait un terme aux mensonges circulant sur le prophète Mohammed. Dans sa décision, il ignora les commandements de Dieu dans le Coran et les enseignements du prophète Mohammed, ainsi que les exemples de ses prédécesseurs et l’opposition de la plupart des savants de son temps. Depuis lors, l’Islam s’est déplacé de la religion de Dieu, le Coran, vers les hadiths infâmes qui ont été initialement interdits par Dieu et Son Prophète.

Les premiers écrits de hadiths

Quant à l’idée que les hadiths aient été écrits dès l’époque du Prophète, c’est historiquement correct, mais le Prophète lui-même et ceux qui régnèrent après lui condamnèrent ces écrits et regardèrent ceux qui écrivaient ces hadiths avec mépris. Les livres de hadiths mentionnent que le prophète Mohammed brûla les hadiths collectés, et il était très en colère contre les gens faisant « d’autre livre que le livre de Dieu ». Abu Bakr et Omar Ibn Al-Khattab, ont également brûlé des
recueils de hadiths.

Cette interdiction des hadiths se poursuivit jusqu’à ce que Omar Ibn Abdel-Aziz permit la rédaction des hadiths et de la sunna, puis de nombreux livres apparurent contenant des hadiths, par exemple : Ibn Greeg, Malik Ibn Anas, Mohammed Ibn Is’haq. Le plus célèbre d’entre eux est le livre de Malik Ibn Anas, « Al-Muwattaa », qui compte environ 500 hadiths. A la fin du deuxième siècle, les livres dits « Masaned » sont apparus, par exemple : le Musnad d’Ahmed Ibn Hanbal qui contient environ 40 000 hadiths. Dans la première moitié du troisième siècle, les célèbres six livres de hadiths apparurent et ce sont les livres utilisés par la plupart des savants de nos jours : 1 – Sahih Bukhari. 2 – Sahih Muslim. 3 – Sunan Abu Dawud. 4-Sunan Al-Tirmidhy. 5-Sunan Al-Nesaay. 6 – Sunan Ibn Majah.

Dans ces livres une nouvelle religion a été écrite, dominant le Coran. En écrivant ces livres, les auteurs ne se sont pas souciés de savoir si les hadiths contredisaient le Coran ou d’autres hadiths, ou même le bon sens. En réalité, ils ont accompli la promesse de Dieu en 6:112-113 :

C’est ainsi que nous assignons à chaque prophète un ennemi, des diables humains et djinns, s’inspirant des paroles enjolivées et trompeuses. Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les, eux et ce qu’ils inventent.
Et pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à l’Au-delà s’inclinent vers cela, pour qu’ils s’y complaisent, et qu’ils acquièrent ce qu’ils accomplissent. Coran, 6:112-113

Combien de hadiths ?

Le nombre de hadiths recueillis et attribués au prophète Mohammed se compte en centaines de milliers, jusqu’à 700 000. La majorité de ces hadiths sont de purs mensonges et fabrications, et ont été rejetés par les premiers savants musulmans qui pensaient pouvoir deviner quel hadith est authentique et lequel ne l’est pas. Penchons-nous sur quelques-uns des célèbres collecteurs de hadiths et sur ce qu’ils collectés :

(1) Malik Ibn Anas recueillit environ 500 hadiths dans son célèbre livre « Al-Muwattaa ».

(2) Ahmed Ibn Hanbal recueillit environ 40 000 hadiths, dans son célèbre « Musnad ». Il choisit ces 40 000 hadiths parmi 700 000. En d’autres termes, il pensait que 660 000 hadiths étaient non prouvés, mensongés et/ou des fabrications. Cela représente 94% de mensonges et de fabrications.

(3) Bukhari recueillit environ 600 000 hadiths, en accepta 7275 et considéra 592 725 hadiths comme non prouvés, mensongés et/ou fabriqués. Cela représente près de 99% de ce qu’il a recueilli.

(4) Muslim recueillit 300 000 hadiths, n’en accepta que 4000 d’entre eux et en refusa environ 296 000, soit près de 99% de ces hadiths collectés.

Cela nous donne une idée de l’ampleur de la corruption qui est entrée ou a tenté d’entrer dans l’Islam. Maintenant, nous devons comprendre pourquoi Dieu a promis de préserver, de protéger et de sauvegarder son livre qui est décrit comme le seul authentique hadith, le seul hadith acceptable et le meilleur hadith (39:23, 45:6).

Abu Hourayra et tant de mensonges

Abu Hurayra vint du Yémen dans la septième année de l’Hégire et se convertit à l’Islam. Il resta aux côtés du prophète Mohammed moins de deux ans. Il a rapporté plus de 5000 hadiths, 5374 pour être exact, tout cela en moins de deux ans passés avec le prophète (comparez cela avec les quelques hadiths rapportés par Aïcha, Abu Bakr ou Omar par exemple, après qu’ils aient passé beaucoup plus de temps aux côtés du prophète). La plupart de ses hadiths rapportés sont appelés hadiths « Ahad », c’est à dire des hadiths rapportés par une seule personne, cette personne étant ici Abu Hurayra lui-même. Certains des compagnons du prophète (Sahaba) ainsi que Aïcha, l’épouse du Prophète, l’ont accusé d’être un menteur, et de rapporter des mensonges sur le Prophète juste pour fabriquer des hadiths et gagner un certain statut. Omar Ibn Al-Khattab, le second calife bien guidé menaça Abu Hurayra de l’envoyer en exil s’il ne s’arrêtait pas de propager des hadiths concernant Mohammed ; il s’arrêta jusqu’à l’assassinat d’Omar puis il recommença. Il continua de propager des hadiths pour faire plaisir au calife des Musulmans, y compris du temps où il vivait dans le palais royal de Mu’awiya en Syrie. Abu Hurayra indiqua à son auditoire qu’il leur racontait des hadiths qui, s’il les avait mentionnés du temps où Omar était vivant, lui auraient valu plusieurs coups de fouet.

Abu Jaafar Al Iskafy mentionna que le calife Mu’awiya avait choisit quelques personnes, incluant Abu Hurayra, pour raconter des histoires et des hadiths fabriqués au sujet de Ali Ibn Abu Talib, cousin du prophète, pour le dégrader. Abu Hurayra vécut dans le palais royal de Mu’awiya et le servit notamment à des fins politiques. Il fabriqua certains des hadiths qui rabaissent et insultent Ali Ibn Abu Talib, le faisant passer pour quelqu’un d’inférieur à Abu Bakr, Omar et Othman, uniquement pour le plaisir de Mu’awiya.

Sous le règne de Mu’awiya, de nombreux hadiths, avec l’aide d’Abu Hurayra, furent inventés pour soutenir l’idée que l’on doit obéir à un imam ou un calife, tout comme Dieu ou le Messager, en contradiction avec la règle du Coran qui stipule que tous les sujets doivent être traités démocratiquement par la consultation (il ne faut pas oublier que Abu Hurayra vivait dans le palais royal du calife à l’époque).

Beaucoup de hadiths qui ont été rapporté par Abu Hurayra contredisent d’autres hadiths, y compris ses propres hadiths, et contredisent le Coran et le sens commun.

Abu Hurayra a rapporté des hadiths d’après Kaab Al Ahbar, qui était un juif converti qui tenta d’expliquer le Coran en utilisant les livres corrompus des Juifs. Il a produit quelques-uns des hadiths les plus scandaleux qui soient, en contradiction avec le Coran, créés à partir de fausses histoires de la Torah.

Les historiens islamiques rapportent qu’Abu Hurayra, après avoir reçu le gouvernement de Bahreïn, devint très riche en deux ans, de sorte qu’Omar le rappela et lui dit : « Toi, l’ennemi de Dieu, tu as volé l’argent de Dieu. J’ai fait de toi l’émir du Bahreïn quand tu n’avais même pas une paire de chaussures. D’où as-tu obtenu tout cet argent (400 000 Dirhams) ? L’histoire indique qu’Omar lui pris 10 000 Dirham. (Abu Hourayra n’a reconnu que 20 000 Dirhams)

Abu Hurayra est celui qui est accusé d’avoir le plus fabriqué de hadiths. Aïcha, l’épouse du Prophète, l’a toujours accusé de raconter des histoires inexactes ou incomplètes et des hadiths fabriqués, qu’elle n’avait jamais entendu le Prophète prononcer. Il était aussi connu pour avoir des préjugés envers les femmes et les chiens. Il a produit quelques-uns des hadiths les plus insultants envers les femmes musulmanes, et même des hadiths qui appellent à la mise à mort des
chiens.

Aïcha et Abu Hourayra en désaccord

Dans le livre « Taa’oueel Mukhtalaf Alhadith » par Ibn Al-Qutaiba Dinory, il est rapporté qu’Aïcha (la femme du Prophète) a dit à Abu Hurayra : « tu rapportes des hadiths du prophète Mohammed que nous n’avons jamais entendu de sa bouche ». Il a répondu (comme Bukhari l’a rapporté) : « Tu (Aïcha) était occupé avec ton miroir et ton maquillage ». Elle (Aïcha) lui répondit : « C’est toi qui était préoccupé par ton estomac et ta faim, tu courais après les gens dans les allées, mendiant de la nourriture, et ils t’évitaient et fuyaient, et finalement tu revenais et t’évanouissais devant ma chambre et les gens pensaient que tu étais fou et t’enjambaient ».

Le nombre de hadiths recueillis par Abu Hurayra par rapport à Aïcha, Abu Bakr, Omar et Ali (tiré d’un livre intitulé La Littérature des Hadiths : son origine, développement & caractéristiques spécifiques, par Mohammed Zubayr Siddiqui) sont :
1. Abu Hurayra 5374
4. Aïcha 2210

10. Umar Ibn al-Khattab 537

11. Ali Ibn Abi Talib 536

31. Abu Bakr al-Siddiq 142
Comparez le nombre de hadiths recueillis par Abu Bakr à ceux d’Abu Hurayra tout en gardant à l’esprit qu’Abu Bakr a accompagné le Prophète pendant environ 23 ans, alors qu’Abu Hurayra est resté en compagnie du Prophète pendant moins de 2 ans.

Le « Sahih » de Bukhari : exemple de corruption

Beaucoup de Musulmans parlent de hadiths avec un respect qui correspond et dépasse parfois celui accordé au Coran. Bien que le Coran ne laisse aucun doute quant à ce que les croyants doivent utiliser pour la guidance et le bonheur parfait, ceux qui ne croient pas Dieu dans ses propres paroles trouvent habituellement refuge dans les hadiths et la sunna, bien que ceux-ci aient été condamnés par le Coran à plusieurs reprises. Dieu décrit le Coran comme le « meilleur » hadith (39:23), et que l’on ne doit croire en aucun hadith autre que le Coran (45:6 et 7:185).

L’imam Al-Bukhari, ou Bukhari pour faire court, est juste un des nombreux savants qui ont décidé de recueillir les hadiths et la sunna malgré l’interdiction claire, exprimée par le prophète lui-même et tous les califes qui l’ont suivi, de collecter et d’écrire autre chose que le Coran.

Alors que le Christianisme moderne est en grande partie le produit de la corruption et des inventions de Paul, l’Islam sunnite traditionnel, tel que pratiqué aujourd’hui, est le produit de la corruption de la vraie religion qu’est l’Islam par des gens comme Bukhari.

Dès que les musulmans ont déserté le Coran en faveur des livres de hadiths, leur véritable Islam a été corrompu et leur pratique de l’Islam aujourd’hui n’est que le reflet de l’Islam des savants comme Bukhari, Muslim, Nesaay, Tirmidhy, Abu Daoud et d’autres. Ce n’est plus le vrai message que le prophète Mohammed a délivré.

Non seulement Bukhari enfreignit les règles qui, selon lui, il utilisa pour garantir l’authenticité des hadiths, mais ses sentiments personnels, son alliance politique et la haine des gens comme Ali Ibn Abu Talib affecta son choix des hadith à lister dans son livre et ceux à rejeter. Il se souciait moins du contenu des hadiths. Il a listé denombreux hadiths qui contredisent le Coran, contredisent d’autres hadiths, contredisent le sens commun, insultent Dieu, insultent le prophète Mohammed, insultent les épouses du Prophète et sa famille. La position que Bukhari a pris en ce qui concerne Ali Ibn Abu Talib par rapport à sa position à l’égard de Mu’aawyiah n’est qu’un reflet de la corruption politique de Bukhari et de son parti pris de lister les hadiths qui rabaissent Ali et ceux qui présentent son ennemi Mu’aawyiah comme un homme pur et vertueux malgré sa corruption affichée et son mépris des lois islamiques de base. Bukhari a rapporté de nombreux hadiths dans son livre de gens qui étaient considérés comme menteurs, corrompus et indignes de confiance. Les érudits musulmans qui lui ont succédé ont eu peur d’exposer la vérité et les imperfections de Bukhari et d’autres savants de hadiths et de la sunna comme lui. Prenons un exemple simple, dans le célèbre livre « Al-Mustadrek », l’auteur affirme que Bukhari a listé des hadiths de 434 personnes qui n’ont pas été acceptées par Muslim dans son livre « Sahih Muslim », car indignes de confiance. D’un autre côté Muslim a accepté pour son livre 625 personnes qui ont été refusées par Bukhari.

La corruption de l’Islam par les hadiths et la sunna a commencé peu de temps après la mort du prophète. Ces recueils de soi-disant hadiths et de la Sunna ont été condamnés par Dieu, et également condamnés par le Prophète et les Sahaba (compagnons du Prophète). Cette corruption atteignit son apogée à la fin du deuxième siècle après l’Hégire lorsque les fameux six livres (références) de hadiths furent écrits.

Et le Messager dit: «Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée!» Coran, 25:30

Des hadiths qui insultent le prophète Mohammed

Les recueils de Bukhari et Muslim sont pleins de hadiths honteux qui insultent Dieu, le prophète Mohammed, les Musulmans, l’Islam et aussi l’intelligence de n’importe quel être humain.

Dans cette section, nous allons montrer certaines des insultes faites envers le prophète Mohammed lui-même par les mêmes personnes qui prétendent préserver ses hadiths. Leurs mensonges et leurs fabrication sont évidents, mais ils osent appeler ces fabrications des hadith « sahih » (authentiques).

Voici quelques exemples :

(1) Les livres Sahih contiennent de nombreuses règles qui contredisent le Coran. Dans un de ces hadiths, le Prophète est dépeint comme quelqu’un qui a désobéi à Dieu en jouant le rôle de législateur, alors que nous savons que le Coran insiste catégoriquement sur le fait que seul Dieu est législateur (6:114, 66:1). Un de ces hadiths affirme que le Prophète a ordonné une punition pour l’adultère différente de celle autorisée dans le Coran par Dieu. La punition pour l’adultère dans le Coran est donnée en 24:2 et elle est de 100 coups de fouet. Cependant, le hadith, qui est évidemment un mensonge contre le Prophète, donne une peine de lapidation à mort !

Muslim Livre 17, Numéro 4192 :
« Ubada b. as-Samit a rapporté que le messager de Dieu a dit que la punition de l’adultère dans le cas des personnes mariées est de cent coups de fouet puis d’être lapidées (à mort). »
En réponse à cette contradiction flagrante entre le Coran et les hadiths, les partisans des hadiths affirment qu’il yavait un verset dans le Coran qui autorisait la peine de lapidation, mais qu’il a été mangé par une chèvre et donc
retiré du Coran ! Quelle insulte envers Dieu, le Prophète et à l’intégrité de la révélation divine!

(2) Dans les hadiths, on nous dit que le prophète Mohammed avait l’habitude d’avoir des relations sexuelles avec ses femmes, 9 d’entre elles, en moins d’une heure, le jour ou la nuit. Et qui lui a été donné la puissance sexuelle de 30 hommes :

Volume 7, Livre 62, Numéro 6:
« Anas: Le Prophète avait l’habitude de faire le tour (avoir des relations sexuelles avec) de toutes ses femmes en une nuit, et il avait neuf épouses. »

Qu’est-ce que ce mensonge honteux a à voir avec le message d’adorer Dieu seul ! Quel genre d’image est-ce que Bukhari essaye de donner du Prophète par ce hadith ? Est-ce que Bukhari comprend que le cœur du message de Mohammed est principalement liée à sa virilité sexuelle ? Est-ce que Bukhari pense que Dieu a envoyé le prophète pour ça ?

De plus, celui qui accepte ce hadith comme étant authentique contribue en réalité à la publication de tels mensonges grossiers contre le Prophète de Dieu.

(3) Dans Bukhari, nous lisons que le Prophète a interdit la Salât à certains moments de la journée! Cela semble incroyable, car c’est une interdiction qui n’a aucune référence nulle part dans le Coran. En outre, il est totalement absurde de penser qu’un véritable messager interdirait un acte d’adoration envers Dieu à certains moments de la journée !

Bukhari, Volume 2, livre 26, numéro 695 :

Rapporté par Abdullah, qu’il a entendu le Prophète interdisant l’offrande de prières à l’heure du lever et du coucher du soleil.

(4) Dans Bukhari Volume 7, Livre 62, Numéro 93, nous lisons l’histoire d’un collier perdu par Aïcha (l’épouse du Prophète), de sorte que le Prophète a demandé à tous les Musulmans avec lui de chercher le collier perdu. Pendant ce temps, l’heure de la prière vint et ils firent leur prière sans ablutions ! Donc, Dieu décida de donner aux Musulmans le Tayyamum (ablutions sèches).

Un autre hadith honteux considéré comme authentique !

Non seulement ce hadith insulte le Prophète en disant qu’il a observé une prière nulle (sans ablutions), mais il implique aussi que la loi de Dieu, dans ce cas la loi des ablutions sèches, a été décrétée par Dieu seulement pour accommoder l’erreur du Prophète, plutôt que la loi de Dieu soit universelle et totalement indépendante des événements liés à l’homme.

(5) Dans Bukhari, Volume 8, livre 82, numéro 796, nous lisons:

« Un groupe de personnes appartenant aux tribus Oreyneh et Oqayelh vint voir le Prophète pour embrasser l’Islam, le Prophète leur conseilla de boire de l’urine de chameau ! Plus tard, ils tuèrent le berger du Prophète, alors le Prophète les saisit, leur creva les yeux, coupa leurs mains et leurs pieds, et les laissa sans eau dans le désert pour qu’ils meurent ».

C’est l’image qui est donnée par les livres de hadiths du Prophète, un homme que Dieu décrit dans le Coran comme étant compatissant et de haute moralité. Le hadith le dépeint comme un barbare qui crève les yeux des gens et coupe leurs mains et leurs pieds ! Cela sans mentionner sa prescription de boire l’urine de chameau !

Maintenant savons-nous pourquoi Dieu décrit Son livre (le Coran) comme le meilleur hadith ? Savons-nous pourquoi nous ne devons croire rien d’autre que le Coran (45:6) ?

Seuls les ennemis de Dieu, les ennemis du prophète Mohammed et les ennemis de l’Islam suivent et défendent les livres de hadiths.

Nous savons peut-être maintenant pourquoi Dieu a dit que ce sont les ennemis du Prophète qui fabriqueront ces livres (6:112) et que les hypocrites seront ceux qui les accepteront et les défendront. Pas étonnant alors que le messager se plaindra à Dieu le Jour du Jugement que les Musulmans ont déserté le Coran (25:30).

(6) Un des hadiths les plus souvent utilisés pour attaquer l’Islam et le Prophète est le suivant : Volume 7, Livre 62, Numéro 64: Aïcha rapporte que le Prophète l’a épousée quand elle avait six ans et qu’il a consommé son mariage quand elle en
avait neuf, puis qu’elle est restée avec lui pendant neuf ans (soit jusqu’à sa mort).

Inutile de dire que, si cela était vrai, ce serait une énorme insulte envers le Prophète et également un cas de maltraitance d’enfant, pour dire le moins. Cette histoire est sans aucun doute un mensonge contre le Prophète et contre Aïcha.

(7) Le Prophète décrit les femmes comme étant tordues ! Volume 7, Livre 62, Numéro 113:
Rapporté par Abu Huraira : l’apôtre de Dieu a dit : Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue.

Encore un autre hadith qui est sans aucun doute un mensonge contre le Prophète. Ce hadith a les relents d’une culture du désert, masculine, qui traite les femmes comme des êtres inférieurs et de deuxième classe, et non pas les paroles d’un prophète envoyé par Dieu. Encore un autre mensonge fabriqué contre le Prophète.

(Cool Le Prophète déclare : « Les meilleurs femmes sont celles qui montent des chameaux » ! Bukhari Volume 7, Livre 62, Numéro 19:
Rapporté par Abu Hurayra : Le Prophète a dit : « Les meilleures femmes sont celles qui montent les chameaux, ainsi que les justes parmi les femmes de Quraish. Elles sont les plus tendres envers leurs enfants et les femmes les plus protectrices de la propriété de leurs maris ».

Celles qui montent les chameaux ? Quel profond critère pour évaluer les femmes!

(9) Peut-être l’un des mensonges les plus flagrants contre le prophète est celui qui prétend que celui-ci aurait permis aux couples de se marier pendant quelques jours pour satisfaire leur convoitise !

Volume 7, Livre 62, Numéro 52: Rapporté Jabir bin Abdullah bin Salama et Al-Akwa’ : Alors que nous étions dans une armée, l’apôtre de Dieu est venu vers nous et a dit : « Vous avez été autorisé à faire la Mut’a (mariage), alors faites-le. » Salama bin Al-Akwa’ a dit: l’apôtre de Dieu a dit : « Si un homme et une femme acceptent (de se marier temporairement), leur mariage doit durer trois nuits, et s’ils veulent continuer, ils peuvent le faire, et s’ils veulent se séparer, ils peuvent le faire »

Ce mensonge est double. Tout d’abord, il dépeint le Prophète comme un législateur en dehors de Dieu, ce qui viole un certain nombre de versets coraniques qui confirment que Dieu est le seul législateur, comme 6:114 et 66:1. Deuxièmement, il donne des excuses aux gens d’approcher le mariage avec une attitude totalement différente de celle conçue par Dieu. Le mot « Mut’a », qui se traduit par « mariage de plaisir », est en réalité une forme très subtile et déguisée de prostitution!

Inutile de dire que tous les obstacles placés par Dieu devant l’homme avant qu’il ne puisse divorcer de sa femme comme : attendre une période de 4 mois avant de divorcer (2:226), demander un conseiller des 2 familles (4:35), donner à l’épouse une compensation de divorce (2:241), ne pas expulser la femme de la maison commune (65:1), tous ces obstacles sont là pour établir le fait que Dieu considère le mariage comme un lien durable entre l’homme et la femme, et non pas comme une rencontre de 3 jours sert à évaluer la performance sexuelle de l’autre !

On peut se demander ce que retire un couple après trois jours de soi-disant mariage, autre que connaître la performance sexuelle de l’autre !

(10) Un autre mensonge flagrant contre le Prophète se trouve dans le hadith ci-dessous. Tout au long du Coran on nous dit que le Prophète Mohammed ne faisait aucun miracle. Et dans d’autres versets, Dieu parle au prophète et lui dit que si les gens demandent des miracles personnels, alors il doit répondre qu’il n’est rien de plus qu’un messager humain sans miracles (voir 17:90-93).
Toutefois, le hadith suivant présente le prophète comme faiseur de miracles impressionnants:
Bukhari, Volume 5, livre 58, numéro 208: Anas bin Malik: Les habitants de La Mecque ont demandé à l’apôtre de Dieu de leur montrer un miracle. Alors il
leur montra la scission de la lune en deux moitiés entre lesquelles ils ont vu la montagne Hiram.

Des exemples de hadiths qui insultent Dieu

Ci-dessous sont présentés des hadiths qui contiennent des insultes envers Dieu.
Il peut être utile de se rappeler d’abord ce que Dieu Tout-Puissant dit de Lui-même dans le Coran :
Les regards ne l’atteignent pas, c’est Lui qui embrasse tous les regards. Il est le Subtil, l’Informé. Coran, 6:103

...Il n’y a rien qui Lui ressemble... Coran, 42:11
Lorsque Moïse demanda à voir Dieu, Dieu lui dit qu’il ne pouvait pas Le voir (7:143).
Maintenant, lisons quelques-unes des fabrications que Bukhari et Muslim ont dans leurs livres, des fabrications attribuées au Prophète et décrivant Dieu :

(1) Dieu apparaît à Ses fidèles et ils Le voient comme ils voient la pleine lune ! (Bukhari, Volume 9, livre 93, numéro 529).

(2) Dieu descend vers le ciel le plus bas tous les soirs.

(3) Dieu mettra son pied sur le feu de l’Enfer lorsqu’il sera plein (Bukhari, Volume 8, livre 78, numéro 654).

(4) Dieu montre sa jambe pour que les croyants Le reconnaissent.

(5) Dieu rit comme les humains ! (Muslim, Livre 1, Numéro 349).

(6) Dieu a cinq doigts, sur le premier il met le ciel, sur le deuxième doigt il met la Terre, sur le troisième il met les arbres, sur le quatrième il met l’eau et la terre et sur le cinquième il met le reste de sa création.

(7) Dieu a un manoir dans le ciel et Mohammed est autorisé à y entrer trois fois par jour.

Ces mensonges et ces fabrications ne sont pas largement diffusés par les savants du hadith, car ils exposent le vrai Bukhari. Ces hadiths dépeignent également l’Islam au lecteur occidental comme une religion médiévale archaïque qui est la fiction de nomades du désert ! Peut-on les blâmer quand ils lisent de tels hadiths puis qu’ils apprennent que les hadiths constituent l’épine dorsale de l’Islam qui est pratiqué dans le monde d’aujourd’hui ?

(ndt: un autre hadith blasphémateur est celui du voyage nocturne, pourtant fondamental pour les Musulmans puisqu’il explique leurs 5 prières quotidiennes! lire : Le hadith du voyage nocturne : blasphèmes et diffamations !)

D’autres mensonges et fabrications « Sahîh »

Dans la section suivante, nous allons lire quelques-uns des mensonges et des fabrications les plus scandaleux que les savants appellent hadiths authentiques (sahih). Ils montrent à quel point ces savants étaient désespérés et confus dans la collecte de tout ce qui avait été attribué au Prophète du moment qu’ils étaient satisfaits de l’Isnad (chaîne de transmission) ! Cela a été fait indépendamment du contenu des hadiths. Que cela rentre en contradiction avec le Coran ou le sens
commun ne semble pas avoir eu beaucoup d’importance ! Ce qui suit est juste un échantillon de ces mensonges sahih :

(1) Ne croisez pas vos jambes
Gaber Ibn Abdullah a dit : « Le Messager de Dieu a interdit à un homme de croiser une jambe sur l’autre lorsqu’il est couché sur le dos » Muslim

(2) Croisez les jambes
Ebada Ibn Tamim a dit : « son père lui a dit qu’il a vu le Messager de Dieu couché sur le dos tout en croisant les jambes » Sahih Muslim

(3) Ne pas boire debout
Sahih Muslim, Livre 23, Numéro 5017 : Abu Hurayra a dit : le Messager de Dieu a dit : « Ne buvez pas en position debout, si quelqu’un a oublié et l’a fait, il doit vomir ce qu’il a bu »

(4) Boire debout
Ibn Abbas a dit : « Le Messager de Dieu a bu de l’eau de Zamzam en étant debout .... » Sahih Muslim.

(5) Uriner en position debout
Sahih Muslim, Livre 2, Numéro 522 : «Le Prophète a uriné en position debout »

(6) Ne pas uriner en position debout
« Le Prophète n’a jamais uriné en étant debout. » Hanbal

(7) L’homme à l’image de Dieu
Sahih Muslim, Livre 40, Numéro 6809 : Abu Hurayra rapporte que le Messager de Dieu a dit : « Dieu l’Exalté et Glorieux a créé Adam à son image » Un autre mensonge et fabrication rapporté par Abu Hourayra, et accepté par Muslim dans son recueil.

(Cool Adam mesurait 60 coudées de haut et 7 coudées de large. Musnad Ahmad:
Abu Hurayra a dit : le Prophète a dit : « Dieu a créé Adam de 60 coudées de haut et 7 coudées de large »

(9) Les femmes, les chiens et les ânes Sahih Muslim, Livre 4, numéro 1032 : « Le Messager a dit que la prière est annulée si un âne, une femme ou un chien noir passe devant celui qui prie » ! Quelle insulte grossière faite aux femmes, ces mots pourraient vraiment venir d’un prophète de Dieu ?

(10) La femme est de mauvais augure
Sahih Bukhari Volume 7, Livre 62, Numéro 30 : « La femme, la maison et le cheval sont de mauvais augure. »
Un autre reflet des préjugés contre les femmes qui était un caractère de ceux qui ont fabriqué les hadiths. Le véritable Islam qui est dérivé du Coran donne le plein respect à la femme et n’utilise jamais de telles descriptions.

(11) Distinction ou pas de distinction entre les messagers ? Sahih Bukhari, Volume 4, Livre 55, Numéro 608 :
Ibn Abbas a dit : le Prophète a dit : « Personne ne devrait dire que je suis meilleur que Younus (Jonas) » Ibn Matta
Malgré le hadith ci-dessus, nous constatons que les livres de hadiths sont pleins d’histoires qui font du prophète Mohammed quelqu’un de meilleur que tous les autres prophètes et êtres humains. Ces hadiths contredisent le hadith ci-dessus et sont aussi en contradiction avec les enseignements du Coran. Le Coran contient un ordre clair envers tous les croyants de ne faire aucune distinction entre les messagers de Dieu (2:285). Ceux qui ont eu la prétention de suivre les livres de hadiths ont commodément ignoré les hadiths qui appellent les croyants à ne pas faire de distinction entre les messagers.

(12) Insulte à Dieu
Sahih Bukhari :
« Le Jour du Jugement, Dieu ouvrira sa jambe et montrera sa cuisse au Prophète. »
« Dieu va montrer sa jambe aux croyants et ils se prosterneront. »

(13) Encore des insultes envers les femmes, et non-sens Sahih Bukhari et Muslim:
Abu Hurayra a dit : le Messager de Dieu a dit : « Si ce n’était pas pour les Juifs (enfants d’Israël), la nourriture ne se serait jamais détériorée et la viande n’aurait jamais mal tournée (pourriture, décomposition ou gâchée), et si ce n’était pas pour Eve, aucune femme n’aurait jamais trompé son mari ».
Encore une fois un blasphème contre Dieu et Son prophète. Insulter les femmes et les chiens est une caractéristique d’Abu Hurayra. Il est impossible qu’un prophète de Dieu ait pu dire une telle absurdité. Pourtant, ce hadith est l’un de ceux considérés comme authentique (sahih) par les savants du hadith ! Il est évident que Abu Hourayra, qui a fabriqué ce hadith, était tellement ignorant qu’il ne savait pas que la nourriture pourrit en raison de germes et que c’était le cas bien avant la création des Juifs. Quant à Eve, le Coran n’a jamais blâmé Eve pour le péché qu’Adam et Ève ont commis ensemble. Blâmer toutes les femmes dans le monde pour un péché qu’Eve aurait soi-disant commis est contre l’enseignement coranique de base qui stipule qu’aucune âme n’est responsable
pour les péchés d’une autre (6:164).

(14) Les femmes et le leadership
Sahih Bukhari:
Abu Bakara rapporte que le Messager de Dieu a dit : « Toute communauté dont le chef est une femme ne réussira jamais »
Un autre mensonge au nom du Prophète qui n’a pas le soutien du Coran. Ce hadith prouve réellement la corruption de l’imam Al-Bukhari lui-même qui a accepté ce hadith de Abu Bakara, un homme connu pour avoir menti et qui a été puni en public par Omar Ibn Al-Khattab.
Ces mensonges sur les femmes peuvent expliquer pourquoi de nombreuses communautés islamiques qui prennent les hadiths comme une deuxième source de loi traitent toujours les femmes comme des êtres inférieurs aux hommes, et pourquoi les femmes dans ces communautés obtiennent rarement des postes politiques élevés. Ce hadith n’a pas le soutien du Coran. Nous lisons dans le Coran l’histoire de la reine de Saba, qui a embrassé l’Islam et qui a mené une grande nation.

(15) Tuez les chiens
Muwatta de Malik, livre 54, numéro 54.5.13:
« Malik rapporta de Nafi à partir de Abdullah Ibn Omar que le Messager de Dieu a ordonné de tuer tous les chiens (autres que les chiens de berger ou chiens de chasse) ».
Recueil d’Ibn Hanbal : Le Messager de Dieu a dit : « Tuez tous les chiens noirs, parce que ce sont des démons » Une autre absurdité et une insulte envers l’Islam et le Prophète...

(16) Satan urine dans vos oreilles Sahih Muslim et Sahih Bukhari:
Abu Hurayra a dit : « Le Messager de Dieu a mentionné qu’un homme a dormi toute la nuit (qu’il n’a donc pas fait sa prière). Il a dit que Satan avait uriné dans ses oreilles ».

(17) Satan rit quand vous bâillez
Sahih Bukhari, Volume 4, livre 54, numéro 509:
Abu Hurayra a dit : le Prophète a dit : « Le bâillement est de Satan. Si vous êtes sur le point de bâiller, vous devriez essayer d’arrêter autant que possible. Si vous bâillez, Satan va rire ».

(18) Le diable pénètre par la bouche Sahih Muslim, Livre 42, Numéro 7130:
« Le fils d’Abou Saïd al-Khudri a rapporté sous l’autorité de son père que le Messager de Dieu a dit: Quand l’un de vous bâille, il doit garder sa bouche fermée avec l’aide de sa main, car sinon le diable y pénètre » Une autre absurdité d’un hadith sahih !

(19) Satan dort dans le fond de votre gorge
Sahih Bukhari et Sahih Muslim:
Abu Hurayra a rapporté que le Prophète a dit : « Quand quelqu’un se réveille de son sommeil, il/elle doit nettoyer son nasopharynx (arrière de la gorge), (en prenant de l’eau dans la bouche et en se gargarisant avec) trois fois, parce que Satan passe la nuit dans le nasopharynx (arrière de la gorge).
Encore une autre absurdité d’Abu Hurayra acceptée par les savants des livres Sahih !

(20) Satan pète fort
Sahih Muslim et Bukhari:
Abu Hurayra a rapporté que le Prophète a dit : « Lorsque l’appel à la prière est fait, Satan se retourne pour péter très fort pour qu’il n’entende pas l’Adhan (appel à la prière). Quand l’adhan est terminé Satan se retourne... »
On peut se demander, comment quelqu’un peut-il croire que le Prophète qui a été envoyé par Dieu ait pu prononcer de telles paroles, ou qu’est-ce que ces mots ont à voir avec la religion qui enseigne l’adoration de Dieu seul !

(21) Satan et l’âne
Sahih Muslim, Sahih Bukhari :
Abu Hurayra a rapporté que le Prophète a dit : « Lorsque vous entendez un âne braire, cherchez alors refuge auprès de Dieu contre le diable car l’âne a vu un diable. Lorsque vous entendez le chant du coq, demandez à Dieu Ses Bienfaits car le coq a vu un ange. »
Une autre absurdité fabriquée ! Une autre insulte au prophète Mohammed par ceux qui prétendent le respecter, tout en lui attribuant des paroles absurdes dans les livres de hadiths dits Sahih.

(22) Les femmes en Enfer
Bukhari, Volume 1, Livre 2, Numéro 28:
Rapporté par Ibn Abbas, le Prophète a dit : « J’ai regardé en Enfer et la majorité de ses habitants étaient des femmes. »
Dans Bukhari Volume 1, Livre 6, numéro 301, il est expliqué que la majorité des femmes se retrouvent en enfer parce qu’elles ne respectent pas leurs maris !
Le Coran ne soutient absolument pas l’idée étrange qui implique qu’un critère pour atteindre le paradis est l’obéissance au mari ! Les seuls critères pour atteindre le ciel est la croyance en Dieu, en s’abstenant de l’adoration des idoles et en observant la justice. Les deux hadiths ci-dessus sont évidemment le produit de la culture des Arabes de l’époque et de la manière dont ils traitent les femmes comme des êtres inférieurs qui doivent toujours être subordonnées à leurs maris! Certains imams prêchent ouvertement aujourd’hui encore ces faux concepts. Beaucoup d’entre eux considèrent la femme comme étant une distraction et une tentation vers le péché !

(23) Les habitants du Paradis sont surtout les pauvres !
Dans Bukhari Volume 7, Livre 62, Numéro 124, nous lisons que la majorité des habitants du Paradis sont les pauvres !
Là encore, voilà un autre hadith (considéré comme authentique) qui contredit clairement le Coran. Le Coran enseigne que les habitants du Paradis sont les plus justes. La justice est totalement indépendante de la richesse d’une personne. Car la justice peut être maintenue par de multiples moyens, et pas seulement par des dépenses monétaires. Par ailleurs, le Coran enseigne que Dieu pardonne tous les péchés de ceux qui s’abstiennent de Lui associer quoi que ce soit (4:48) et qui L’adorent sincèrement. Cela confirme une fois de plus qu’être pauvre ou être riche n’enverra jamais une personne en Enfer, ni ne sauvera une personne de l’Enfer.

(24) Moïse nu
Sahih Bukhari, Volume 1, Livre 5, Numéro 277:
Abu Hurayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Les enfants d’Israël avaient l’habitude de prendre un bain en se regardant les uns les autres alors qu’ils sont complètement nus, tandis que Moïse prenait son bain à l’écart, seul. Ils ont dit, pourquoi Moïse ne prend-il pas son bain avec nous, peut-être qu’il a de grandes testicules ? Un jour, Moïse alla prendre un bain, et mit ses vêtements sur un rocher. Le rocher prit ses vêtements et s’enfuit. Moïse couru nu après le rocher lui criant de lui donner ses vêtements. Les enfants d’Israël regardèrent Moïse nu et dirent : Par Dieu, il a l’air normal. Moïse prit ses vêtements du rocher et la batta »
La question évidente est : comment une personne qui se prétend être Musulmane peut-elle croire que le prophète Mohammed aurait prononcé ces paroles ??

(25) Maudit soit la femme
Sahih Bukhari, Volume 4, livre 54, numéro 460 :
Abu Hurayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Si un homme appelle sa femme dans son lit pour un rapport sexuel et qu’elle refuse, et qu’il dorme la nuit en colère contre elle, elle sera maudite par Dieu et les anges jusqu’au matin. »
La même absurdité se retrouve dans Bukhari, Volume 7, Livre 62, Numéro 121.
Un autre hadith absurde qui traite les femmes comme des objets de satisfaction plutôt que comme des partenaires dans un lien de mariage. Ce hadith ne se rapproche même pas de loin des enseignements de Dieu dans le Coran où la relation entre un homme et son épouse est construite sur l’amour et le respect mutuels.
Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. Coran, 30:21

(26) Se lécher les doigts et les assiettes Sahih Muslim, Livre 23, numéros 5037 à 5044
On pourrait penser que des sujets tels que la croyance et la justice seraient ceux auxquels le plus d’importance aurait été donné dans les Livres Sahih, mais étonnamment, nous trouvons d’autres sujets triviaux d’égale importance.
Dans le Sahih Muslim, nous trouvons pas moins de 8 hadiths qui prônent l’importance de se lécher les doigts après avoir terminé un repas !!!
Hadith 5043 dit :
« Abu Hurayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Quand l’un de vous mange, vous devez vous lécher les doigts parce que vous ne savez pas où se trouvent les bénédictions (Baraka) ».
On reste sans voix après la lecture de tels déchets et on se demande comment des millions de Musulmans peuvent croire que ces absurdités peuvent être l’essence de notre belle religion.

(27) Satan mange avec la main gauche Sunan Abu Dawud, Livre 27, Numéro 3768:
Umar Ibn Abu Salamah a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Si l’un de vous mange, vous devriez manger avec la main droite, et boire avec la main droite, parce que Satan mange et boit avec sa main gauche. »

(28) Pourquoi les bébés pleurent-ils?
Sahih Muslim:
Abu Hurayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Chaque nouveau-né de la descendance d’Adam est touché par Satan lors de sa naissance, c’est pourquoi il/elle commence par pleurer. La seule exception était Jésus et sa mère ».

(29) Les jours de la semaine et la création Sahih Muslim, Livre 39, Numéro 6707:
Abu Hurayra a dit : « Le Messager de Dieu me prit par la main et dit : Dieu a créé la terre le samedi, les montagnes le dimanche, les arbres le lundi, les abominations le mardi, la lumière le mercredi, les animaux le jeudi et Adam vendredi après-midi ».
Un autre hadith absurde qui défie toutes les connaissances scientifiques.

(30) Dieu S’établit sur le trône le septième jour Al-Nesaay:
Abu Hurayra dit : « Dieu a créé les cieux et la terre en six jours puis S’est solidement établi sur le trône le septième jour. »
L’addition de ce 7ème jour par Abu Hurayra est juste une histoire qu’il entendit de son ami juif qui l’influença à propager beaucoup de faux hadiths tirés de fabrications de la Torah altérée. Cette fausse déclaration est une manipulation de 7:54.

(31) Pour les épouses, une voie facile vers le Paradis Al-Tirmidhy:
Um Salma a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Si une femme meurt alors que son mari était satisfait d’elle, elle entrera au Paradis. »
Inutile de dire que les critères coraniques d’admission au Paradis sont la croyance en Dieu ainsi que la justice. L’obéissance au mari est un critère que l’on ne trouve nulle part dans le Coran.

(32) Le mari comme un dieu
Sunan Abu Dawud, Livre 13, Numéro 2453:
Abou Saïd Al-Khudari a rapporté que le Messager de Dieu a dit : « Une femme ne doit pas jeûner, sauf avec la permission de son mari. »
Encore une fois nous notons la contradiction entre les hadiths et le Coran. Nulle part dans le Coran n’est donné au mari le pouvoir d’autoriser ou d’empêcher sa femme d’observer ses devoirs religieux ! Ces droits sont autorisés par Dieu et sont totalement indépendants de la relation entre un homme et sa femme, ou d’ailleurs, de toutes les relations humaines.

(33) Les péchés des Musulmans sont transférés aux Juifs et aux Chrétiens
Sahih Muslim, Livre 37, Numéro 6666: « Abu Burda a dit que son père a dit que le Messager de Dieu a dit : « Le Jour Dernier, certains Musulmans viendront avec des péchés aussi haut que des montagnes, mais Dieu leur pardonnera ces péchés et les transfèrera aux Juifs et aux Chrétiens ». Ce hadith fabriqué entre en contradiction avec les enseignements du Coran comme indiqué en 6:164, où chaque âme n’est responsable que de ce qu’elle a fait, et contredit aussi 3:199, où Dieu confirme que certains d’entre les Juifs et les Chrétiens sont des croyants en Dieu et qu’ils recevront leur récompense de leur Seigneur.

(34) Un Musulman mort signifie un Juif en Enfer Sahih Muslim:
Burda a raconté que son père a dit que le Messager de Dieu a dit : « Chaque fois qu’un Musulman meurt, Dieu met dans le feu de l’Enfer un Juif ou un Chrétien. »

(35) Crachez sur votre côté gauche
Sahih Bukhari, Volume 4, livre 54, numéro 513:
Abu Qatada a dit que le Prophète a dit : « Le bon rêve vient de Dieu et le mauvais rêve vient de Satan. Si l’un de vous a un mauvais rêve, vous devez cracher sur votre gauche et chercher refuge auprès de Dieu contre Satan. » . Sans commentaire !

(36) Ne crachez pas en face de vous, Dieu est là
Sahih Bukhari, Volume 8, livre 73, numéro 132:
« Abdulla Ibn Omar a dit que le Messager de Dieu a vu une fois un crachat sur le mur de la Qibla, il l’a nettoyé puis est venu aux gens et leur a dit : si vous êtes en train de prier ne crachez pas en face de vous, car c’est là qu’est Dieu quand vous priez. »
Évidemment, celui qui a fabriqué ce mensonge contre le prophète a oublié que Dieu n’est pas une personne qui peut être située à un endroit, Dieu est partout.

(37) Crachez sous votre pied gauche
Sahih Bukhari, Volume 2, livre 22, numéro 305:
Anas : Le Prophète a dit : « Quand l’un de vous est en prière, il parle en privé avec son Seigneur et donc il ne doit ni cracher en face de lui, ni sur son côté droit mais à sa gauche sous son pied gauche. »

(38) Lorsque vous crachez, frottez le crachat avec votre chaussure gauche Sahih Muslim:
Abdulla Ibn al-Shakheer a dit que son père a dit : je priais avec le Messager de Dieu et je l’ai vu cracher puis frotter son crachat avec sa chaussure gauche.
Est-ce la raison pour laquelle les savants des hadiths nous disent que sans hadith l’Islam est perdu ? Est-ce parce que les hadiths nous donnent toutes les instructions nécessaires sur la façon de cracher et où cracher ?

(39) Plonger la mouche dans sa nourriture Sahih Bukhari Volume 7, Livre 71, Numéro 673:
Abu Hurayra a dit que le Messager de Dieu a dit : « Si une mouche tombe dans votre bol, vous devriez l’immerger complètement dans le liquide, parce que dans l’une des ailes se trouve la maladie et dans l’autre aile se trouve la guérison. » Quel grand conseil médecinal pour une hygiène parfaite !

(40) Ne construisez pas de mosquées sur les tombes Ils ne suivent même pas leurs propres hadiths !
Sahih Bukhari, Volume 2, livre 23, numéro 472:
Abu Hurayra a dit que le Messager de Dieu a dit : « Maudits soient les Juifs et les Chrétiens, ils ont fait des tombes de leurs Prophètes des masjids (lieux de culte). »
Alors, qu’est-ce que les Musulmans ont fait avec la tombe de Mohammed après sa mort ? Tout en prétendant croire en ce qui est écrit dans ces livres de hadiths, ils ont construit une mosquée sur sa tombe. En outre, on trouve dans le Coran qu’il n’est fait mention que d’une seul masjid sacrée (haram), qui est la Kaaba à La Mecque. Cependant, les Musulmans qui ont idolâtré le Prophète contre sa volonté ont élevé sa mosquée pour être la deuxième mosquée sacrée, ils ont maintenant deux mosquées sacrées qu’ils appellent « Al-Haramayn ».

(41) Les femmes devraient allaiter les hommes adultes! Sahih Muslim, Livre 8, numéro 3425:
Aïcha a rapporté que Salim, l’affranchi d’Abu Hudhayfa, vivait avec lui et sa famille dans leur maison. Elle (la fille de Suhayl et l’épouse d’Abu Hudhayfa) vint auprès du Messager de Dieu et dit : « Salim a atteint la puberté, il commence à comprendre ce que les hommes comprennent (puberté), il entre dans notre maison librement, et je pense qu’Abu Hudhayfa se sent gêné par cette situation. » Le Messager de Dieu lui dit : « Allaite-le et tu lui seras interdite, et le sentiment d’aversion qu’il éprouve dans son cœur disparaîtra. » Elle revint plus tard et dit : « Je l’ai allaité et ce qu’il y avait dans le coeur d’Abu Hudhayfa a disparu. »
Ce hadith Sahih (authentique) est aussi rapporté dans le Sunan d’Abu Dawud, le Muwatta de l’Imam Malik et par Ibn Majah.
Le Dr Izzat Attya, chef du département de hadith d’Al-Azhar, qui est l’Université islamique la plus prestigieuse au monde, a émis une fatwa (décret religieux) déclarant qu’il est légitime pour une femme musulmane qui travaille d’allaiter son collègue masculin pour éviter le péché de « khulwa » (être seule en compagnie d’un homme inconnu).
Le savant contemporain des hadiths, largement acclamé, feu Cheikh Al-Alabani, ne voyait rien de mal dans ce hadith. Dans un discours sur bande audio de douze minutes, il déclara : « En ce qui concerne ce hadith, personnellement, je ne vois aucune objection à un homme d’être nourri directement à partir du mamelon. Mais si jamais quelqu’un se sent mal à l’aise avec quelqu’un se nourrissant au sein de sa femme (même s’il ne voit que le mamelon), il pourrait opter pour une autre façon, c’est-à-dire par l’intermédiaire d’une tasse !
Sheikh Al Obeikan, un conseiller à la cour royale et consultant pour le Ministère de la Justice en Arabie Saoudite, a déclaré que les femmes qui sont en contact régulier avec des hommes, et qui ne sont pas leurs parents, devraient leur donner du lait maternel afin d’en faire leur proches.
Les remarques de Obeikan ont été suivies par une annonce faite par un autre religieux saoudien, Abi Ishaq Al Huwaini, qui a demandé aux femmes d’autoriser les hommes à téter le lait directement à partir de leurs seins.
D’autres personnalités religieuses ont essayé d’adoucir le caractère scandaleux de ce hadith en disant que la personne du hadith n’avait bu que du lait d’un ustensile et non à partir de la poitrine d’Aïcha !
C’est évidemment une mauvaise excuse car le mot arabe utilisé dans le hadith est « Arde’ee » qui signifie téter/donner le sein, cela ne signifie pas lui permettre de boire dans un ustensile !
Inutile de dire que ce hadith contredit toutes les mesures de la décence dans le Coran. Le Coran ordonne aux femmes de couvrir leurs seins (24:31) et absolument pas d’allaiter les hommes adultes !
Ce hadith est un mensonge flagrant contre le Prophète, et ceux qui croient un tel hadith sont ceux qui n’ont pas le moindre respect pour l’intégrité du Prophète (malgré le fait qu’ils prétendent le contraire).

Conclusion

Ce ne sont là que quelques exemples pour démontrer les mensonges qui ont été fabriqués contre le prophète Mohammed et la façon dont ces hadiths fabriqués dépeignent le Prophète comme un homme qui aurait publié des enseignements qui contredisent le Coran sur de nombreux sujets. Cela démontre également la prophétie donnée par Dieu dans le Coran sur la manière dont Satan fabriquera de belles paroles et les attribuera aux prophètes de Dieu, et comment les dénégateurs respecteront ces faux hadiths :

C’est ainsi que nous assignons à chaque prophète un ennemi, des diables humains et djinns, s’inspirant des paroles enjolivées et trompeuses. Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l’auraient pas fait. Laisse-les, eux et ce qu’ils inventent.Et pour que les cœurs de ceux qui ne croient pas à l’Au-delà s’inclinent vers cela, pour qu’ils s’y complaisent, et qu’ils acquièrent ce qu’ils accomplissent. Coran, 6:112-113

Les véritables croyants obéiront au commandement de Dieu et ne respecteront aucun autre hadith que le Coran :

Voici les versets de Dieu que Nous te récitons en toute vérité. Alors en quel hadith, après Dieu et ses versets, croiront-ils ? Coran, 45:6. (également : 7:185, 77:50 et 31:6)

De tout ce qui précède, nous pouvons maintenant comprendre la raison pour laquelle le Messager de Dieu se plaindra à Dieu, le Jour du Jugement, que les Musulmans ont déserté le Coran :

Et le Messager dit: «Seigneur, mon peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose délaissée!» Coran, 25:30
Beaucoup de hadith interdise au nom de la religion diverses chose au musulman, voyons voir l’une d’entre elles :

https://www.sunnisme.com/pourquoi-lor-est-il-interdit-pour-les-hommes-et-permis-pour-les-femmes.html/

Ces prétendu savant modifie la religion et decontextualise les versets selon leurs passions comme sur ce lien plus en haut.


Voyons voir comment ils ont recréé une religion à partir de hadith dont il n’y a aucune preuves que le prophète aurait dit ceci et cela !

Le Messager d’Allâh (qu’Allâh le bénisse et lui accorde la paix) a dit : « Quiconque croit en Allâh et au Jour dernier ne doit pas porter de la soie ou de l’or. » [Ahmad, avec une chaîne la narration authentique]

Le bien-aimé d’Allâh (bénédictions et salut sur lui) a dit : « Celui de ma communauté qui meurt alors qu’il porte de l’or, Allâh l’empêchera d’en porter au Paradis. » [Tabarani]

‘Ali (qu’Allâh soit satisfait de lui) a rapporté que : « Le Prophète (qu’Allâh le bénisse et lui accorde la paix) a interdit les anneaux en or. » [Muslim, at-Tirmidhi, Abou Dawoud, an-Nasa’i, Ibn Maja]


Voyons voir d’après le Coran. Qui a interdit la parure ??

10 : 59 Que dites-vous de ce qu'Allah a fait descendre pour vous comme subsistance et dont vous avez alors fait des choses licites et des choses interdites ? -Dis: « Est-ce Allah qui vous l'a permis ? Ou bien forgez vous (des mensonges) contre Allah ? »
60 Et que penseront, au Jour de la Résurrection, ceux qui forgent le mensonge contre Allah ? -Certes, Allah est Détenteur de grâce pour les gens, mais la plupart d'entre eux ne sont pas reconnaissants.

7 : 32 Dis: « Qui a interdit la parure d'Allah, qu'Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ? » Dis: « Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans cette vie, et exclusivement à eux au Jour de la Résurrection. » Ainsi exposons-Nous clairement les versets pour les gens qui savent.
33 Dis: « Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas. »


Al Hujurat-49-16-Dis: «Est-ce vous qui apprendrez à Allah votre religion, alors qu’Allah sait tout ce qui est dans les cieux et sur la terre?» Et Allah est Omniscient.
Le faux ne sert à rien face au Coran qui est LA Vérité.



« Tu ne peux Faire entendre les morts ni Faire entendre l’appel aux sourds quand ils s’enfuient en tournant le dos.
إِنَّكَ لَا تُسْمِعُ ٱلْمَوْتَىٰ وَلَا تُسْمِعُ ٱلصُّمَّ ٱلدُّعَآءَ إِذَا وَلَّوْا۟ مُدْبِرِينَ » (verset 80 dans la sourate 27 LES FOURMIS / AN-NAML)

Dans ce Noble verset c’est pour indiquer ceux qu’Allah égare peu importe que nous leur montrions quelconque miracle à l’image de Pharaon ceci ne sert à rien.

« De même, ne sont pas semblables les vivants et les morts. Allah fait entendre qui Il veut, alors que toi [Muhammad], tu ne peux Faire entendre ceux qui sont dans les tombeaux.
وَمَا يَسْتَوِى ٱلْأَحْيَآءُ وَلَا ٱلْأَمْوَٰتُ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ يُسْمِعُ مَن يَشَآءُ ۖ وَمَآ أَنتَ بِمُسْمِعٍۢ مَّن فِى ٱلْقُبُورِ » (verset 22 dans la sourate 35 LE CRÉATEUR / FATIR)

Dans celui-ci il est bien préciser que les gens des tombeaux aucun homme ne peut les faire entendre…

Voilà la prétendu Sunna faussement attribuée au Prophète (as) une Sunna qui plonge plus dans l’égarement qu’à la Lumière , Le Coran.

Mais pourrais-je faire entendre les sourds voir les morts ? Non bien entendu.


Il y’a une barrière infranchissable pour le mort et ceci est mentionné dans la Sourate 23 « Les Croyants » au Verset 100, et ce n’est pas un hasard ;

« …Non, c’est simplement une parole qu’il dit. Derrière eux, cependant, il y a une barrière, jusqu’au jour où ils seront ressuscités».

C’est de cette façon qu’ils ont poussé bon nombre de musulman dans le shirk avec le culte des morts.

At-tawassul , une pratique qui renvoie à la notion d’intercession. … En gros tu vas demander à Sidi Machin ou à Moulay bidule de demander à Dieu une chose pour toi en lui offrant un sacrifice et en lui faisant des offrandes ; tissus raffinés , parfums de luxe, bougies etc…Ils n’invoquent plus Allah directement mais les morts avec un rituel digne de Babylone…La hawla wa la quwwata Illa Billah.

Les Zaouias sont remplies de jinns qui se nourrissent de ces sacrifices et des offrandes, voilà comment les shayatines les ont détournés du Sirat Al Mustakim.

Les maghrébins, les sénégalais, les égyptiens, les indonésiens et d’autres ethnies pratiquent le Tawassul depuis des générations et quand tu vois le triste état de ces pays alors tout s’explique.

Exemple ici au Maroc, ce reportage est à voir mais attention aux âmes sensibles et cherchez refuge auprès d’Allah contre le lapidé, car c’est vraiment hardcore…




Et c’est encore une pratique de maudits talmudistes introduit chez les musulmans.

Les juifs font des visites de tombeaux qu’ils nomment » zaiara » et ceci existe aussi chez les chrétiens avec le culte des saints et ils ont tous les mêmes intentions et rituels de polythéistes.

Voilà une fois de plus un point commun entre ces 3 religions trafiquées et aux antipodes de la vraie Religion.

Abu Bakr a déclaré à la mort du prophète en voyant les musulmans pleurer et se lamenter ;

« Que celui ou celle qui adorait Muhammad sache que Muhammad est mort mais que celui qui adore Dieu sache que Dieu est Vivant et qu’il ne peut pas mourir »

Parole de croyant, Parole de Tawhid.

Et nous Adorons Al Hayyul Qayyum Seul.
Une petite pinte d'humour 😂😂😅 :

https://vm.tiktok.com/ZMLvePdxG/?k=1

Gold Kalam aime ce message

Vraiment il y a des hadiths qui sont vraiment à l’opposé de la vérité qui nous a été révélé de la part de notre Seigneur...

Les hadiths sont la plus grande usurpation qu’à connu l’islam.

Alfou aime ce message

La Plume a écrit:
Vraiment il y a des hadiths qui sont vraiment à l’opposé de la vérité qui nous a été révélé de la part de notre Seigneur...

Les hadiths sont la plus grande usurpation qu’à connu l’islam.


Tu dit vrai mon frère et qu'Allah puisse guider de nombreux musulmans sincère qui recherche la vrai vérité qui se trouve seulement dans le coran peut importe leurs sectes et qu'il les pardonne de l'avoir associer ainsi que son livre sacré qui est un rappel pour les êtres de tous les univers ainsi que c'est paroles sacré qui sont inimitable.

Gold Kalam aime ce message



Dernière édition par Alfou le Mer 11 Mai - 19:52, édité 1 fois
@Alfou Salâm wa ´aleykum

Allahuma Amin mon frère tu dis également vrai et puisse Allah nous guider sur le Droit Chemin.


Nous suivons la peinture d’Allah ! Et qui est meilleur qu’Allah en sa peinture ( huile / religion / lumière) c’est Lui que nous adorons !

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Pour aller plus loin dans l’histoire des hadiths avec les Zindiqs.

Les traditions faussées par les zindiqs.

Dans la première moitié du 3eme et 4eme siècle, circulait une tradition qui allait être recueillie par Ṭabarī et universellement adoptée, tradition selon laquelle Ibn Abī l-‘Awğā’ aurait avoué, avant d’être décapité, qu’il avait forgé quatre mille hadiths par lesquels il avait rendu le licite illicite et inversement, et trompé les fidèles au sujet du jeûne : « Je vous fais rompre le jeûne quand vous devez jeûner et vous fais jeûner lorsque vous devez rompre le jeûne », aurait- il dit

On parle de dizaine de milliers de faux hadiths inventés par une bande de shayatines à forme humaine, anthropomorphisme, blasphème en tout genre et une ignorance crasse dans tous les domaines…

https://books.openedition.org/ifpo/5365?lang=fr

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Le président d'Égypte Al-Sissy qui annonce une pénurie Alimentaire de 3 ans :

https://youtu.be/p3H581ZWQOU

D'après les hadiths de la fin des temps qui sont en réalités les écrits des démons parmi les humains et les djinns qu'ils ont attribué au prophète Muhammad cette pénurie de 3 ans est enfaite un plan que c'est démons adepte du nouvel ordre mondial vont appliquer à notre époque et en faisant cela de nombreux musulmans vont continuer à croire que les hadiths sont vraiment les paroles du prophète Muhammad que la paix et la bénédiction d'Allah soit sur lui or qu'Allah nous dit dans un verset que :

46 : 9 - Dis : "Nullement je suis original parmi les messagers. Et aucunement je sais ce qu' il sera fait de moi et ni de vous. En effet, je me conforme seulement à ce qui est révélé à moi. Et en fait je suis seulement un avertisseur clair.

7 : 188 - Dis : Je ne possède pour moi-même aucun avantage ou préjudice, sauf ce que Dieu veut. Et si je pouvais connaître l'avenir, alors j'aurais augmenté ma chance, et aucun mal ne me serait venu. Je ne suis qu'un avertisseur et porteur de bonnes nouvelles pour un peuple qui croit. :

C'est deux versets prouvent que le prophète Muhammad ne connaissait pas le futur et ne savait pas ce qui allait arriver de nous, et concernant cette pénurie il est dit qu'après c'est 3 ans le dajjal ( samiri Allah est plus savant et sachant) apparaîtra.

Cette pénurie Alimentaire ce fait sentir un peu partout dans le monde même en France, dans mon lieu de travail pénurie d'huile, de moutarde, de farine, de mayo et d'autres produits de première nécessité et ce sujet a était aborder ou même le responsable de mon lieu de travail à dit de ce préparer à une pénurie de 3 ans voir plus.
@Alfou Salâm wa ´aleykum frère

Bien vu et Dieu Seul nous suffit et Il est notre Pourvoyeur !

02 : 155 Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants,
156 qui disent, quand un malheur les atteint: « Certes nous sommes à Allah, et c'est à Lui que nous retournerons.
157 Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés.



Alfou aime ce message

POURQUOI LE CORAN A T-IL ÉTÉ RÉVÉLÉ EN LANGUE ARABE ?

Le messager Mohamed (appelé également Mahomet) n'était qu'un avertisseur et son rôle était de transmettre le Message (Coran) pas de composer des hadiths !
Tu n’es qu’un avertisseur, et à chaque peuple un guide. ; C’est certainement un rappel pour toi et ton peuple.
De nombreux autres versets coraniques s’adressent au peuple du messager Mohamed ou directement à lui pour évoquer son peuple.
Dans le Coran, il n’y a aucun élément qui s’oppose aux nations et aux peuples.

Nous avons cité pour les gens toutes sortes d’exemples dans ce Coran, afin qu’ils puissent prendre considération.
Un Coran arabe, sans la moindre ambiguïté, afin qu’ils puissent être droits.
Coran sourate 39 verset 27 - 28


Nombre de mots du Coran n’existent pas en arabe donc non traduit, tels [Hijr, al Qadr, Ar-Raquim] ou [Taghout] signifiant 'l’erreur', désignant parfois les fausses divinités ou des gourous, des pseudos rabbins, prêtres, imams, oulémas, cheikhs... et qui a donné la translittération coranique incompréhensible 'Taghout'. Les ancêtres du messager n'avaient pas encore été averti et donc le messager lettré et droitier, Mohamed est envoyé aux arabes pour être averti du Message (Coran) :

Et le Coran qui est plein de sagesse. Très assurément, tu es un des messagers. Sur un droit chemin.
Cette révélation est du Tout-Puissant, le Plus Miséricordieux.
Pour avertir des gens dont les parents n’ont jamais été avertis, et par conséquent, ils ne sont pas au courant.
Coran sourate 36 verset 2 à 6


Il ne manquez que le dernier peuple vivant avec les juifs et les chrétiens dans la mère des cités car les arabes ne pouvaient pas lire le grec, l'hébreu ou l'araméen pour être averti et savoir pourquoi sommes-nous sur Terre ? Car nombreux aujourd'hui, pensent que le but ultime de notre vie est d'avoir des enfants, de travailler, de s'endetter, de rembourser puis mourir :

Nous te révélons ainsi un Coran arabe pour avertir la communauté centrale et toutes celles autour d’elle, et pour avertir au sujet du Jour de la Convocation qui est inévitable.
Certains finiront au Paradis, et certains en Enfer.
Coran sourate 42 verset 7


Comme les Gens du Livre, le Coran est descendu avec un mélange de mots syro-araméen, la langue de la culture alors dominante dans toute l’Asie Occidentale (langue parlée dans le sham) et de mots arabes (sans voyelle) donc le Coran n'est pas un Livre qui doit se comprendre qu'en arabe - ceci est un mythe entretenu par les sectes sunnites/chiites pour tenter d'arabiser la religion monothéiste puisque le Coran nous rappelle qu'il a été révélé en une langue claire et sans tortuosité - mais c'est plutôt pour avoir comme les autres communautés un Livre révélé dans leur propre langue afin qu'ils puissent la comprendre par eux-mêmes sans passer par un intermédiaire peu scrupuleux de conserver l'authenticité de la Révélation.
L’alphabet arabe a été élaboré dans les monastères chrétiens de cette région allant de la Syrie au Néguev, en passant par le Nord de l’Irak.

Ceci aussi est une Écriture bénie que nous avons révélée ; vous la suivrez et mènerez une vie droite, afin que vous puissiez atteindre la miséricorde.
Maintenant vous ne pouvez plus dire : "L’Écriture a été envoyée à deux groupes avant nous et nous ignorions leurs enseignements."
Coran sourate 6 verset 155 - 156

Les sunnites/chiites/karidjites/wahabites… avancent la nécessité de connaître la langue arabe pour parler pertinemment de l’Islam, parce que le Coran est écrit en arabe cela implique, soit que Dieu ne sache ou ne puisse parler une autre langue que l’arabe, soit que pouvant le faire, il a cependant fait ce choix arbitraire - pourquoi l’arabe plutôt qu’une autre langue ?
et il écarte l’immense majorité de la population mondiale de n’être compris que des arabophones - message pourtant qui s'adresse à l'humanité !
En réalité, la prétendue nécessité d’apprendre la langue arabe pour dire ce que le simple bon sens suffit à comprendre, vise un triple but :

- invalider a priori toute critique de l’Islam de la part de tout non-arabophone (comme le phénomène des coranistes) ;
- détourner temps et énergie vers cet apprentissage superflu (gavage mental et le par coeur) avec un tsunami de mythe provenant des hadiths ;
- et d'arabiser, car les peuples arabisés devenant progressivement étrangers à leurs culture et à leur histoire perdent leur identité pour prendre celle de l’identité arabe...

Si le Coran est une œuvre facile à comprendre selon les sectes arabes, un Livre pourtant évident où tout y est consigné, pourquoi y a-t-il plusieurs écoles juridques musulmanes ?
Si tout est consigné dans le Coran, pourquoi le roi d’Arabie Saoudite, Fahd ibn Abdel Aziz al Saoud, publie-t-il le Coran (traduit par M. Hamidallah) avec plusieurs notes et explications ?
Si le Coran est uniquement en langue arabe, pour une communauté arabophone en sorte qu’il est intraduisible et que sa beauté atteste de son origine divine uniquement dans cette langue, comment peut-il être un rappel adressé à tout l’univers, puisque tout le monde ne parle pas arabe ?

Tu ne leur demandes pas d’argent ; tu délivres simplement ce RAPPEL pour tous les gens.
Coran sourate 12 verset 104

Si l’arabe est la langue du Livre Mère, qui est une langue éternelle, pourquoi Dieu s’est-il exprimé dans la Bible en hébreu, en araméen et en syro-araméen ?
Qu'en est-il des musulmans non arabophones ou bien des aveugles (en écriture braille) et les sourds-muets ?
Puisque non seulement les recherches archéologiques ont montré que la langue originelle du Coran avait des mots syro-araméens, et que le texte originel du Coran a été modifié par l’ajout tardif de voyelles, points diacritiques et même tafsirs (commentaires) au gré d’interprétations et de conjectures diverses,

En fait, le message doit s’adapter à son destinataire. Or Dieu ne S’adresse pas à des livres, mais à des Hommes… raison pour laquelle après avoir parlé par des hommes qu’étaient les prophètes ; "chaque prophète envoyé par nous ne s’exprimait, pour l’éclairer, que dans la langue du peuple auquel il s’adressait.
Parce que cela aurait eu un sens de s’adresser à quelqu’un dans une langue inconnue de lui, selon vous ?
A l’origine, il n’était pas identifié à la Révélation, mais à un Rappel de celle-ci : Ainsi, Nous te contons certains récits des temps passés et c’est bien un rappel de Notre part que Nous t’apportons.


Les mots 'rappel' dans le Coran :

sourate 11 verset 120 = ... Et de ceux-ci t’est venue la vérité ainsi qu’une exhortation et un rappel aux croyants.
sourate 20 verset 99 = C’est ainsi que Nous te racontons les récits de ce qui s’est passé. C’est bien un rappel de Notre part que Nous t’avons apporté.
sourate 21 verset 50 et 51 = Et ceci est un rappel béni que Nous avons fait descendre. Allez-vous donc le renier ?...
sourate 29 verset 51 = ... Il y a assurément là une miséricorde et un rappel pour des gens qui croient.
sourate 36 verset 69 = Nous ne lui avons pas enseigné la poésie ; cela ne lui convient pas non plus. Ceci n’est qu’un rappel et une Lecture claire.


Un Rappel de quoi, sinon de la Torah, le Psaume et l'Évangile ?

Quand on leur dit : "Venez à ce que Dieu a révélé et au messager",
ils disent : "Ce que nous avons vu nos parents faire nous suffit."
Et si leurs parents ne savaient rien et n’étaient pas guidés ?
Ô vous qui croyez, vous ne devriez vous inquiéter que pour votre propre sort.
Si les autres s’égarent, ils ne peuvent pas vous faire de mal aussi longtemps que vous êtes guidés.
À Dieu est votre ultime destinée, à vous tous, alors il vous informera de tout ce que vous aurez fait.
Coran sourate 5 verset 104 - 105

https://nemox71.fr/coran.html

41 : 44 Si Nous en avions fait un Coran en une langue autre que l'arabe, ils auraient dit: « Pourquoi ses versets n'ont-ils pas été exposés clairement ? quoi ? Un [Coran] non-arabe et [un Messager] arabe ? » Dis: « Pour ceux qui croient, il est une guidée et une guérison. » Et quant à ceux qui ne croient pas, il y a une surdité dans leurs oreilles et ils sont frappés d'aveuglement en ce qui le concerne; ceux-là sont appelés d'un endroit lointain.


26 : 92 Ce (Coran) ci, c'est le Seigneur de l'univers qui l'a fait descendre,

193 et l'Esprit fidèle est descendu avec cela

194 sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs,

195 en une langue arabe très claire.

196 Et ceci était déjà mentionné dans les Ecrits des anciens (envoyés).

197 N'est-ce pas pour eux un signe, que les savants des enfants d'Israʾil (Israël) le sachent ?

198 Si Nous l'avions fait descendre sur quelqu'un des non-Arabes,

199 et que celui-ci le leur eut récité, ils n'y auraient pas cru.

200 Ainsi l'avons Nous fait pénétrer [le doute] dans les cœurs des criminels;

201 mais ils n'y [le Coran] croiront pas avant de voir le châtiment douloureux,

202 qui viendra sur eux soudain, sans qu'ils s'en rendent compte;

41 : 44 - Si nous en avions fait un Qoran non-arabe, ils auraient dit : « Pourquoi est-il descendu dans cette langue ? » Qu’il soit arabe ou non-arabe, dis : « Pour ceux qui croient, c’est un guide et une guérison. Quant à ceux qui mécroient, ils y seront sourds et aveugles, comme si on s’adressait à eux de très loin. »

14 : 4 Et Nous n'avons envoyé de Messager qu'avec la langue de son peuple, afin de les éclairer. Allah égare qui Il veut et guide qui Il veut. Et, c'est Lui le Tout Puissant, le Sage.



La Plume a écrit:
Si un messager serait Français, il réciterait le Coran en langue Française... CQFD
Al hamdoulilah je ne fréquente plus les "mosquée" je préfère prier chez moi :

https://vm.tiktok.com/ZMNJHc5KN/?k=1

 

Les hadiths ou en un terme plus approprié : La grande corruption de l'Islam

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